Carte blanche à Emmanuel Fagnou : Photo sociale, de la difficulté à trouver la bonne distance avec la personne photographiée 3 jours ago
Ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille : hospitalité, co-création et activisme culturel ! 3 jours ago
De la rue Legouvé au Marais : les 20 ans des Douches la galerie. Entretien avec Françoise Morin 6 jours ago
Nan Goldin et les années 80 en images à la Collection Lambert : rencontre Stéphane Ibars, directeur artistique 19 mai 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Guerre de Troie “Champs de bataille” par Estelle Pereira 2 jours ago
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Méduse par Anthony Micallef, traversée intime entre héritage et métamorphose 22 mai 2026
Saison Méditerranée 2026 : Autoroute Tanger-Marseille الطريق السيار طنجة – مرسيليا, rencontre Amina Mourid, Think Tanger 2 jours ago
Ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille : hospitalité, co-création et activisme culturel ! 3 jours ago
L'EditionPhoto 4ème numéro de la revue belge de photographie « Tropical Stoemp » Frédéric Martin4 février 2025 Partager Partager Les éditions belges Le Mulet publient très régulièrement un délicieux objet sous forme d’une revue nommée Tropical Stoemp. Celle-ci propose à des photographes, via un appel à participation, de répondre à une chanson. Il y a eu Depeche Mode ou Soundgarden ; cette fois-ci, il s’agissait de faire écho à la chanteuse belge Sandra Kim et à son hymne, J’aime la vie, qui, rappelons-le, fût le seul morceau de la Belgique primé par l’Eurovision ! Mais un stoemp, plat belge emblématique à base de légumes, saurait-il être tropical ? Comme la pizza aux ananas ? Et bien oui ! Et ce quatrième opus révèle à quel point des thèmes comme ceux de l’amour, de la joie, du bonheur peuvent être porteur et nous amener dans la chaleur des tropiques. Toutefois, nous sommes ici chez Le Mulet, et Matt Van Assche et Simon Vansteenwinckel font preuve encore et encore de cet esprit un peu potache, décalé, qui est une partie de leur marque de fabrique. Alors que trouve-t-on dans ce stoemp là ? © Sandra Kim De tout, de tout et surtout de tout ! Des couples qui s’enlacent, des saucisses, des torses velus avec des diamants bien kitsch, des petits chiens et des potes de bar, des frites bien entendu, et un renard, des mômes qui grimacent, des tatouages Love, une perruche et un string à perle, des enfants encore ; de la joie, de la gaieté et de l’amour. Cerise sur le gâteau à la chantilly, Sandra Kim a donné quelques photographies lui appartenant et qui illustrent on ne peut mieux le propos. Bref, c’est joyeux et déglingué, ça donne envie de rire, de boire un verre, et surtout, surtout de ne pas se prendre au sérieux. Parce que si ce numéro de Tropical Stoemp propose quelque chose (oui, on propose chez Le Mulet, on invite, on donne à voir, mais en général, on n’oblige pas le regard, et ça pourrait d’ailleurs faire école chez celles et ceux qui veulent faire un livre de photographies.), c’est bien de décentrer notre regard. © Jean-Marc Chapa © Nicolas Portnoi En préambule, il y a cette phrase qui résume l’esprit du lieu : « N’oubliez jamais que l’amour, ce n’est pas sale. ». À une époque pleine de Donald Trump, Elon Musk, Marc Zuckerberg, qui vantent complètement autre chose que la simple joie de vivre, il faut des livres comme celui-ci. Certes, on peut se contenter du premier degré de lecture, rire devant quelques images drolatiques, se rappeler que Sandra Kim chantait au même moment que Samantha Fox (et donc se rappeler que celle-ci a beaucoup tarabusté les fantasmes adolescents), et trouver sympathique l’assemblage des images. Mais on peut aussi décentrer un peu son regard et se rendre compte que notre monde ne prête plus vraiment à sourire et qu’il faut des îlots de résistance semblables à cette revue. Parce que vivre est un art, et vivre joyeux un art encore plus complexe. En lisant Tropical Stoemp 4, face à ces images de T-shirt Johny, de grimaces cockpitiennes, de fleurs fanées et de slows enamourés, naît le sentiment qu’après tout, il faut peut-être faire un peu plus attention à ce qui nous entoure et écouter bien moins les sirènes apocalyptiques des informations. Et ce sont des auteurs belges, ce peuple dont on se moque un peu souvent avec cette suffisance franco-française, qui ouvrent la voie. © Lily Levy Lajeunesse Il y a des bonheurs simples, il y a des gens simples aux bonheurs simples, et qui sommes-nous finalement pour les juger ? Personne. Par contre, nous pourrions nous inspirer de l’amour qu’ils ont pour des choses aussi disparates que la bonne chair, la danse, ou l’humour. Non vraiment l’amour ce n’est pas sale, et même si ça le devient, c’est parce que c’est vraiment de l’amour justement. Merci donc aux éditions Le Mulet de montrer ce que nous ne voyons plus ou que nous regardons mal, merci de redonner foi et envie au verbe aimer. Surtout merci de nous dire : J’aime la vie ! INFORMATIONS PRATIQUES Tropical Stoemp #4 Les éditions Le Mulet 94 pages Offset print / 22 x 28 cm / Soft cover with yellow hot stamping Avec des images de : Romain Bagnard, Gil Barez, Vincen Beeckman (archives), Jean-Baptiste Bonhomme, Benoît Capponi, Raphaël Carette, Matteo Cavalera, Jean-Marc Chapa, Patrick Cockpit, Léa Crouzat, Philippe Dollo, Agata Emma, Rodolfo Franchi, Stéphane Goin, Laurent Hou, Manu Jougla, Sandra Kim (archives), Patrick Lambin, Lili Lévy-Lajeunesse, Adolphe Maillot, Hans Marty, Kathleen Missud, Vincent Mourlon, Barbora Nebeska, Stefan Nieland, Nicolas Portnoï, Isabelle Scotta, Rafael Tanaka Monzo, Mathieu Van Assche, Simon Vansteenwinckel 18€ https://www.lemulet.com/edition/tropical-stoemp-04/ Marque-page0
Photo Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Guerre de Troie “Champs de bataille” par Estelle Pereira Cette semaine, nous poursuivons la restitution de la masterclass Œildeep consacrée au collectif Bal des Rejetons. Sonia Seraidarian, Diana Lui et Jean-Christian ...
Photo Masterclass Oeildeep : Les Corps Célestes de Martine Guillemain Parallèlement à la restitution de la masterclass Œildeep consacrée au collectif Bal des Rejetons, nous poursuivons celle de la masterclass achevée en ...
Evénements « Ici grand ouvert », SMITH au MAC VAL : un.e interview « désidérée » et décloisonnée ! « Tenir tête à l’érosion de la raison, de la sensibilité, de la morale. Refuser l’anesthésie qui nous rend passifs face à ...
L'Edition Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray
Carte blanche à Emmanuel Fagnou : Photo sociale, de la difficulté à trouver la bonne distance avec la personne photographiée 3 jours ago
Ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille : hospitalité, co-création et activisme culturel ! 3 jours ago
De la rue Legouvé au Marais : les 20 ans des Douches la galerie. Entretien avec Françoise Morin 6 jours ago
Nan Goldin et les années 80 en images à la Collection Lambert : rencontre Stéphane Ibars, directeur artistique 19 mai 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Guerre de Troie “Champs de bataille” par Estelle Pereira 2 jours ago
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Méduse par Anthony Micallef, traversée intime entre héritage et métamorphose 22 mai 2026
Saison Méditerranée 2026 : Autoroute Tanger-Marseille الطريق السيار طنجة – مرسيليا, rencontre Amina Mourid, Think Tanger 2 jours ago
Ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille : hospitalité, co-création et activisme culturel ! 3 jours ago