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Partager Partager Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invitée de la semaine, Évelyne Coillot, fondatrice de la maison d’édition La Fabrique du signe, pousse un coup de gueule ! Elle réclame plus de visibilité pour les femmes photographes, davantage d’inclusivité et la fin des violences sexistes dans le secteur de la culture. Dans ses prochains projets éditoriaux, Évelyne Coillot entend d’ailleurs mettre en lumière ces femmes artistes, en valorisant leur travail et en donnant voix à celles qui restent trop souvent dans l’ombre. Je suis une femme, dans la soixantaine, blanche, cis-genre, mère de famille, de parents petits bourgeois, à gauche depuis mes 16 ans et féministe depuis mes 16 ans. Je suis contre l’injustice, toutes les injustices et les discriminations. (ce texte est très inspiré d’un écrit de Laure Adler dans son livre « La voix des femmes »). Il se passe des choses intéressantes actuellement depuis le mouvement #Meetoo, qui a déclenché une prise de conscience quant au respect des droits des femmes. Ces femmes ont amené à s’élever contre des injustices, le sexisme, les stéréotypes et à une conscience de la fluidité des genres, une liberté possible. Je suis ravie d’entendre ces mots féministes de mansplaining, manspreading, manterrupting. Les mots sont importants pour cerner les comportements conscients ou inconscients des hommes. Je dis merci à #Meetoo et toutes ces jeunes femmes d’avoir si bien repris le flambeau. Savoir que 100% des femmes ont ou auront subi des violences psychologiques et/ou sexuelles fait froid dans le dos. J’ai moi-même subi certaines de ces violences du patriarcat, violences de genre, violences sexistes et sexuelles. La culture n’est pas épargnée, la photographie non plus. A la parution du second livre-objet fait avec André Mérian, j’ai eu droit à des « André Mérian, c’est votre «ami»? », qui tentait de disqualifier mon travail par, au mieux, un évident copinage… Toujours la sensation de devoir en faire plus que les hommes. J’ajoute l’âgisme ?! Non, ok. Au XXIème siècle, nous sommes encore dans un rapport social homme/femme sous-jacent à une discrimination des actions des femmes. La disqualification verbale peut vite arriver dans les conversations, tout comme les mauvaises vannes. Il y a des hommes féministes et je suis une optimiste. Les changements ne se feront pas sans nous ensemble avec la perspective de relation ouverte, équitable et attentive avec les femmes et toutes les personnes LGBTQIA+ qui nous entourent. Et pour mes prochains prochains, je donne la priorité aux femmes photographes ! Belle année 2026 bienveillante ! Marque-page0
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