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Communautés invisibles, Berdaguer & Péjus

Le duo marseillais Christophe Berdaguer et Marie Péjus s’attache à explorer le lien entre psychisme et environnement à travers des architectures mouvantes et émotives où il est question d’affects, d’animisme et de réparation.
Des traumas passés ou à venir en utopies architecturales, des réactions métabolisantes en liquidité de formes, des psychoarchitectures en cauchemars, il existe une sorte de conjuration dans de telles métamorphoses.
Un certain nombre de nouvelles pièces réalisées pour l’occasion ou résultats de leurs récentes résidences ouvrent une cartographie sonore et visuelle en réaction au lieu de la Friche, par le biais d’un labyrinthe qui conduira le spectateur d’étonnement en étonnement.

L’ œuvre qui résume parfaitement leur démarche au début du parcours est « Zone temps » (nouvelle production), ce paysage de sable en évolution, qui rejoue la métaphore de l’entropie selon Robert Smithson :

” Un paysage gris et mou m’accueille et se dérobe sous mes pieds… le sol en sable, balayé par mes pas, dessine et redessine indéfiniment la topographie du lieu… l’exposition s’imprime au passage de chaque visiteur, … tout autour, des abeilles de verre produisent des sons stridents… scénographier des connexions synaptiques …
Le sentiment d’être entré dans un paysage intérieur…, vivre dans une exposition comme dans une psychoarchitecture…

Je me lève et je déambule à présent sous un réseau métallique…

L’agencement est émotif, il est le fruit des humeurs de ses concepteurs puis de ses habitants. … une architecture de relations… des contagions et des coexistences…
Les objets exposés sont eux-mêmes des « enregistreurs », ils sont « chargés » de sens, de mémoires.”

Ne pas oublier d’aller jusqu’au Panorama pour découvrir KILDA, une installation saisissante avec cet entrelas de chaînes en suspens, qui revisite les principes de Gaudi pour la Sagrada Familia de Barcelone, doublé d’une partition musicale d’Olivier Messiaen le « Catalogue des oiseaux ». Référence à cet archipel britannique Saint-Kilda où une communauté a vécu en quasi autarcie au milieu de milliers d’oiseaux marins, dont ils tiraient leur survie.

Commissariat : Sandra Adam-Couralet (curatrice au Palais de Tokyo)

Infos pratiques :
Jusqu’au 21 octobre 2018
La Friche Belle de Mai
4ème étage et Panorama
41 rue Jobin 13003 Marseille
Tarifs : plein : 5€ / réduit : 3€
http://www.lafriche.org
http://www.art-plus.org

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