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Partager Partager C’est sous la forme d’une lettre adressée au commissaire Jan Dibbets que notre invité de la semaine, le fondateur de La Capsule, Arnaud Lévénès, souhaite partager son coup de cœur pour l’exposition « La Boîte de Pandore » présentée en 2016 au Musée d’Art Moderne de Paris. Pour cette deuxième carte blanche, retour sur cette exposition singulière qui proposait à Jan Dibbets une relecture de l’histoire de la photographie, depuis son invention jusqu’à nos jours… Cher Jan Dibbets, Ce jour de mars 2016 m’a profondément conforté dans ma vision de la photographie en ouvrant les portes de La Boite de Pandore, cette exposition dont vous avez été le commissaire au Musée d’art moderne de la ville de Paris. Vous avez proposé une autre histoire de la photographie, non pas celle que nous connaissons tous, apprise à l’école, chronologique et bien compartimentée, mais une histoire du médium et de ses expérimentations. Vous avez offert un regard nouveau et transverse, inaugurant entre autres des ponts – qui me paraissent tellement évidents maintenant ! – entre la photographie scientifique du 19 eme siècle et la photographie conceptuelle et minimaliste du 20eme. Le concept moderne de sérialité et de répétition serait-il vraiment apparu sans Muybridge ? En arpentant les couloirs de l’exposition, les murs devenaient des laboratoires et les œuvres des expérimentations. J’ai adoré me sentir entouré de ces procédés où l’on imagine la main de l’artiste derrière son agrandisseur, où l’on sent encore la chimie dans les bacs. Chaque image faisait partie d’une enquête personnelle dans laquelle l’artiste avait laissé une trace de sa recherche. J’imaginai alors les différents ateliers et espaces de travail de chaque inventeur. Mon intérêt personnel pour la photographie a toujours été avant tout ces défis techniques, cette recherche personnelle entre esthétique et science. Une photographie par la preuve, la monstration d’une réalité tout autant qu’un mensonge… Merci pour cette nouvelle lecture de l’histoire photographique ! https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-la-boite-de-pandore Carnet de note © Hideyuki Ishibashi, Stjernhimmeln, 2019 Vue l’exposition Un regard vers le ciel © Hideyuki Ishibashi P.S : C’est en feuilletant à nouveau le catalogue de l’exposition que je me suis aperçu que certaines images présentées au MAM appartenaient à une même série que celles exposées aussi à La Capsule dans le cadre d’Un regard vers le ciel d’Hideyuki Ishibashi en 2020, je ne m’en rappelais pas ! L’artiste s’était mis dans la peau d’August Strindberg et avait alors décidé de poursuivre le projet du dramaturge et réaliser des images de Célestographie, procédé créé en 1893 par celui-ci, censé capturer – en vain – des traces célestes. Les pièces d’Hideyuki Ishibashi étaient mises en regard avec des œuvres appartenant au CNAP : Thomas Ruff, Etoile, 18h12m/-40°, 1990, James Welling, Chemical, 2016 et une photographie des nuages de Mars réalisée par la Nasa, presque les mêmes que j’avais en fait déjà vues 4 ans auparavant… https://sites.google.com/site/lacapsule93/Expositions-Passes/hideyuki-ishibashi-un-regard-vers-le-ciel Lune et Terre 1893-1894 © Hideyuki Ishibashi, Stjernhimmeln Reconstitution du ciel du 20 janvier 1894 de 18h à 18h30 © Hideyuki Ishibashi, Stjernhimmeln, 2019 NASA, Clouds overs Mars, 29 juillet 1997 Vue l’exposition Un regard vers le ciel © Hideyuki Ishibashi Marque-page0
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