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Il compte parmi les photographes allemands les plus réputés à l’international, Thomas Struth est mis à l’honneur au Musée Guggenheim de Bilbao à partir d’aujourd’hui dans le cadre d’une importante rétrospective. Cette exposition réunit une sélection de 130 œuvres réalisés ses cinquante dernières années.

La semaine prochaine, Thomas Struth soufflera ses 65 bougies. Cette rétrospective est le parfait cadeau d’anniversaire pour ce photographes qui œuvre autour de sujets fondamentaux, tels que l’instabilité des structures sociales ou la fragilité de l’existence humaine. Dans ces sujets, ce qui l’intéresse tout particulièrement ce sont les questions liées à l’espace public, aux liens familiaux, à la nature et à la culture, aux nouvelles technologies et à leurs limites.

Dans cette exposition, le Musée Guggenheim fait une mise en perspective des différentes étapes qui ont composées la carrière de l’artiste. On découvre ses toutes premières recherches photographiques avec les séries iconiques dont Lieux inconscients, Portraits de famille, Public, Photographies de musée, Nouvelles images du paradis, ou Cet endroit, qui explore la complexité de la frontière entre Israël et la Cisjordanie. On retrouve ses séries les plus récentes comme Chambre du Pissenlit, qui est un ensemble de photographies de paysages et de fleurs créé pour les services hospitaliers de la ville de Lindberg…

L’exposition présente également le seul autoportrait connu de Thomas Struth dans lequel il contemple l’Autoportrait d’Albert Dürer (1500). Un autoportrait réalisé en 2000 à la suite de sa série Photographies de musée en 1999.

« J’ai essayé de montrer ces animaux d’une manière digne et belle. Je m’intéresse à l’idée de l’abandon : une fois mort, tout le cirque que l’on a créé avec la plus grande détermination, tout ce théâtre, s’arrête à jamais. Ces photos doivent être comme des coups, le souvenir de la mort s’apparentant à un sursaut ».

Pour finir, l’exposition présentera Animaux, un travail débuté en 2016. Dans ces natures mortes qui viennent sublimer des dépouilles d’oiseaux ou de mammifères. Morts de mort naturelle, ces animaux défunts furent recueillis par l’Institut Leibniz de recherche zoologique et faunique de Berlin. Struth les représente avec une extrême sensibilité et d’une manière inédite et surprenante. Par le biais de ces œuvres, Struth aborde la question de la dignité de la vie, de l’humanisme, de l’évolution et des enjeux en présence.

Ces productions au fil des époque dialoguent ensemble pour révéler la capacité de Struth à combiner analyse et création photographique par le biais de motifs et de mediums multiples à l’origine de la création d’images puissamment évocatrices. Des textes qui viendront éclairer la trajectoire artistique, le processus créatif et la réflexion intellectuelle de Thomas Struth.

INFORMATIONS PRATIQUES
Thomas Struth
Du 2 octobre 2019 au 19 janvier 2020
Musée Guggenheim Bilbao
Abandoibarra Etorb. 2
48009 Bilbo
Espagne
https://www.guggenheim-bilbao.eus

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