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L’association GRAPh présente jusqu’au 18 juin prochain, le premier festival de Photographie Sociale intitulé « Fictions Documentaires ». Éric Sinatora, directeur du Graph et directeur artistique de la manifestation a fait appel à Christian Gattinoni, Membre de l’Association Internationale des Critiques d’Art, comme conseiller artistique. Le festival rassemble 5 expositions sur les deux communes de Carcassonne et de Castelnaudary.

Avec l’établissement de ce premier festival autour de la photographie sociale, le GRAPh s’inscrit résolument dans une tradition de la photographie humaniste et militante qui lui est chère, la photographie qui entreprend de révéler par le regard d’auteur « les contraintes exercées par une société sur ses membres ».

Depuis toujours, la photographie sociale se concentre sur le sujet, l’humain, l’individu. Cependant, tout au long du XXème siècle jusqu’à nos jours, la pratique des photographes a sensiblement évolué.
L’individu était l’ambassadeur de problèmes dépassant sa seule existence, le photographe désignait ses modèles comme les porte-paroles. Avec l’évolution des mentalités vers une attention croissante portée sur la personne, vers un individualisme tout libéral, on observe une photographie sociale qui fait du modèle le sujet au coeur de l’image et du propos de l’artiste.
La tendance dans cette dialectique particulier/universel semble donc s’être inversée ; d’une figure humaine qui n’était qu’une goutte d’eau dans l’océan de l’injustice sociale, on est passé à ce corps qui occupe l’espace de la photographie pour montrer, à une échelle absolument humaine, ce que c’est que d’exister aujourd’hui, souvent malgré les résistances que notre société nous oppose.

La photographie sociale s’attache à poser les questions d’identité individuelle et d’identité collective, de majorité et de marge, de la réalité psychologique face au fait de société. A travers les expositions, on parcourt différentes histoires avec une problématique sociale commune : Hortense Soichet explore avec le collectif des femmes de Berriac une communauté gitane vivant la cité de l’Espérance, Louis Jammes s’intéresse à ceux qui ont quitté leurs terres, et vivent en nomades, Sandra Fastré quant à elle partage le quotidien de Naya, une jeune femme atteint d’un cancer du sein, Virginie Plauchut travaille sur le harcèlement scolaire et sur ses conséquences, et enfin Antonin Weber se concentre sur les coulisses d’un petit coin de paradis pour vacanciers.

INFORMATIONS PRATIQUES
Fictions Documentaires, 1er festival de Photographie Sociale
Du 21 avril au 18 juin 2017
Carcassonne et de Castelnaudary
Esperem : Hortense Soichet et le collectif des femmes de Berriac (Galerie Paul Sibra – Jardin de la mairie – Castelnaudary )
> No Land : Louis Jammes (Maison des Mémoires – 53 rue de Verdun – Carcassonne)
> Naya : Sandra Fastré (Auditorium – Chapelle des Jésuites – 16 rue des Etudes – Carcassonne)
> Harcelés : Virginie Plauchut (Auditorium – Chapelle des Jésuites – 16 rue des Etudes – Carcassonne)
> C’est que du bonheur : Antonin Weber (Bar des halles – 53 Rue Aimé Ramond – Carcassonne)
Entrée libre

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