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Partager Partager Ce jour à Wetzlar, les deux lauréats de la 42ème édition du prix Leica Oskar Barnack (LOBA) sont présentés à l’occasion d’une cérémonie officielle. C’est la photographe canadienne Kiana Hayeri qui a été nommée lauréate du grand prix Leica Oskar Barnack 2022 avec sa série « Promises Written on the ice, Left in the Sun » (Promesses écrites sur la glace, oubliées au soleil). Le jeune photographe, Valentin Goppel reçoit quant à lui le prix Newcomer avec sa série »Between the Years » (Entre les années). Les deux séries primées seront exposées au musée Ernst Leitz à Wetzlar, en Allemagne, jusqu’en janvier 2023. Le Grand prix est doté de 40.000 euros et de 10.000€ de matériel Leica et le lauréat du prix Newcomer reçoit 10.000 euros et un Leica 02. Grand prix Leica Oskar Barnack 2022 Après le retrait des troupes occidentales d’Afghanistan, à l’été 2021, il n’a fallu que quelques jours aux talibans pour détruire toutes les évolutions en matière de liberté d’expression, de droits des femmes et d’éducation, et pour les remplacer par la peur et l’insécurité. HOSSEIN KHEIL | KABUL | AFGHANISTAN | 9/12/19© Kiana Hayeri NILI | DAIKUNDI | AFGHANISTAN | 3/19/21 | One Friday afternoon, Nazanin (21) (creme scarf) and her friends, Salima (22) (floral scarf), Madina (19) (yellow scarf) and Zulaikha (20) (pink scarf), go out to Bandi Bargh (Electricity Dam) for picnic, a day before the arrival of the new year.All girls are from far out districts of Daikundi and unable to go home for this year’s Now Rooz celebration. This Now Rooz marks the start of a new century in Gregorian calendar.© Kiana Hayeri NALIJ | DAIKUNDI | AFGHANISTAN | 3/21/21 | On the first day of Spring, residents of Nalij village host a massive Now Rouz celebration that attracts thousands of people from neighboring villages and districts. This year, at the start of a new century (1400) the organizers estimated that between 8 to 10 thousand people attended the celebration. Hosting the celebration has been a tradition of Nalij village for so long, that no one knows when it started first. Some say it has been held over 100 year.Men and women dressed in their best outfits wearing make up, arrive in remote village of Nalij village in Miramoor district of Daikundi.During the Taliban rule, Now Rouz was banned and considered an « ancient pagan holiday centered on fire worship. » While historically, extremist organizations have planned disruptive activities and attacks targeting the large gatherings during the annual Now Rouz celebration, Nalij village located in a remote area of Daikundi province in Central Highland has remained untouched.© Kiana Hayeri « Mon travail se concentre sur les femmes afghanes, ces mêmes femmes qui ont été placées au centre de l’effort de guerre pour les libérer, peu après l’invasion américaine en Afghanistan. Aujourd’hui, beaucoup d’entre elles ont le sentiment d’avoir été abandonnées. L’Afghanistan est une terre d’extrêmes, où le meilleur et le pire de l’humanité coexistent. Peur et courage, désespoir et rêves, vie et mort s’y côtoient. » – Kiana Hayeri Née en Iran en 1988 et élevée au Canada, la photographe vit depuis sept ans en Afghanistan. Elle consacre l’essence de son travail aux conditions de vie des femmes. Kiana Hayeri a grandi à Téhéran, en Iran, puis déménagé à Toronto à l’adolescence. Face aux défis liés à l’adaptation à ce nouvel environnement, elle a adopté la photographie pour franchir le fossé culturel et linguistique. Ses travaux traitent souvent de sujets complexes tels que la migration, l’adolescence, l’identité et la sexualité dans des pays déchirés par la guerre. En 2021, elle a reçu la médaille d’or Robert Capa pour sa série d’images « Where Prison is Kind of a Freedom », qui documentait la vie de femmes afghanes dans la prison d’Herat. En 2020, elle a reçu le prix Tim Hetherington Visionary Award et elle est devenue le sixième récipiendaire du prix James Foley pour le reportage de guerre. Également Senior TED Fellow, elle écrit régulièrement pour le New York Times et National Geographic. Kiana Hayeri vit et travaille aujourd’hui à Kaboul, en Afghanistan. Prix Newcomer 2022 De jeunes adultes à l’ère du coronavirus: la série du photographe allemand (né en 2000) explore l’impact de la pandémie sur sa génération. Il a lui aussi connu la rupture brutale de ses habitudes et les sentiments d’insécurité qui ont semblé définir les projets des individus et leur futur. Le coronavirus a été une sorte de catalyseur d’une sensation de désorientation déjà présente. La photographie a toutefois offert à Goppel un outil grâce auquel mieux comprendre ses pensées et ses peurs: elle lui a permis de transmettre par l’expression visuelle son sentiment d’abandon. © Valentin Goppel © Valentin Goppel © Valentin Goppel « La pandémie était une situation exceptionnelle pour chacun de nous. Tout d’un coup, nous combattions des démons, que les distractions ordinaires contenaient jusque-là. Il est impressionnant de voir combien l’expérience des dernières années a été similaire pour mes amis et pour moi, alors même que nous nous sentions tous si seuls. Et ma sensation de flou persiste. » – Valentin Goppel Valentin Goppel a commencé à photographier ses amis à l’adolescence. Sa première exposition lui a ouvert les portes d’un apprentissage auprès d’un photographe. Depuis septembre 2019, il étudie la photographie documentaire à Hanovre. Il a reçu ses premières commandes de publications, notamment Der Spiegel et Die Zeit. Il travaille actuellement sur son premier livre photo consacré aux sentiments de la jeunesse. Marque-page0
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