Carte blanche à Florence Drouhet : Sohei Nishino, cartographier la ville, représenter ses énergies, ses dynamiques 1 jour ago
Carte blanche à Florence Drouhet : Patrick Tourneboeuf et les photographes de l’inventaire 2 jours ago
Julie Jones au micro du podcast Elles font la Culture. Première femme à la direction de la MEP 1 jour ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 1 jour ago
Sébastien Janssen, Sorry We Are Closed : « Le succès de the Rooms #2 correspond à une montée en puissance des foires de destination » 4 jours ago
Partager Partager Pour sa première carte blanche, notre invité Luc Debraine, directeur du Musée Suisse de l’appareil photographique de Vevey, a choisi de nous parler de la monographie consacrée à la photographe, écrivaine, journaliste et aventurière alémanique Annemarie Schwarzenbach. L’exposition « Départ sans destination » a ouvert ses portes au public en mars dernier et sera visible jusqu’au 9 mai prochain. “Ich war frei, durfte wählen! Hätte ich wissen müssen, wohin die Wege meiner Freiheit führen” (“J’étais libre de choisir ! J’aurais dû savoir où mènent les chemins de ma liberté »). C’est par cette citation que commence l’exposition des photographies d’Annemarie Schwarzenbach au Centre Paul Klee de Berne (lequel a rouvert ses portes au mois de mars, comme tous les musées suisses). Libre est sans doute le meilleur qualificatif à accoler à l’écrivaine, journaliste et aventurière alémanique, à la vie aussi dense que brève. UnbekanntPorträt von Annemarie Schwarzenbach mit Kamera1939© Esther Gambaro, Nachlass Marie-Luise Bodmer-Preiswerk L’exposition bernoise se concentre sur un aspect plus méconnu d’Annemarie Schwarzenbach : sa pratique régulière de la photographie. Plus de 4000 images ont été conservées de ses voyages multiples en Europe, Asie, Afrique et Amérique. Avec un talent inégal, loin par exemple de la maîtrise à la même époque d’une Dorothea Lange, mais avec un sens tranchant de l’observation. Issue d’une riche famille d’extrême-droite, Annemarie Schwarzenbach entre tôt en conflit avec son milieu. Elle est révoltée, d’une intelligence vive, belle, lesbienne, téméraire, accro à la morphine. Après des études d’histoire à Zurich et Paris, après une immersion dans la diaspora littéraire allemande, la jeune femme prend la route comme on prend la fuite. Elle publie ses récits de voyage et collaborent à plusieurs magazines suisses, leur fournissant textes et photos. Ce sont les années trente. A un bout de la décennie, les effets délétères de la Grande dépression ; à l’autre bout, l’imminence d’une déflagration mondiale met les mots et les images sous tension. Annemarie SchwarzenbachHafen von Massawa, Italienisch-Ostafrika (heute Eritrea)1939–1940Schweizerisches Literaturarchiv | Schweizerische Nationalbibliothek, Bern, Nachlass Annemarie Schwarzenbach Attentive aux inégalités sociales, aux mouvements syndicaux, aux effets de l’industrialisation, Annemarie Schwarzenbach parcourt des dizaines de milliers de kilomètres. Du Congo belge aux montagnes de l’Afghanistan, de l’Union soviétique au Middle West américain. Elle voyage avec Ella Maillart, autre écrivaine, photographe et aventurière suisse, ainsi qu’avec la photographe Marianne Breslauer ou la femme de lettres Erika Mann. Elle s’élève avec force contre le national-socialisme, s’inquiète pour le patrimoine culturel et intellectuel de l’Europe. Annemarie SchwarzenbachZirkus in Petseri, Estland (heute Petschory, Russland)1937Schweizerisches Literaturarchiv | Schweizerische Nationalbibliothek, Bern, Nachlass Annemarie Schwarzenbach Le plus frappant dans l’exposition du Centre Paul Klee est le contraste entre des photographies datées et la modernité d’un combat. Annemarie Schwarzenbach travaille en noir et blanc, au Rolleiflex ou Zeiss Ikon 6×6, enchâssant ses vues dans des cadres rigoureux. C’est solide, classique, documentaire. La fascination vient de la manière dont ce regard engagé résonne dans notre époque. Un regard qui aborde frontalement l’identité sexuelle, la condition des femmes, la tentation nationaliste, le populisme, la globalisation. Ou encore le désir d’un «Départ sans destination », pour reprendre le titre de l’exposition. Par temps confinés, cette force centrifuge est salutaire. INFORMATIONS PRATIQUES Départ sans destination Annemarie Schwarzenbach Jusqu’au 9 mai 2021 Zentrum Paul Klee Monument im Fruchtland 3 CH- 3006 Berne, Suisse https://www.zpk.org Marque-page3
L'Invité·e Carte blanche à Florence Drouhet : Sohei Nishino, cartographier la ville, représenter ses énergies, ses dynamiques Pour sa quatrième et dernière carte blanche, Florence Drouhet, commissaire d’exposition et directrice artistique du festival La Gacilly-Baden Photo (Autriche), s’arrête sur ...
Evénements Draguignan : « Autour d’Édith Piaf », la redécouverte d’une Môme La Chapelle Bon-Pasteur, à Draguignan (Var), accueille le premier volet de l’exposition « Autour d’Édith Piaf » dont le fil conducteur est la photographie. ...
L'Ephéméride Ça s’est passé un 19 juin : le photographe Sénia Fléchine Le 19 juin 1981, le photographe et militant anarchiste ukrainien Sénia Fléchine meurt à Mexico à l’âge de 86 ans. Avec Mollie ...
L'Invité·e Carte blanche à Florence Drouhet : Patrick Tourneboeuf et les photographes de l’inventaire
L'Invité·e Florence Drouhet, directrice artistique du Festival Photo de La Gacilly-Baden, est notre invitée
Carte blanche à Florence Drouhet : Sohei Nishino, cartographier la ville, représenter ses énergies, ses dynamiques 1 jour ago
Carte blanche à Florence Drouhet : Patrick Tourneboeuf et les photographes de l’inventaire 2 jours ago
Julie Jones au micro du podcast Elles font la Culture. Première femme à la direction de la MEP 1 jour ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 1 jour ago
Sébastien Janssen, Sorry We Are Closed : « Le succès de the Rooms #2 correspond à une montée en puissance des foires de destination » 4 jours ago
Carte blanche à Florence Drouhet : Sohei Nishino, cartographier la ville, représenter ses énergies, ses dynamiques