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NewsPhoto La Fondation des Treilles révèle les noms de ses nouveaux lauréats Ericka Weidmann1 heure ago Partager Partager À l’occasion de l’exposition des lauréates 2025 du prix de la résidence pour la photographie à la galerie Initial Labo, présentée jusqu’à samedi dernier, la Fondation des Treilles a dévoilé les noms des lauréats 2026 du prix de la résidence pour la photographie et du prix du livre Escourbiac. Quatre photographes vont entrer en résidence à la Fondation des Treilles à Tourtour (83) : trois pour un projet de création autour du monde méditerranéen, et le dernier pour la mise en place d’un projet d’édition. Découvrez le palmarès 2026 ! Portraits de gauche à droite, de haut en bas : Juliette Andréa Elie, Mustafa Bilge Satkin, Isabelle Scotta et Marco Berti Palazzi Prix de la résidence pour la photographie 2026 ■ Juliette-Andréa Elie, la soie de mer. Le projet de Juliette-Andréa Elie s’attache à une tradition ancestrale méconnue : la « soie de mer ». Filament doré servant d’ancrage à un coquillage nommé Grande Nacre, le byssus était tissé jusqu’à ce que le coquillage soit menacée par un parasite, et donc protégé. Matière mythique, chez Homère ou Jules Verne, elle est aujourd’hui préservée par les dernières tisseuses de Sant’Antioco (Sardaigne). Entre geste technique et relation sacrée à la mer, ces femmes perpétuent un savoir discret, ancré dans leur territoire. Après avoir documenté les derniers sanctuaires de Grande Nacre (grâce à la Bourse Ronan Guillou/The Eyes), Juliette-Andréa Elie souhaite mener une enquête photographique sur ces pratiques et paysages insulaires, en y intégrant des interventions plastiques (broderies, reliefs), donnant une place à un imaginaire nécessaire. Ses « photographies-augmentées » deviennent des actes de réparation, un dialogue entre mémoire et résilience. Une quête de cohabitation, où les vivants s’hybrident , réinventent des mondes possibles. Juliette-Andréa Elie, artiste visuelle (née en 1985), diplômée des Beaux-Arts de Nantes et de Concordia University (Montréal). Son travail, mêlant photographie et techniques artisanales (gaufrage, broderies, teintures végétales), interroge notre propre relation et représentation du Vivant. Primée (Bourse Ronan Guillou/The Eyes, Mentorat des Filles de la Photo, Fotofever, shortlist du Prix Pictet) et exposée internationalement, son œuvre a intégré des collections publiques dont celle de la BnF en 2023. En 2025, elle a été présentée au Prix Niépce pour l’ensemble de sa carrière et a documenté des initiatives agricoles innovantes pour la Biennale Photoclimat. ■ Mustafa Bilge Satkin, In the Shadow of Noah This project examines the environmental degradation and forced socio-cultural transitions in northeastern and southeastern Turkey, driven by large-scale dam constructions. Implemented under state water policies, these dams in the Tigris and Çoruh valleys have submerged ancient settlements and cultural heritage sites dating back 5,000 to 10,000 years. Beyond the destruction of historical landscapes, these interventions have fundamentally altered ecological systems by shifting microclimates and depleting regional biodiversity. The social ramifications are equally profound. Over 20,000 individuals from diverse Turkish, Kurdish, Arab, Georgian, and Laz communities were forced to abandon their ancestral lands. The loss of fertile valleys has accelerated urban migration, disrupting traditional livelihoods and undermining community cohesion. This displacement threatens not only tangible monuments but also the intangible cultural fabric—languages, rituals, and customs that define the region’s identity. In this context, the project draws attention to the symbolic dimension of water, evoking the myth of Noah’s Flood, which resurfaces here through human intervention. The dialectic of the “presence of water” and the “absence of water” highlights how landscapes, societies, and collective memories are transformed under the pressures of development. This interplay reveals humanity’s recurring cycle of creation and destruction, exposing the environmental and cultural consequences of uncontrolled interventions in nature to meet basic needs.Prix de la résidence pour la photographie Isabelle Scotta Mustafa Bilge Satkın is an award-winning documentary photographer and photojournalist based in Istanbul. He holds a PhD in Photography from Mimar Sinan Fine Arts University and is currently a professor in the Department of Photography at Marmara University, where he teaches documentary photography and photojournalism. Satkın’s work is rooted in long-term documentary projects that address social injustice, climate change, migration, and environmental transformation, with a particular focus on Türkiye and the Middle East. His photographs have been presented internationally through solo exhibitions at institutions and festivals such as the Preus Museum – National Museum of Photography in Norway, the Leica Gallery Vienna, the Tasweer Photo Festival in Qatar, the Kranj Photo Festival in Slovenia, and the Xposure International Photography Festival. His work is included in the permanent collection of the Preus Museum. Satkın is the recipient of the 78th Pictures of the Year International (POY) Environmental Vision Award, along with the Getty Images Editorial Grant, the Lucie Foundation “Photo Taken” Grant, the Leica Grant, and the Sheikh Saoud Al Thani Project Award. He continues to collaborate as a volunteer photographer with the United Nations Development Programme (UNDP), documenting global projects focused on development, resilience, and social change. ■ Isabelle Scotta, Nice, ville balnéaire Depuis 2018, je développe un travail autour de l’architecture Belle Époque et moderniste des premières stations balnéaires françaises. Royan, ville reconstruite après-guerre sur le modèle brésilien d’Oscar Niemeyer et Deauville, rêve du duc de Morny, pensé comme un « royaume de l’élégance » pour le tout Paris. Aujourd’hui, après l’Atlantique et la Manche, c’est vers la Méditerranée que se prolonge mon exploration, à Nice, ancien village transformé par l’influence anglaise, puis russe et devenu capitale de la Côte d’Azur et reine de la Riviera. Trois villes, trois régions françaises, trois histoires balnéaires — et la fabrique d’un rêve. Des stations surgies de l’imaginaire humain et conçues comme des décors idéalisés, porteurs de récits et de projections collectives. C’est précisément cette part de fiction que je cherche à raviver à travers un récit photographique nocturne et cinématographique. Nice est un territoire de contrastes : ville-monde, parfois artificielle, au rayonnement unique. Hôtels célèbres comme le Negresco de la Belle Époque, nature luxuriante, Promenade des Anglais et mer azur composent une image iconique où la ville fantasmée cohabite avec la ville réelle. Que reste-t-il lorsque le décor cesse de briller, quand la nuit fissure l’image de carte postale ? Originaire de Bretagne, Isabelle Scotta est aujourd’hui basée en région parisienne. Après un parcours dans la communication, elle devient photographe-autrice en 2015. Ses séries sont exposées depuis 2020, notamment aux Franciscaines à Deauville où elle a reçu, en 2023, le prix du public Tremplin Jeunes Talents. Isabelle Scotta s’inspire des premières stations balnéaires françaises comme Royan ou Deauville, mondes utopiques, sortis des sables de la Belle Époque ou des ruines d’après-guerre. À l’heure bleue, elle s’attache à transcender les marques laissées par l’humain, l’absence, ce qui n’est pas visible à première vue, caché, en coulisses, loin du soleil, de la mer et des projecteurs. Les objets — témoins d’un monde révolu — semblent dialoguer avec elle. Vieille télé, gare désertée, lampe oubliée, fenêtre allumée, tout évolue dans une même solitude, architectures emblématiques comme anonymes. La photographie d’Isabelle Scotta est empreinte de retenue et d’observation lente. Ses déambulations laissent au fil des nuits peu à peu apparaître un décor cinématographique, une matrice d’imaginaires, parsemée d’indices. Elle aime biaiser la réalité sans mise en scène et naviguer dans un interstice fugace et intemporel. En quête de singularité, la photographe collecte des visions fantomatiques, pastiches, fantaisistes ou modernistes, qui par leur étrangeté interrogent un monde contemporain toujours plus uniforme, standard et interchangeable, où tout pourrait un jour se ressembler. Plusieurs fonds conservent ses tirages : la collection photographique des Franciscaines à Deauville, l’artothèque de Grenoble, l’association Florence à Paris, ou encore la Maison des cultures et des arts de Lieusaint (Seine-et-Marne). Prix Escourbiac/Fondation des Treilles ■ Marco Berti Palazzi, Aquapelago – atlas d’une ville invisible Avec le titre “Aquapelago – atlas d’une ville invisible”, le projet de Marco Berti Palazzi se veut une exploration et une narration du territoire constitué par la ville de Venise et la lagune qui l’entoure. Un territoire est une superficie sur laquelle les humaines, en l’habitant, déposent leur mémoire, faite de maisons, d’usines, de bâtiments, de monuments, d’infrastructures: reliques du passé et chantiers du futur. Ce processus de « gravure » du territoire est particulièrement marqué ici, au point que même ce qui est naturel est artificiel. Non seulement la ville mais aussi la campagne liquide qui l’encercle sont le résultat de siècles d’actions d’aménagement qui les ont modelés. Le terme “aquapelago”, utilisé par les anthropologues et les géographes, suggère une relation indissociable entre terre et eau qui définit non seulement le territoire physique mais aussi l’identité culturelle et sociale des communautés qui habitent ce territoire. Venise et sa lagune en sont un exemple, véritable territoire hybride terre-mer où la culture, l’economie et l’environnement ont interagi et se sont forgés l’un l’autre dans la longue durée. Dans son errance, à pieds et en bateau, à travers la lagune, Marco Berti Palazzi a vu ce paysage vernaculaire et anthropique formé par la juxtaposition et la stratification du construit et du naturel, de l’histoire et de la géographie. Sa narration a pris la forme d’une cartographie de lieux ordinaires, inaperçus et donc peux visibles voire invisibles, des fragments de paysage vides et silencieux qui peut-être révèlent le “genius loci” de ce territoire. Car, comme l’a dit Gabriele Basilico “Seulement dans le vide et dans le silence on peut arriver à voir et entendre ce qui d’habitude est invisible et imperceptible”. C’est dans la chambre noir de son grand père que Marco Berti Palazzi fait son premier rencontre avec la photographie et tombe sous son charme. Depuis, sa pratique se déroule en marge de son activité professionnelle au sein des institutions européennes dans le domaine de la coopération au développement avec les pays du Sud de la Méditeranéenne, ce qui l’amène à voyager en Afrique du Nord et au Moyen Orient et à resider au Maroc. Passionné par les différentes traditions de la photo de paysage documentaire telles que les missions photographiques de la FSA et de la DATAR ainsi que des projets collectifs comme le “New Topographics” et le “Viaggio in Italia”, il s’éduque au fil des années en suivant des stages aux Rencontres d’Arles et ailleurs, notamment avec Klavdij Sluban et Claudine Doury. Il publie en auto-édition le livre “Un pays froid où le soleil est chaud”, compte rendu visuel de son séjour pluriannuel au Maroc. L’an passé, ce sont Dana Cojbuc, Aurélia Frey et Eponine Momenceau qui ont été les lauréates du prix de la résidence pour la photographie. Delphine Warin a été primé du prix du livre Escourbiac/Fondation des Treilles. Marque-page0
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