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La Fondation Antoine de Galbert accueille jusqu’au 21 mai prochain l’exposition collective et thématique « L’esprit français » réalisée par les deux commissaires d’exposition et critiques d’art Guillaume Désanges et François Piron. De la Figuration Narrative à la violence graphique de Bazooka, des éditions Champ Libre à la création des radios libres, de Hara-Kiri au Bérurier Noir, cette exposition rend compte d’un « Esprit français » critique, irrévérencieux et contestataire avec une multitude de filiations et d’affinités.

L’exposition assume une forme de révision esthétique, en allant regarder vers d’autres « genres » de la création que ceux généralement mis en avant dans l’art contemporain. A travers une soixantaine d’artistes et plus de 700 oeuvres et documents, elle rassemble à la fois journaux, tracts, affiches, extraits de films, de vidéos et d’émissions de télévision, issues des archives de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), partenaire du projet et dont le fonds, riche de programmes iconoclastes, se fait l’écho de cet « esprit français ».

C’est aussi l’occasion de retrouver des pièces rarement montrées telles que des carnets du groupe Dziga Vertov (fondé par Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin), une sculpture monumentale de Raymonde Arcier ou les « livres d’école » d’Henri et Marinette Cueco ainsi que de passer commande d’oeuvres inédites à Kiki Picasso (Il n’y a pas de raison de laisser le blanc, le bleu et le rouge à ces cons de français, 2016-2017), Jean-Jacques Lebel (L’Internationale Hallucinex, 1970-2017) et Claude Lévêque (Conte cruel de la jeunesse, 1987-2017).

Sexualités, militance, dandysme et violence opèrent comme des fils rouges dans l’exposition qui s’organise en chapitres notamment consacrés aux contre-éducations, au sabotage de l’identité nationale, mais aussi à l’influence du Marquis de Sade sur certaines pratiques radicales. Les modes de production et de diffusion alternatives dans la presse et les médias, en même temps que la persistance d’une violence contestataire et sa répression tout aussi brutale, construisent aussi un paysage social qui s’assombrit, sur fond de crise, d’émergence du chômage de masse, de ségrégation et d’une banlieue trop froide ou trop chaude qui catalyse les malaises.

Chapitres de l’exposition : Feu à volonté !, Interdit / Toléré, Le Bon Sexe illustré, Sordide sentimental, Danser sur les décombres, Parallèles Diagonales, Buffet froid, Violences intérieures.

EXPOSITION
L’esprit français
Contre-cultures 1969-1989
Jusqu’au 21 mai 2017
la maison rouge
Fondation Antoine de Galbert
10 bd de la Bastille
75012 Paris
info@lamaisonrouge.org
http://www.lamaisonrouge.org

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