Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : Les publications de Ariane Chemin et Guillaume Herbaut dans « Le Monde » 4 jours ago
Rencontre avec Danaé Panchaud, Centre de la photographie, Genève, santé mentale et enjeux de monstration des images 5 jours ago
Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 12 février 2026
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 9 février 2026
Masterclass Oeildeep : Voir venir la barbe bleue, un conte psychologique par Emmanuelle Corne 23 heures ago
« L’argument du rêve » à la Fondation Pernod Ricard : entretien Elodie Royer, commissaire 2 jours ago
Partager Partager C’est le photographe britannique, Matt Wilson qui investit pour la dernière fois l’Espace Photographique du Leica Store Paris de la rue du Faubourg Saint-Honoré avant son déménagement au Village Royal début avril 2023. Une fermeture en beauté avec cette exposition qui réunit une sélection d’images issues des séries « This placed called home » et « Hinterland » scénographiée par Sandrine Calard. Vous avez jusqu’au 31 mars prochain pour vous plongez dans l’univers poétique et mélancolique de ce véritable maitre de l’argentique couleur ! © Matt Wilson Tennessee © Matt Wilson A l’instar des carnets de voyages de Bruce Chatwin dont les écrits ont livré une vision incroyablement sensible et humaniste d’une Australie aujourd’hui à jamais perdue, l’errance photographique de Matt Wilson, autre globe-trotter anglo-saxon, produit d’ineffables images des différents pays qu’il parcourt selon humeur et rencontres. Peu nombreuses, mais si particulières, ces photographies modestes, presque anodines par leur sujet, sont données à voir, à l’encontre des tendances de la photographie contemporaine, dans de si petites dimensions qu’elles obligent à l’arrêt pour en scruter les détails. Elles semblent souvent quelque peu endommagées, comme corrodées, du fait des pellicules hors d’usage que l’artiste utilise. Le résultat visuel est opalescent : le grain très présent et la lumière décadente provoquent des zones d’ombres intimistes dans les scènes nocturnes ou offrent un rendu charbonneux et embrumé dans les paysages diurnes. Cette technique de prise de vue « aléatoire » intégrant l’accidentel du film à la vision photographique fonde le singulier langage de Matt Wilson. Cela finit par troubler la vue et provoquer une bascule poétique. Au fur et à mesure, cette trame visuelle structure l’ensemble en une écriture incidemment narrative, révélant des contrées fictionnelles à la limite du rêve éveillé. Lamb and the falcon © Matt Wilson Arizona © Matt Wilson Les scènes capturées par Matt Wilson se placent en dehors d’une époque précise. Parfois elles évoquent un paysage breughélien ou une description romantique telles seraient celles issues d’une page de littérature anglaise du XIXème. Autant de situations quasiment irréelles qui ne sont pas sans rappeler l’atmosphère des films américains des années soixante. A l’évidence, Matt Wilson ne souhaite pas tant rendre compte de la réalité que d’un instant tel qu’il l’a rêvé ou ressenti, plutôt que vu ou traversé. Une sorte d’inframince photographique surgit ainsi d’un infime espace-temps. Il a photographié, d’abord un peu partout en Europe, à commencer par son pays natal, l’Angleterre, mais aussi en France, pays avec lequel il a ses affinités, sans omettre les pays de l’Est où il retourne fréquemment entre deux séjours à Cuba. Plus récemment, il a fini par désirer parcourir un vaste continent : les états- Unis où il habite depuis une dizaine d’années. El Paso © Matt Wilson © Matt Wilson Randolph © Matt Wilson Il aurait pu craindre de toucher à ce territoire-là, tant les photographes américains s’en sont magnifiquement chargés, mais là encore, son étonnante vision délivre des instantanés de paysages et d’hommes brûlés par un soleil brutal qui finit malgré tout, par se coucher sur cette rude contrée. La lumière est si blanche ou, au contraire, si ténue que la perception aquarelliste de ces scènes impressionnées en deçà des capacités chromatiques du medium photographique est trompeuse. Nous pourrions qualifier ce travail de « métaphore picturale » et même de dérive pictorialiste si les personnages n’étaient pas si ancrés dans leur époque et dans leur quotidien. Car si Matt Wilson livre ce qu’il voit selon un prisme poétique, il rend compte de la société contemporaine à travers des sujets souvent crus, parfois même indigents, traités toutefois sans tragique ni misérabilisme. Son regard est attentif et bienveillant, sous-tendu par une discrète mélancolie humaniste mais coloré d’une légèreté tragi-comique à l’anglaise. Il peut s’inscrire dans la tradition « humaniste » car il capture souvent un « instant photographique » si cher à Cartier-Bresson. Mais Wilson n’est pas reporter, il détourne le sens du réel au profit d’une charge émotionnelle et esthétique telle qu’elle parvient à émouvoir au plus profond. – Christine Ollier INFORMATIONS PRATIQUES Espace Photographique du Leica Store105 - 109 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris jeu19jan(jan 19)10 h 00 minven31mar(mar 31)19 h 00 minMatt WilsonThis Place Called HomeEspace Photographique du Leica Store, 105 - 109 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris Détail de l'événementNous sommes très heureux d’accueillir une exposition du photographe britannique Matt Wilson représenté par la galerie filles du calvaire, avec de nouvelles images réalisées aux USA. Nous vous invitons à admirer Détail de l'événement Nous sommes très heureux d’accueillir une exposition du photographe britannique Matt Wilson représenté par la galerie filles du calvaire, avec de nouvelles images réalisées aux USA. Nous vous invitons à admirer ses photographies aux couleurs délicates et nostalgiques, extraites des séries « this placed called home », « Hinterland », superbement mises en scène par Sandrine Calard pour cette dernière carte blanche scénographique. Vous découvrirez que derrière le poète de la couleur, il y a un artisan et un maître du tirage. A l’instar des carnets de voyages de Bruce Chatwin dont les écrits ont livré une vision incroyablement sensible et humaniste d’une Australie aujourd’hui à jamais perdue, l’errance photographique de Matt Wilson, autre globe-trotter anglo-saxon, produit d’ineffables images des différents pays qu’il parcourt selon humeur et rencontres. Peu nombreuses, mais si particulières, ces photographies modestes, presque anodines par leur sujet, sont données à voir, à l’encontre des tendances de la photographie contemporaine, dans de si petites dimensions qu’elles obligent à l’arrêt pour en scruter les détails. Elles semblent souvent quelque peu endommagées, comme corrodées, du fait des pellicules hors d’usage que l’artiste utilise. Le résultat visuel est opalescent : le grain très présent et la lumière décadente provoquent des zones d’ombres intimistes dans les scènes nocturnes ou offrent un rendu charbonneux et embrumé dans les paysages diurnes. Cette technique de prise de vue « aléatoire » intégrant l’accidentel du film à la vision photographique fonde le singulier langage de Matt Wilson. Cela finit par troubler la vue et provoquer une bascule poétique. Au fur et à mesure, cette trame visuelle structure l’ensemble en une écriture incidemment narrative, révélant des contrées fictionnelles à la limite du rêve éveillé. Les scènes capturées par Matt Wilson se placent en dehors d’une époque précise. Parfois elles évoquent un paysage breughélien ou une description romantique telles seraient celles issues d’une page de littérature anglaise du XIXème. Autant de situations quasiment irréelles qui ne sont pas sans rappeler l’atmosphère des films américains des années soixante. A l’évidence, Matt Wilson ne souhaite pas tant rendre compte de la réalité que d’un instant tel qu’il l’a rêvé ou ressenti, plutôt que vu ou traversé. Une sorte d’inframince photographique surgit ainsi d’un infime espace-temps. Il a photographié, d’abord un peu partout en Europe, à commencer par son pays natal, l’Angleterre, mais aussi en France, pays avec lequel il a ses affinités, sans omettre les pays de l’Est où il retourne fréquemment entre deux séjours à Cuba. Plus récemment, il a fini par désirer parcourir un vaste continent : les états- Unis où il habite depuis une dizaine d’années. Il aurait pu craindre de toucher à ce territoire-là, tant les photographes américains s’en sont magnifiquement chargés, mais là encore, son étonnante vision délivre des instantanés de paysages et d’hommes brûlés par un soleil brutal qui finit malgré tout, par se coucher sur cette rude contrée. La lumière est si blanche ou, au contraire, si ténue que la perception aquarelliste de ces scènes impressionnées en deçà des capacités chromatiques du medium photographique est trompeuse. Nous pourrions qualifier ce travail de « métaphore picturale » et même de dérive pictorialiste si les personnages n’étaient pas si ancrés dans leur époque et dans leur quotidien. Car si Matt Wilson livre ce qu’il voit selon un prisme poétique, il rend compte de la société contemporaine à travers des sujets souvent crus, parfois même indigents, traités toutefois sans tragique ni misérabilisme. Son regard est attentif et bienveillant, sous-tendu par une discrète mélancolie humaniste mais coloré d’une légèreté tragi-comique à l’anglaise. Il peut s’inscrire dans la tradition « humaniste » car il capture souvent un « instant photographique » si cher à Cartier-Bresson. Mais Wilson n’est pas reporter, il détourne le sens du réel au profit d’une charge émotionnelle et esthétique telle qu’elle parvient à émouvoir au plus profond. Christine OLLIER Dates19 Janvier 2023 10 h 00 min - 31 Mars 2023 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuEspace Photographique du Leica Store105 - 109 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 ParisOther Events Espace Photographique du Leica Store105 - 109 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 ParisOuvert du lundi au samedi de 10h à 19h et le dimanche de 10h à 13h et de 14h à 17h30 Espace Photographique du Leica Store Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
Photo Masterclass Oeildeep : Voir venir la barbe bleue, un conte psychologique par Emmanuelle Corne Cette semaine, nous poursuivons la restitution d’une Masterclass Œildeep un peu particulière. L’équipe, composée de Sonia Seraidarian, Diana Lui et Jean-Christian Bourcart, ...
L'Invité·e Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : Les théâtre sont comme des navires… Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invitée, la commissaire d’exposition Emmanuelle Hascoët, conclut cette semaine en nous présentant le projet ...
News Le photographe indien Sridhar Balasubramaniyam remporte le Prix Saltzman 2026 Pour la troisième édition consécutive, Lisa Saltzman, en collaboration avec le CPW (Center for Photography at Woodstock), récompense un·e photographe émergent·e. Doté ...
Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : Les publications de Ariane Chemin et Guillaume Herbaut dans « Le Monde » 4 jours ago
Rencontre avec Danaé Panchaud, Centre de la photographie, Genève, santé mentale et enjeux de monstration des images 5 jours ago
Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 12 février 2026
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 9 février 2026
Masterclass Oeildeep : Voir venir la barbe bleue, un conte psychologique par Emmanuelle Corne 23 heures ago
« L’argument du rêve » à la Fondation Pernod Ricard : entretien Elodie Royer, commissaire 2 jours ago