Carte blanche à Sabine Guédamour : Un an d’atelier-galerie à Provins, l’humain au cœur de l’art 17 heures ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 4 jours ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 7 jours ago
Mrac Occitanie, les 20 ans ! Brice Dellsperger, Philippe Decrauzat… interview Clément Nouet, directeur 2 jours ago
Pierre Huyghe à la Fondation Beyeler, Bâle : Mouna Mekouar, Curator at large « Matérialiser les images mentales » 3 jours ago
Partager Partager En écho à sa première carte blanche autour de sa passion pour le cinéma, notre invité de la semaine, le galeriste parisien, Madé Taounza nous parle de l’ouvrage publié aux éditions Gallimard « Tu n’as rien vu à Hiroshima » d’Emmanuelle Riva en résonance avec le célèbre long métrage « Hiroshima Mon Amour » réalisé en 1959 par Alain Resnais dont le scénario a été écrit par Marguerite Duras. Un livre qui réunit les clichés réalisés par l’actrice Emmanuelle Riva lors du tournage du film, dans cette ville encore marquée par la bombe atomique. Polaroids réalisés par Madé. À gauche : Emmanuelle Riva | À droite : Sylvette Baudrot Je me souviens de cette rencontre à la cinémathèque française en octobre 2009. J’y pense suite à la sortie cet été du film « Oppenheimer » de Christopher Nolan, film que je n’ai toujours pas vu… Donc en 2009, je n’avais pas vu « Hiroshima Mon Amour ». Je me rends donc à la cinémathèque pour une séance de rattrapage en présence de l’actrice Emmanuelle Riva. Elle est aussi venue pour la signature de son livre. Elle est émouvante et présente ce film qui sera son premier grand rôle au cinéma. Elle en parle d’ailleurs comme l’aventure d’une vie, un moment unique. 50 ans après. Elle nous raconte cette rencontre avec Alain Resnais, le casting, son premier agent (impresario) Lola Mouloudji.Le café chez elle avec Resnais qui a des doutes sur le fait de lui confier ce rôle. Elle nous raconte donc ce voyage à Tokyo, avec Sylvette Baudrot (la fidèle script de Resnais : 17 films sur 20). © Emmanuelle Riva / Couverture Editions Gallimard Elle arrive donc une semaine avant le début du tournage, août 1958, découvre cette ville et prend des photos. Treize ans après le drame du 6 août 1945, qui fait d’Hiroshima, la première ville frappée par la bombe atomique. La ville se remet doucement de cette tragédie, les rues et ses baraques, les enfants souriants, les gens travaillant au bord du fleuve, Ces photos sont magnifiques d’humanité. Elles ne seront publiés que cette année, miraculeusement. D’autres pages précieuses accompagnent ces photos. Notamment la correspondance de Marguerite Duras et Alain Resnais, les carnets de tournage de Sylvette Baudrot, ainsi qu’un merveilleux texte d’analyse de Dominique Noguez sur l’impact de ce chef d’œuvre sur la jeunesse de l’époque mais aussi sur le cinéma mondial. Un mot sur ce film bouleversant. Une histoire d’amour dans une ville : Hiroshima. L’ amant est Japonais. Alors elle dit qu’elle a tout vu à Hiroshima. On voit ce qu’elle a vu. C’est horrible. Cependant que sa voix a lui, négatrice, taxera les images de mensongères et qu’il répétera, qu’elle n’a rien vu à Hiroshima. Tout se joue comme révélateur de sa toute première histoire d’amour. Une autre ville : Nevers, un Allemand. Un soldat. 15 ans plus tôt. Comment la perte de l’être aimé fait mal , plus mal qu’une tonsure. La culpabilité d’avoir oublié, La culpabilité de savoir que l’on oublie. Les dialogues de Duras sont tout sidérants de beauté. Extrait : « Je te rencontre Je me souviens de toi. Cette ville était faite à la taille de l’amour. Tu étais fait à la taille de mon corps même Qui es- tu ? Tu me tues ….. Tu me tues Tu me fais du bien. Nous pleurerons le jour défunt avec conscience et bonne volonté » On les retrouve Elle et Lui à la fin du film dans cette chambre d’hotel, elle l’appelle « Hiroshima » lui l’appelle « Nevers, Nevers en France». « Rien. De même que dans l’amour cette illusion existe, cette illusion devant Hiroshima que jamais je n’oublierai. De même que dans l’amour. » L’alphabet des villes, la géométrie des corps, les odeurs des villes, des corps, la marche dans ces villes, l’amour dans ces villes, se dire que l’on oubliera rien de tout ça. Comme promesse d’éternité. Madé Taounza ACTUALITÉS DE LA GALERIE Galerie Madé30 rue Mazarine 75006 Paris jeu14sep(sep 14)14 h 00 minven13oct(oct 13)19 h 00 minGabriel GomezJournal Il fallait venir hierGalerie Madé, 30 rue Mazarine 75006 Paris Détail de l'événementJe pense que mon travail est une exploration des détails et du silence. Il est mélancolique, paisible et joyeux. Mon exploration a consisté à trouver le goût de l’inattendu, de Détail de l'événement Je pense que mon travail est une exploration des détails et du silence. Il est mélancolique, paisible et joyeux. Mon exploration a consisté à trouver le goût de l’inattendu, de la spontanéité, de la couleur, de l’éclairage, de la composition et du mouvement. Cette série de photos s’intitule « Journal ». En vieillissant, j’éprouve de nouveaux sentiments, de nouveaux souvenirs, de nouvelles pensées et de nouvelles peurs. C’est un travail personnel qui pourrait continuer et grandir avec moi alors que tout change. Il pourrait me rappeler que j’ai été quelqu’un qui créait, aimait et ressentait. Le journal intime est un moyen de recréer la fragilité et le silence, d’expérimenter à nouveau les pensées désespérées et les souvenirs uniques de ma vie. (G. Gomez, Juin 2023) Gabriel Gomez est un photographe autodidacte originaire de Caracas, au Venezuela. Son parcours créatif a commencé par une exploration de l’espace qui lui a permis de s’intéresser à la photographie documentaire, à la mode et à l’architecture. Plusieurs publications à son actif dans des magazines tels que l’officiel, wild dogs in paris, dream magazine, luster magazine, mudish magazine, raro magazine… Il est le lauréat de l’édition 2023 du Prix Jeunes Talents des Agents Associés. Dates14 Septembre 2023 14 h 00 min - 13 Octobre 2023 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuGalerie Madé30 rue Mazarine 75006 ParisOther Events Galerie Madé30 rue Mazarine 75006 ParisDu mardi au vendredi de 14h à 19h Galerie Madé Get Directions CalendrierGoogleCal Grand Palais EphémèreChamps de Mars - 75008 Paris jeu09nov(nov 9)10 h 00 mindim12(nov 12)19 h 00 minParis Photo 2023Grand Palais Ephémère, Champs de Mars - 75008 Paris OrganisateurParis Photo - Reed Expositions Détail de l'événementLa prochaine édition de Paris Photo se tiendra du 9 au 12 novembre 2023 au Grand Palais Éphémère, conçu par le cabinet international d’architecture Wilmotte & Associés. Situé au Champ-de-Mars, près Détail de l'événement La prochaine édition de Paris Photo se tiendra du 9 au 12 novembre 2023 au Grand Palais Éphémère, conçu par le cabinet international d’architecture Wilmotte & Associés. Situé au Champ-de-Mars, près de la Tour Eiffel, l’espace temporaire accueillera galeries et éditeurs de premier plan, pour une 26e édition très attendue, qui présentera le meilleur de la création photographique, allant des chefs-d’oeuvre vintage et modernes aux dernières tendances contemporaines ainsi qu’une programmation ambitieuse d’expositions, conversations, signatures d’artistes et parcours commentés. Les travaux de rénovation du Grand Palais ont débuté en janvier 2021. Le Grand Palais Éphémère, bâtiment provisoire de 10 000m2 conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte et réalisé par la société GL events, est installé sur le Champ-de-Mars depuis le début de l’année 2021 jusqu’à l’issue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024. Destiné à accueillir pendant la rénovation du Grand Palais les événements d’art, de mode et de sport habituellement organisés dans la Nef, il abritera également des manifestations culturelles initiées par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. Paris Photo réintégrera le Grand Palais en 2024. Photo : © Nan Goldin. Thora at my vanity, Brooklyn, NY 2021 / Fraenkel Gallery Dates9 Novembre 2023 10 h 00 min - 12 Novembre 2023 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuGrand Palais EphémèreChamps de Mars - 75008 ParisOther Events OrganisateurParis Photo - Reed ExpositionsLearn More Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
L'Invité·e Carte blanche à Sabine Guédamour : Un an d’atelier-galerie à Provins, l’humain au cœur de l’art Pour sa troisième carte blanche, notre invitée de la semaine, Sabine Guédamour, co-fondatrice du festival Comme des images, nous pousse la porte ...
L'Invité·e Carte blanche à Sabine Guédamour : Le festival Comme des images Pour sa seconde carte blanche, notre invitée de la semaine, Sabine Guédamour co-fondatrice du festival Comme des images, nous dévoile la programmation ...
L'Invité·e Carte blanche à Sabine Guédamour : un festival de photographie à Provins Pour sa première carte blanche, notre invitée de la semaine, Sabine Guédamour co-fondatrice du festival Comme des images, nous raconte de l’intérieur ...
L'Invité·e Carte blanche à Florence Drouhet : Sohei Nishino, cartographier la ville, représenter ses énergies, ses dynamiques
L'Invité·e Carte blanche à Florence Drouhet : Patrick Tourneboeuf et les photographes de l’inventaire
Carte blanche à Sabine Guédamour : Un an d’atelier-galerie à Provins, l’humain au cœur de l’art 17 heures ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 4 jours ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 7 jours ago
Mrac Occitanie, les 20 ans ! Brice Dellsperger, Philippe Decrauzat… interview Clément Nouet, directeur 2 jours ago
Pierre Huyghe à la Fondation Beyeler, Bâle : Mouna Mekouar, Curator at large « Matérialiser les images mentales » 3 jours ago