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70 ans du Laboratoire Picto : Entretien avec le photographe Raphael Dallaporta

Temps de lecture estimé : 3mins

En 2020, le laboratoire Picto soufflait ses 70 bougies. Un anniversaire célébré au travers de plusieurs projets événementiels et éditoriaux. Parmi eux, une série d’entretiens de personnalités du monde de la photographie : Picto & Guests. Chaque semaine, vous retrouverez sur le site de Picto, des rencontres en vidéo avec des experts qui partagent leur regard ou leur expérience de l’image et plus particulièrement du laboratoire et du tirage. Aujourd’hui, nous partageons l’entretien réalisé avec le photographe Raphael Dallaporta, lauréat du Prix Niépce 2019.

“Plus je fais de la photographie et plus je me rapproche de son étymologie, qui est d’écrire avec la lumière. Mes premières émotions en photographie je les ai ressenti dans l’obscurité du laboratoire en réalisant mes premières planches contact. J’aime réaliser des photographies, des tirages mais aussi des installations et des structures, qui souvent entretiennent une relation particulière à l’image.”

C’est très jeune, dans une chambre noire, que Raphael Dallaporta découvre la photographie. Chaque projet est le résultat d’une rencontre humaine, bien que le résultat ne le laisse présager. Ce protocole a débuté avec des militaires démineurs, pour réaliser sa série “Antipersonnel”. Il a poursuivi sa quête avec des archéologues, des médecins légistes, des juristes ou encore des astronomes. Comme il nous le confie, “la photographie est un médium capable de faire dialoguer n’importe quel métier“. Au fil des années, il puise une grande inspiration dans le milieu scientifique, de par sa créativité et son ouverture sur le monde. Il aime ainsi créer dans chacun de ses projets des connexions insolites, pour mieux questionner nos préoccupations actuelles, orienté sur la notion de progrès. S’il a une certaine fascination pour questionner le monde dans les milieux scientifiques, il ne se limite pas et peut également franchir les frontières de ce secteur spécifique, pour s’adresser à des champs plus variés. Evoluant entre photographie et installations, pour Raphael Dallaporta, le tirage reste “une des plus belles manières de finaliser un travail”, avec le livre également auquel il tient tout particulièrement. Les procédés de tirages sont soigneusement choisis et déterminés par le sujet afin qu’il fasse sens à sa thématique. Lors de notre entretien, Raphael Dallaporta nous raconte les coulisses de ses séries “Ruines“, “Covariance” ou encore “Trouble“, sa première expérience d’installation, avant de nous présenter son livre d’auteur “Équation du temps” – réalisé avec le soutien de The Eyes Publishing dans le cadre de sa dotation du Prix Niépce – le fruit d’un projet de 365 jours, centré sur la position de l’image du Soleil lors de son passage au midi moyen local dans la salle Cassini de l’Observatoire de Paris.

A LIRE
Raphaël Dallaporta reçoit le Prix Niépce Gens d’images 2019

INFORMATIONS PRATIQUES

sam12déc(déc 12)14 h 00 min2021sam13fev(fev 13)19 h 00 minÉquation du tempsRaphaël DALLAPORTAJean-Kenta Gauthier, 5 rue de l'Ancienne Comédie 75006 ParisType d'événement:Exposition,Photographie

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.

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