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La Galerie Agathe Gaillard devient la Galerie Rouge

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Une page se tourne pour la Galerie Agathe Gaillard. Inaugurée au 3 rue du Pont Louis-Philippe il y a tout juste 45 ans, la galerie a été une pionnière dans le domaine de la photographie. En 2017, sa figure de proue cesse son activité, les murs sont alors repris par une nouvelle équipe. Trois ans plus tard, la galerie change de nom, en clin d’œil à la façade vermillon qui a marqué ce lieu historique de la photographie parisienne, elle devient la Galerie Rouge.

Nouveau nom, nouvelle programmation !
Du 12 juin jusqu’au 6 septembre 2020, la Galerie Rouge, dirigée par Fiona Sanjabi (que nous recevrons bientôt comme invitée de la semaine), accueille une double exposition. L’espace principal est consacré à des photographes établis tandis que la petite nef accueille des artistes émergents. Pour cette exposition inaugurale on voyagera en Russie et en Iran, avec le photographe français Luc Choquer et Sergey Neamoscou présentés dans l’espace principal, et Aida Ganjipour et Jeanne Grouet, deux jeunes photographes émergentes. Les expositions seront inaugurées sur deux jours, les 11 et 12 juin de 18h à 21h. Des soirées de vernissage transformées en visites privées organisées toutes les 45 minutes par groupe de dix personnes pour répondre aux règles de la crise sanitaire.
Vous souhaitez participer au vernissage ? Enregistrez vous sur cette page en choisissant votre date et le créneau horaire : https://lagalerierouge.paris/vernissage/

L’exposition Ruskaïa, propose un dialogue entre le regard d’un photographe français sur la Russie des années 1980-90, et celui d’un artiste russe, né à Moscou à l’époque où Luc Choquer photographiait la Russie, sur la France d’aujourd’hui.
Ruskaïa, extrait de la série éponyme de Luc Choquer, qui a exploré la Russie entre 1988 et 1991 au moment de la Perestoïka, raconte un pays en mouvement en particulier à travers des femmes, emblèmes d’une jeunesse en renaissance.
Sergey Neamoscou, né à Moscou en 1981, au moment où Luc Choquer s’est intéressé à son pays, est arrivé en France à 18 ans. Depuis ce jour, il parcourt les rues avec son appareil photographique pour y capturer des moments de grâce et de poésie.
Ses photographies de la France, réunies dans sa série Le temps suspendu, proposées ici en dialogue avec celles de Luc Choquer, sont empreintes d’un regard pictural, inspiré par la peinture et l’aquarelle. L’utilisation d’anciennes pellicules renforce ce rendu entre impressionnisme et réalisme où l’onirisme triomphe.

L’exposition Des Silences Assourdissants confronte le regard de deux artistes émergentes sur la jeunesse iranienne et le féminin.
Jeune artiste iranienne installée en France depuis 2017, Aïda Ganjipour immortalise des moments de vie, des saynètes et des moments d’intimité dans les méandres des rues et des campagnes iraniennes. Ici, elle dévoile sa série Aïda dans le miroir, photographies réalisées au téléphone portable où l’artiste se met en scène, chez elle, dehors, dans la rue ou dans des magasins.
De son côté, la jeune française Jeanne Grouet présente Les murs battent des ailes,  une série issue de sa résidence effectuée en Iran l’été 2019, grâce à la Jee Art Gallery, où elle découvre le pays et explore une nouvelle féminité faite d’intimité et de silence.

https://lagalerierouge.paris/

EXPOS À VENIR :

ven12jui(jui 12)14 h 00 mindim06sep(sep 6)19 h 00 minRuskaïaLuc Choquer & Sergey NeamoscouLa Galerie Rouge, 3 Rue Du Pont Louis-Philippe 75004 Paris

ven12jui(jui 12)14 h 00 mindim06sep(sep 6)19 h 00 minDes Silences AssourdissantsAida Ganjipour & Jeanne GrouetLa Galerie Rouge, 3 Rue Du Pont Louis-Philippe 75004 Paris

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.

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