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Partager Partager PhotoPortfolio Journey To Impurity, un reportage de Maria Contreras Coll Les Coups de Coeur de l’ANI 2018 La Rédaction14 septembre 2018 Chaque année, lors du festival Visa pour l’image, l’ANI organise des lectures de portfolio, et les iconographes choisissent une sélection de travaux coups de cœur. Aujourd’hui, nous partageons avec vous le reportage de Maria Contreras Coll, jeune photographe documentaire de 27 ans. Cette série a été réalisée au Népal, sur une tradition hindouiste contraignant les jeunes filles et les femmes à s’exiler durant leur période de menstruation… Une situation critique que le gouvernement indien a décidé de condamner fermement depuis un an. Journey To Impurity Partout dans le monde, les premières règles est un événement majeur dans la vie d’une jeune femme. Au Népal, cela se traduit par le passage à l’âge adulte et la perte de sa « pureté ». Selon la tradition hindoue, la période de menstruation est une punition pour les femmes. Dans les zones rurales, on pratique donc le « Chhaupadi Partha » une tradition qui consiste à interdire le domicile aux femmes qui sont en période de menstruation. Cet exil, dont la durée est de 7 jours, contraint les femmes – poussées par la tradition religieuse – à vivre dehors, dans des petites cabanes de fortune. Durant cette période, beaucoup de choses leur sont interdites : prier au temple ou encore cuisiner… Parfois même, elles n’ont pas le droit de regarder ou parler à un parent de sexe masculin. Ces dernières années, on dénombre des dizaines de femmes et de jeunes filles mortes à cause de cette tradition, décriée par les militants et le gouvernement qui appelle à la fin de ces pratiques. En effet, vivre dans ces petites cabanes non ventilées, et qui ne protègent pas des serpents ni des insectes représente un risque élevé de mortalité pour ces exilées… contraintes et forcées. « Je ne me sens pas impur ou intouchable. Je ne peux pas croire que je vais devoir vivre cela tous les mois dans ma vie », a avoué Surekha, du district d’Achham, en parlant de ses premières règles. La société népalaise évolue rapidement grâce au développement des nouvelles technologies et à l’influence occidentale. Ainsi, en août 2017, une grande première dans l’histoire, le pays a décidé de condamner cette pratique par des peins de prison pouvant aller jusqu’à 3 mois et des amandes de 3000 roupies (30$) pour ceux qui imposent cette tradition aux femmes. À Katmandou, une nouvelle génération de jeunes réinvente les traditions. Certaines femmes des zones rurales ont commencé à remettre en question ces pratiques et à devenir militantes. Un nombre croissant d’entre elles se regroupent pour sensibiliser les autres femmes sur le sujet et leur apporte un enseignement sur les règles d’hygiène. http://www.mariacontrerascoll.com http://www.ani-asso.fr A LIRE https://www.9lives-magazine.com/9486/2017/02/20/poulomi-basu-laureate-fotoevidence-book-award-2017/ Marque-page1
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