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Le nouveau Prix MAIF pour la sculpture annonce ses finalistes 2020. Il s’agit du duo Grégory Chatonsky & Goliath Dyèvre, de Léonard Martin, d’Hugo Servanin et de Virginie Yassef. Les artistes finalistes présenteront leur projet devant le jury au printemps prochain, avant d’être exposés au cours de la soirée de remise du Prix à Paris. Rendez-vous fin avril pour l’annonce du lauréat du Prix MAIF pour la sculpture 2020.

Goliath Dyèvre et Grégory Chatonsky imaginent des objets matériels qui accueillent la réalité augmentée. Pour Internes, le duo se projette dans un monde où tout ce qui pourrait être augmenté le serait, la matière deviendrait ainsi un décor vide pour le numérique. Ce projet interroge la relation entre les humains, les techniques et le monde qui les entourent. D’un côté, une matérialité servant de support, de l’autre un monde augmenté toujours changeant tel un flux.

Alma, réalisé par Léonard Martin est un automate en verre soufflé dont le nom évoque la célèbre effigie d’Alma Mahler que fit réaliser le peintre Oskar Kokoschka pour se consoler de son amour perdu. En hommage à ce fait divers, cette sculpture animée, dont la transparence laisse apparaitre l’intérieur de la machinerie, revisite le thème historique du rapport de l’artiste à son œuvre à l’heure du trans-humanisme. Alma sera une figure forte et puissante, une divinité des temps modernes, émancipée de son créateur. Le paradoxe se tiendra là.

Pour le projet Athéna, Hugo Servanin souhaite convertir une intelligence artificielle numérique en circuits électriques pour créer un système nerveux artificiel. La sculpture est composée de trois éléments distincts : un buste sur son socle, un assistant respiratoire également disposé sur un socle ainsi qu’une intelligence artificielle matérialisée sous la forme de composants électroniques et de câbles.

Virginie Yassef présente une expérience visuelle, plastique et sonore, intitulée Soleil City, composée d’une sculpture et d’une vidéo complémentaire. Fidèle à son univers onirique et irrationnel, inspirée par David Lynch autant que Samuel Beckett, l’artiste donne la parole à la nature de manière théâtrale. La sculpture consiste en une copie et un agrandissement naturaliste d’un tronçon de branche de genévrier.
Dans ce dispositif sonore et sensoriel, cette branche ventriloque s’animera et entamera devant le public un monologue autobiographique.

Parmi plus de 170 dossiers reçus, les finalistes ont été sélectionnés par un jury indépendant, composé d’experts, professionnels de l’art et de l’innovation :
Dominique Mahé, président de la MAIF et président du jury
Nils Aziosmanoff, président co-fondateur du Cube, centre de création numérique
Christine Bard, co-fondatrice de Make ICI, premier réseau de manufactures collaboratives et solidaires en France
Manuela de Barros, chercheuse et maitresse de conférences en philosophie, esthétique et théories des Arts au département Arts plastiques de l’Université Paris 8
Marialya Bestougeff, directrice de l’innovation du CENTQUATRE-PARIS
Gaël Charbau, critique d’art et commissaire d’exposition indépendant
Anne Langlois, directrice du centre d’art 40mcube à Rennes
Hervé Pérard, délégué général de SIANA, Centre de ressources pour les cultures numériques, et trésorier de TRAS, Transversale des Réseaux Arts-Sciences

INFORMATIONS PRATIQUES

ven07fev(fev 7)9 h 30 minmer29avr(avr 29)18 h 00 minFluidités : L'humain qui vientExposition CollectiveFresnoy - Studio national, 22 Rue du Fresnoy, 59200 TourcoingType d'événement:Art Contemporain,Exposition,Photographie

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