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Quand certains visent l’instant décisif, d’autres aspirent secrètement au “gasp”. Gasp ? Un mot emprunté à nos voisins anglophones qui résume parfaitement cette très brève inspiration de surprise qu’espèrent ressentir les photographes de rue lors de leurs errances citadines à l’affût de ces petits accidents qui transforment le banal en extraordinaire… Voici aujourd’hui la 2ème édition de cette revue en ligne

L’électron libre

La street photography est à la photographie ce que le hip hop est à la musique. En mouvement permanent, ses influences et ses approches sont tellement variées qu’il serait incorrect de la définir.

Représentante visuelle des cultures du monde et de leurs diversités, elle est le reflet de ses vies, ses lumières, ses couleurs, ses contrastes, ses silences, ses effervescences, ses familiarités, ses absurdités, ses bizarreries, ses tragédies. Sa beauté réside dans la banalité. A l’instant où vous vous levez. Au moment où vous franchissez le palier de votre porte. Dans le bus. Le métro. Quand vous buvez un verre avec des amis. Pendant des vacances en famille. Sur la route. Une aire d’autoroute. Au milieu de la nature. Lorsque vous errez les rues de votre ville. Elle est documentaire. Puis le lendemain, elle s’affranchit de cette caractéristique. On ne peut pas lui retirer un rôle de mémoire. Le temps lui donne souvent raison.

Enfin elle est un électron libre. Peut être aussi parce que notre civilisation est libre. Cette liberté fragile est précieuse. La promouvoir, c’est aussi vouloir la protéger et défendre l’histoire de nos quotidiens.

Jérôme Lorieau

Accédez à la deuxième édition de GASP (Bimestrielle)
>> http://hanslucas.com/mag/gasp02

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