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Carte blanche à Nicolas Henry : Tim Walker, Entre tradition et modernité

Temps de lecture : 1 minute et 5 secondes

Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invité de la semaine, le photographe français Nicolas Henry revient sur une image signée Tim Walker, qu’il l’avait interpellée sur un stand de Paris Photo. Une image qui est d’ailleurs visible actuellement au Victoria & Albert Museum de Londres jusqu’en mars prochain dans le cadre de la grande rétrospective consacrée au célèbre photographe de mode.

Je viens de retrouver cette image de Tim Walker dans mon téléphone, elle a été prise il y a quelques temps à Paris Photo. Pour l’exercice de ce dernier article, je ferme les yeux et je visualise des images qui m’ont marquées. Apparaît cette pépite, tellement drôle, que cette pensée me fait sourire.

Il y a cette formule toute faite « entre tradition et modernité » qui semble parfaitement incarnée dans cette image. Tout à coup l’image rejoint, une modernité fantasmée, comme la Geisha fantasmée du passé. Les hommes depuis des siècles ont toujours créé des personnages extraordinaires, des théâtres fabuleux, des rencontres et phénomènes inexpliqués.

Le costume –machine des personnages est si extravagant qu’on se croit basculer dans l’univers de Jordorowsky ou de Bilal. Tim Walker frise avec le kitch, le rêve de petit garçon. Une passion qui plairait à mon fils de 5 ans, qui passe sa vie à imaginer des machines volantes VROOUUM, rêve de spectacles de voitures tunées à mort, et de super vaisseaux spatiaux blindés de missiles. La planète s’abreuve quotidiennement de films et de séries la transcendant complètement, avec renforts éblouissant de martiens, d’effets lumineux et spéciaux en tout genre.

Ici, ce qui est incroyable c’est qu’on est dans la réalité, la photo fait gage de vérité.
Ici-bas, existe aussi l’extraordinaire… Tellement extraordinaire.

https://www.vam.ac.uk/exhibitions/tim-walker/