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Partager Partager Pour sa première carte blanche, notre invité de la semaine, Claude Belime – fondateur et directeur du Centre d’Art et de Photographie Lumière d’Encre (CAPLE) – partage avec nous les motivations de son engagement en faveur de la photographie et de la création au sein d’un territoire rural comme Céret, petite commune des Pyrénées-Orientales. Cette tribune est également l’occasion d’alerter sur le destin des actions culturelles face à la financiarisation du monde et aux coupes budgétaires qui s’annoncent. Faire vivre un centre d’art contemporain dédié à la photographie aux confins de la France, en territoire rural, c’est engager un véritable acte de militantisme culturel. Céret, petite ville de 8 000 habitants, porte en elle une histoire artistique exceptionnelle. Dans les années 1920, elle fut un foyer incandescent de modernité où se côtoyaient Soutine, Picasso, Chagall ou encore Braque. De cette effervescence est né le Musée d’Art Moderne, aujourd’hui cœur battant de la cité, dont les 75 000 visiteurs annuels irriguent un écosystème culturel solide. Lumière d’Encre, qui existe depuis 17 ans, bénéficie naturellement de ce rayonnement. Mais cette situation privilégiée ne suffit pas à gommer les réalités géographiques : nichée dans les Pyrénées-Orientales, Céret est la sous-préfecture la plus éloignée de Paris. Cet isolement crée un déficit de notoriété qui pèse sur le développement de nos actions. Proposer six expositions par an, organiser un festival annuel, accueillir plusieurs artistes en résidence, irriguer le territoire par nos médiations envers tous les publics et répondre à de nombreux appels à projets transfrontaliers se fait souvent dans une grande solitude, doublée d’une certaine indifférence institutionnelle. Centre d’Art et de Photographie Lumière d’Encre (CAPLE) à Céret © Jean-Claude Liehn Soutenir la création est aujourd’hui un engagement vital. Accueillir dignement, rémunérer décemment et accompagner les artistes dans leur découverte du territoire, dans leurs recherches et dans leur professionalisation est notre mission. Si la photographie et plus largement l’art contemporain est un espace de recherche, il ne peut s’épanouir dans un désert. La création naît de la rencontre, du partage, de l’échange : nous avons besoin des autres pour construire des expériences, imaginer des possibles. Au Centre d’Art, nous défendons une forme d’excellence, loin des chapelles et des discours creux, une excellence accessible à tous. Notre programmation variée tisse des passerelles entre les propositions afin d’accompagner les publics d’une découverte à une autre. Offrir le travail des photographes aux habitants, aux touristes, aux passants, à celles et ceux qui n’avaient pas prévu de venir, à ceux qui pensaient que l’art n’était pas pour eux ou n’osaient pas franchir la porte est notre credo. Nous y parvenons grâce à une programmation qui dépasse nos murs, mêlant recherche plus exigeante et expositions plus directement accessibles et associant des actions culturelles fortes pour briser ce « plafond de verre » qui tient encore tant de personnes à distance de la culture. C’est un acte profondément politique. Accompagner les publics dans les pratiques et les propositions artistiques est au cœur de notre mission. Penser, imaginer, partager ensemble, être à la fois chercheurs et « appreneurs », toujours en mouvement. C’est également travailler avec toutes les structures liées au territoire et nouer des relations pérennes au-delà de nos frontières immédiates, notamment avec nos voisins catalans, puis plus largement encore avec d’autres centres d’art de même échelle dans le pays et ailleurs. Au bout de la France, à la lisière de la ruralité, dans un département en souffrance, nous avons à cœur de présenter de la création photographique contemporaine. Mais l’éloignement impose des contraintes souvent sous-estimées par nos tutelles, difficultés de déplacement pour les publics et notamment les écoles en raison de la diminution des moyens de transport, éloignement des centres urbains où vivent la plupart des artistes, qui nous oblige à inventer des dispositifs pour rendre leurs venues économiquement viables, faiblesse structurelle des financements privés et publics, qui limite la constitution d’équipes suffisamment étoffées pour développer la médiation et chercher d’autres soutiens, population vieillissante qui impose un travail renforcé en direction de la jeunesse, difficulté chronique à recruter des professionnels formés, y compris pour les services civiques, en raison de l’éloignement des centres de formation. Nous sommes une délégation de service public culturel, au plus près des artistes, au plus près des publics. Mais que devient-il lorsqu’il est fragilisé et laminé par les restrictions budgétaires ? Notre engagement est politique. Résistera-t-il à la financiarisation du monde et aux coupes budgétaires qui s’annoncent ? Nous voulons y croire. Passionnément. INFORMATIONS PRATIQUES Lumière d'Encre47 rue de la République 66400 Céret sam18oct(oct 18)10 h 00 min2026sam03jan(jan 3)18 h 00 minSandrine ExpillyJ’ai rêvé que tu m’emmenaisLumière d'Encre, 47 rue de la République 66400 Céret Détail de l'événementPhoto : © Sandrine Expilly / Signatures « J’ai rêvé que tu m’emmenais sur un blanc sentier, parmi la verte campagne, vers l’azur des sierras, vers les montagnes bleues (…) » Détail de l'événement Photo : © Sandrine Expilly / Signatures « J’ai rêvé que tu m’emmenais sur un blanc sentier, parmi la verte campagne, vers l’azur des sierras, vers les montagnes bleues (…) » Antonio Machado « J’ai rêvé que tu m’emmenais. Ce vers d’Antonio Machado résonne en moi comme une invitation au voyage, à la fois réel et intérieur. Cette série de photographies rend compte d’une expérience du territoire du Vallespir et de la région des Pyrénées-Orientales, vécue dans le cadre d’une résidence de création au cours d’une année. Le temps de la résidence est un temps d’expérimentation, loin des commandes : un temps précieux, un temps de recherche, de réflexion et de jeu. Adolescente, mon premier contact avec l’Espagne fut un choc esthétique. Ce voyage scolaire fut jalonné de découvertes artistiques fondatrices : Guernica de Picasso au Prado, l’obscurité saisissante de Goya, l’énigmatique clarté des Ménines de Velázquez, puis, au retour, la folie créative de Dalí à Figueres et, plus tard, l’univers matiériste à la Fondation Antoni Tàpies. Ensuite Buñuel, Almodóvar, Cervantès, García Lorca… autant de voix, de visions, qui ont marqué durablement ma mémoire visuelle et très tôt m’ont nourrie. À Céret, le Musée d’Art Moderne est venu réactiver et prolonger ces rencontres. Les oeuvres de Tàpies, par leur matière vive me rappelant les parois rocheuses de mes Alpes natales. Car, en parallèle des oeuvres, les traditions catalanes se sont imposées à mon regard. Elles sont vivantes, traversent les générations par des gestes, des récits transmis oralement, des fêtes populaires qui résistent au temps. Du Haut- Vallespir et sa Fête de l’Ours aux processions, des géants aux cap grossos, d’un bout à l’autre du territoire, une galerie de personnages singuliers a enrichi les histoires que je me raconte autant que celles que l’on me conte. Chaque personne rencontrée, chaque paysage m’a emmenée dans son histoire, présente ou passée, au coeur du Vallespir et au-delà. Dès lors, mon travail s’est construit comme un tissage : je brode, j’assemble, je mélange, j’ajuste, je trace des lignes dans une vision subjective nourrie de ces multiples influences, dans un jeu de vrai/faux, en dehors des guerres d’identités. » Sandrine Expilly Sandrine Expilly est née à Grenoble et vit à Paris. Elle effectue ses premiers pas de photographe pour le journal Libération. Son travail se distingue par son approche unique du portrait, en interaction avec son environnement et la mise en scène. Ses oeuvres, inspirées par la peinture et le cinéma, se composent de portraits et d’instantanés colorés. En plus de sa recherche et de son travail personnel, elle met à profit son talent lors de collaborations pour la presse française et internationale (Le monde, Libération, Les Jours, Télérama, Serge, Opéra, etc.). Elle travaille également avec l’édition, la musique, la culture, l’univers du luxe et répond à des commandes publiques et institutionnelles. Elle a participé à diverses expositions personnelles telles que le Mois de la photographie de Paris à l’hôtel de Soubise, Centre culturel français de Rotterdam Pays-Bas etc. ainsi qu’à des expositions collectives à la galerie Signatures One to One, 10/10 Choral, etc. Ses photographies font partie de collections publiques comme la Bibliothèque Nationale de France et de collections particulières. En parallèle elle mène une recherche personnelle sur le paysage. Sa première monographie d’auteur « Val » est parue aux éditions Trans Photographic Press en 2018, déclinée sous la forme d’une exposition parcours dans le cadre de « Paysage>Paysages » Isère culture, puis présentée dans une exposition collective au festival L’OEil urbain à Corbeil-Essonnes. En 2022, ses photographies réalisées pour le service Patrimoines et inventaire d’Ile-de-France sont publiées dans l’ouvrage collectif Ré-Inventaire « Côté Jardin » aux éditions Loco/Région Île-de-France. Sandrine Expilly est représentée par Signatures, maison de photographes depuis sa création en 2008. Dates18 Octobre 2025 10 h 00 min - 3 Janvier 2026 18 h 00 min(GMT+00:00) LieuLumière d'Encre47 rue de la République 66400 CéretOther Events Lumière d'Encre47 rue de la République 66400 CéretOuvert du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h et sur rendez-vous en dehors de ces horaires Lumière d'Encre Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
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