Carte blanche à Magali Blénet : Le Centro de Fotografia Manuel Alvarez Bravo, la photographie sous toutes ses formes 5 jours ago
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 24 heures ago
La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu 26 janvier 2026
Rencontre Victoire Inchauspé à la galerie Jousse Entreprise : solo show « Armoires vides » 2 minutes ago
« Crois à toute mon amitié » : La Fresnaye/Lotiron. Rencontre avec Françoise Lucbert, Université Laval (Québec) et spécialiste de la Section d’Or 4 jours ago
Stéphanie Pécourt, Centre Wallonie Bruxelles-Paris : « Deep Fields », le Vaisseau catalyseur de réalités dissidentes et non explorées, 69ème Salon de Montrouge 5 jours ago
Partager Partager Chaque mois, dans notre rubrique Agenda, nous référençons des centaines de nouveaux événements photographiques en France. Pour ce nouveau mois de février, nous avons choisi de mettre en lumière une sélection spéciale de la rédaction : des expositions photographiques incontournables qui ouvrent leurs portes à Paris et en région ! Qu’il s’agisse de grands noms de la photographie contemporaine ou de jeunes talents à découvrir, ces rendez-vous culturels promettent de belles émotions visuelles. Et vous, quelles expositions prévoyez-vous de visiter en ce mois de février ? À Paris Dana Lixenberg, Tupac Shakur, 1993 © Dana Lixenberg Courtesy de l’artiste et GRIMM Amsterdam | London | New York La Maison Européenne de la Photographie inaugure son nouveau cycle d’expositions sous la direction de Julie Jones, nouvelle directrice de la célèbre institution parisienne. Dès demain, vous pourrez découvrir la première rétrospective consacrée à l’artiste néerlandaise Dana Lixenberg. L’exposition explore plus de trente ans d’un travail exigeant et profondément humain : ces images composent un portrait pluriel de l’Amérique contemporaine. Toujours dans le Marais, vous pourrez découvrir le travail de l’artiste photographe et chercheuse iranienne Hannah Darabi à travers son exposition Tehran: Testimonies 2016–2026 à la galerie Ithaque. Ses photographies sont mises en dialogue avec des témoignages d’habitant·e·s recueillis lors du blackout d’Internet, dans le contexte de la répression sanglante, impitoyable et inédite menée par la République islamique contre des manifestant·e·s non armé·e·s. La galerie Sit Down présente Sous Terre, un travail mémoriel d’Antoine Lecharny des fusillades massives de Juifs en Europe de l’Est et dans les pays baltes au début des années 1940. Les camps de concentration n’ont pas été les seuls théâtres de ces massacres, en photographiant les paysages de territoires marqués par l’histoire, le photographe fait ressurgir un pan encore méconnu de la Shoah. Série Sous terre, Sans titre #27, Lituanie, 2023Tirage pigmentaire sur papier Fine Art© Antoine Lecharny courtesy galerie Sit Down La Maison Européenne de la Photographie5/7 Rue de Fourcy 75004 Paris mer11fev(fev 11)11 h 00 mindim24mai(mai 24)20 h 00 minDana LixenbergAmerican WorksLa Maison Européenne de la Photographie, 5/7 Rue de Fourcy 75004 Paris Détail de l'événementPhoto : Dana Lixenberg, Tupac Shakur, 1993 © Dana Lixenberg Courtesy de l’artiste et GRIMM Amsterdam | London | New York La MEP est fière de présenter American Images, une première Détail de l'événement Photo : Dana Lixenberg, Tupac Shakur, 1993 © Dana Lixenberg Courtesy de l’artiste et GRIMM Amsterdam | London | New York La MEP est fière de présenter American Images, une première rétrospective consacrée à l’artiste néerlandaise Dana Lixenberg. L’exposition explore plus de trente ans d’un travail exigeant et profondément humain : ces images composent un portrait pluriel de l’Amérique contemporaine, où célébrités et sujets moins connu·es sont abordé·es avec la même considération et représenté·es avec dignité. Née à Amsterdam, Dana Lixenberg s’installe à New York en 1989 et développe une approche photographique fondée sur la lenteur, l’écoute et l’attention portée à la relation. Artiste étrangère observant les États-Unis avec une distance lucide, nourrie par son éducation progressiste, Lixenberg interroge avec délicatesse les mythes du rêve américain. Ses portraits constituent un contre-récit aux représentations dominantes de l’Amérique – un regard dont l’actualité demeure frappante. Au centre de son oeuvre, l’humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un récit vivant de différentes communautés – des figures publiques aux personnes reléguées aux marges – en honorant la pleine humanité de chacun·e, au-delà de leur condition. Ses portraits, souvent dépourvus d’indices contextuels, empêchent les lectures réductrices : les célébrités y apparaissent avec une présence mesurée, tandis qu’ils offrent aux personnes moins connues un espace où s’affirme leur singularité. Par une attention constante aux détails et aux nuances, elle se tient à distance des stéréotypes et atteint une justesse visuelle qui confère à son travail une dimension d’acte de soin. Au coeur de son travail se trouve la « danse lente » avec ses sujets. Son approche posée et son respect profond permettent d’établir un véritable lien, inscrit sur la durée. L’usage de la chambre 4 × 5 pouces transforme chaque séance en moment de dialogue intime, ancré dans l’instant partagé. À partir des années 1990, ses commandes pour Vibe, The New York Times Magazine, Interview, i-D, The New Yorker, Newsweek ou Rolling Stone donnent naissance à de nombreux portraits de figures de la culture populaire, parmi lesquels John McEnroe, Isaac Hayes, Whitney Houston, Iggy Pop ou Kate Moss. Certaines de ces images, notamment celles de Biggie Smalls ou encore Tupac Shakur, ont depuis devenues iconiques. Parallèlement à son travail éditorial, Dana Lixenberg a développé plusieurs projets personnels, parmi lesquels Imperial Courts occupe une place centrale. Entamé au début des années 1990, ce projet au long cours se concentre sur les habitant·es d’un ensemble de logements sociaux à South Central Los Angeles. Au fil de plus de trois décennies, elle y est retournée à de nombreuses reprises, développant un corpus complexe qui se déploie à distance des récits familiers et des représentations médiatiques. L’installation vidéo Imperial Courts (2015) prolonge cette immersion dans le quotidien. D’autres projets élargissent encore son exploration de l’Amérique contemporaine : auprès de familles sans-abri à Jeffersonville, dans l’Indiana, ou dans le village iñupiaq de Shishmaref en Alaska, menacé par la fonte du pergélisol. L’exposition comprend également des images réalisées avec des Polaroids 4×5 pouces. Lixenberg les utilise comme des outils de travail et de partage, instaurant un climat de confiance et constituant aujourd’hui un témoignage intime de plusieurs années de rencontres. Dates11 Février 2026 11 h 00 min - 24 Mai 2026 20 h 00 min(GMT-11:00) LieuLa Maison Européenne de la Photographie5/7 Rue de Fourcy 75004 ParisOther Events La Maison Européenne de la Photographie5/7 Rue de Fourcy 75004 ParisMardi, mercredi et vendredi de 11h à 20h , le Jeudi de 11h à 22h et le week-end de 10h à 20h. Fermeture des caisses 30 minutes avant Fermeture. Entrée : Plein Tarif : 10 € / Tarif Réduit : 6 € La Maison Européenne de la Photographie Get Directions CalendrierGoogleCal Ithaque - Chambre noire5 Rue Des Haudriettes 75003 Paris jeu05fev(fev 5)14 h 30 minsam21mar(mar 21)19 h 00 minHannah DarabiTehran: Testimonies 2016–2026Ithaque - Chambre noire, 5 Rue Des Haudriettes 75003 Paris Détail de l'événementPhoto. Moment # 68, Hannah Darabi, 2016 Devenue capitale au XIXᵉ siècle, Téhéran s’est développée comme une vitrine du pouvoir, façonnée par une modernisation durable mêlant influences iraniennes et européennes. Au Détail de l'événement Photo. Moment # 68, Hannah Darabi, 2016 Devenue capitale au XIXᵉ siècle, Téhéran s’est développée comme une vitrine du pouvoir, façonnée par une modernisation durable mêlant influences iraniennes et européennes. Au début des années 2000, Hannah Darabi envisage de photographier sa ville natale, mais se heurte à l’impossibilité de saisir une ville immense, chaotique et en perpétuelle transformation. À partir de 2013, avec la série Haut, Bas, Fragile, elle cherche à s’éloigner des images médiatiques de conflit pour montrer une vie ordinaire, telle qu’elle l’a connue, et apaiser sa relation à la ville. « Au début des années 2000, alors que je suivais des études de photographie à l’Université de Téhéran, photographier Téhéran, ma ville natale, m’apparaissait inconcevable, alors même que j’éprouvais un sentiment d’appartenance inédit à la ville. Nous arpentions l’avenue Enghelab, où se situe l’Université de Téhéran, pour découvrir les dernières publications littéraires et philosophiques dans les nombreuses librairies du quartier, faire une pause autour d’un café à la merveilleuse pâtisserie Faranseh (France en persan), ou encore participer aux rassemblements étudiants organisés par les facultés alentour. » – Hannah Darabi Aujourd’hui, dans le contexte de la répression sanglante, impitoyable et inédite de la République Islamique contre des manifestant·e·s non armé·e·s, ces photographies sont mises en dialogue avec des témoignages d’habitant·e·s recueillis lors du blackout d’Internet de janvier 2026. Hannah Darabi (née en 1981 à Téhéran, Iran) est une artiste photographe et chercheuse iranienne basée à Paris. Son travail explore les relations entre image, histoire et mémoire collective, notamment autour de l’Iran contemporain et de sa diaspora. Lauréate du Prix Elysée 2025, son œuvre est présente dans plusieurs collections publiques internationales. Dates5 Février 2026 14 h 30 min - 21 Mars 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuIthaque - Chambre noire5 Rue Des Haudriettes 75003 ParisOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal Galerie SIT DOWN4, rue Sainte Anastase 75003 Paris ven13fev(fev 13)14 h 00 minsam25avr(avr 25)19 h 00 minAntoine LecharnySous terreGalerie SIT DOWN, 4, rue Sainte Anastase 75003 Paris Détail de l'événementSérie Sous terre, Sans titre #27, Lituanie, 2023 Tirage pigmentaire sur papier Fine Art © Antoine Lecharny courtesy galerie Sit Down “Sous la terre, sous les arbres, sous le pavé des Détail de l'événement Série Sous terre, Sans titre #27, Lituanie, 2023 Tirage pigmentaire sur papier Fine Art © Antoine Lecharny courtesy galerie Sit Down “Sous la terre, sous les arbres, sous le pavé des trottoirs, des ruines de synagogues et des fosses pleines d’ossements. Ce qu’on voit en surface remplace ce qu’on ne peut plus voir. Une ville rendue à sa banalité. Les herbes ne sont plus calcinées et les balles ont disparu. Ici, tout me sépare de la profondeur des lieux. Des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes juifs conduits de force sur les collines de la ville pour y être abattus et entassés sur les corps nus de ceux qui les ont précédés, il ne reste quasiment aucune trace. Ni monument, ni repentir. Seule une pierre gravée et dressée au milieu des ronces, à l’abri des regards, échappe à l’effacement.” Entre 2021 et 2024, Antoine Lecharny a entrepris un travail photographique consacré à la mémoire des fusillades massives des Juifs en Europe de l’Est et dans les pays Baltes. En l’absence d’importantes traces visibles de ces massacres, il a photographié des paysages retournés à une relative banalité qui dit l’oubli palpable de l’Histoire à l’oeuvre. Antoine Lecharny est un photographe et artiste plasticien né en 1995. Son travail, exposé et primé en France comme à l’étranger (prix du jury du Festival Planches Contact, prix du public des Boutographies, prix Paris Match…), fait partie de plusieurs collections publiques et privées, dont celle de Marin Karmitz. Lauréat du prix Audi Talents aux côtés de l’artiste Henri Frachon, il expose en 2021 le projet sculptural Disegno Astratto au Palais de Tokyo. La galerie Sit Down accueille en 2023 sa première exposition personnelle à Paris, Côté fenêtre. En 2025, il reçoit le Prix Gomma Grant B&W qui distingue son travail au long cours consacré à la mémoire des fusillades massives des Juifs en Europe de l’Est et dans les pays baltes, lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce projet, intitulé Sous terre, fait également l’objet d’une publication parue en novembre 2025 aux Éditions d’une rive à l’autre, comprenant un texte de l’historienne Annette Becker. La même année, il est finaliste du Prix Le BAL ADAGP avec son projet Feu Stalinstadt et figure parmi les trois artistes lauréats soutenus par Sarah Moon dans le cadre du Grand Prix de l’Académie des beaux-arts. Dates13 Février 2026 14 h 00 min - 25 Avril 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuGalerie SIT DOWN4, rue Sainte Anastase 75003 ParisOther Events Galerie SIT DOWN4, rue Sainte Anastase 75003 ParisLa galerie est ouverte du mardi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 12h à 19h Galerie SIT DOWN Get Directions CalendrierGoogleCal Robert Capa photographié par Gerda Taro, Ségovie, Espagne, mai-juin 1937. Gerda Taro/International Center of Photography/Magnum Photos À partir du 18 février, le Musée de la Libération de Paris inaugure son exposition consacrée à l’une des figures majeures du photojournalisme : Robert Capa. L’occasion de redécouvrir le style Capa à travers une relecture contextualisée de son œuvre. Plus de soixante tirages de presse d’époque sont présentés aux côtés de magazines, ouvrages, documents et objets personnels. Dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, deux expositions à ne pas manquer : celle de Fiora Garenzi, lauréate de la Bourse Laurent Troude, qui présente une série sur son lien à la Corse à la Maison des Photographes ; et Faire Front, une exposition collective présentée à l’IMMIXGalerie, autour d’un imaginaire de la résistance, à l’heure où le monde s’enfonce dans des conflits et où les valeurs humanistes sont mises à mal. Un appel à faire front et à résister ! © Francesca Dal Chele Musée de la Libération de Paris. Musée du Général Leclerc. Musée Jean Moulin 4, avenue du Colonel Rol-Tanguy Place Denfert Rochereau 75014 Paris mer18fev(fev 18)10 h 00 mindim20déc(déc 20)18 h 00 minRobert Capa, photographe de guerreMusée de la Libération de Paris. Musée du Général Leclerc. Musée Jean Moulin, 4, avenue du Colonel Rol-Tanguy Place Denfert Rochereau 75014 Paris Détail de l'événementPhoto : Robert Capa photographié par Gerda Taro, Ségovie, Espagne, mai-juin 1937. Gerda Taro/International Center of Photography/Magnum Photos Une bonne photo, « c’est le condensé de l’événement tout entier » disait Détail de l'événement Photo : Robert Capa photographié par Gerda Taro, Ségovie, Espagne, mai-juin 1937. Gerda Taro/International Center of Photography/Magnum Photos Une bonne photo, « c’est le condensé de l’événement tout entier » disait Robert Capa. Robert Capa a inventé un style : le photographe de guerre, l’œil rivé à l’objectif, le scoop toujours à l’esprit. Témoin engagé, son regard a marqué durablement l’histoire du photojournalisme et a façonné la figure nouvelle du photographe de guerre. Le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin propose, avec la collaboration exceptionnelle de Magnum Photos, une relecture contextualisée de son œuvre. Plus de soixante tirages de presse d’époque sont présentés aux côtés de magazines, ouvrages, documents et objets personnels. Ensemble, ces cent soixante pièces retracent ainsi le parcours d’un jeune immigré hongrois devenu une icône de la photographie moderne. Le « style Capa », cette manière directe et immersive de photographier la guerre, a profondément influencé la profession, toujours exposée aux dangers du terrain. En 2024, selon Reporters sans frontières, cinquante-quatre journalistes ont encore perdu la vie dans l’exercice de leur mission, pour la plupart dans des zones de conflit. En présentant l’œuvre de Robert Capa, l’exposition offre un regard historique sur une réalité toujours actuelle : celle du risque à prendre pour rendre compte de la guerre. Le parcours de l’exposition s’ouvre sur les années de jeunesse et d’exil du jeune photographe, de Budapest à Berlin, de Berlin à Paris. En 1932, il parvient à faire publier une première photographie dans la presse allemande. Il prend le chemin de la France où sa compagne et lui-même se forgent de nouvelles identités et des personnalités «américaines» : les voilà devenus Robert Capa et Gerda Taro, astuce qui permet au photographe de vendre plus facilement leur production aux magazines. L’appareil Leica de «Bob» accompagne cette transformation. Le parcours se poursuit par l’évocation de la guerre civile en Espagne que le jeune couple rejoint en 1936. L’image légendaire du républicain espagnol fauché par des tirs devient l’emblème de cette guerre civile. Alors que Capa ouvre un atelier rue Froidevaux (Paris 14e), dont subsiste une machine à écrire, des boîtes de négatifs et des carnets de photographies, la mort de Gerda Taro en Espagne sonne la fin de la période d’insouciance : des hommages lui sont rendus dans la presse et son histoire est popularisée aux Etats-Unis. C’est ensuite la Seconde Guerre mondiale qui occupe une place centrale dans le parcours de Capa, photographe iconique du Débarquement le 6 juin 1944 et de la Libération de Paris. L’exposition retrace les trajets du photographe dans la capitale le 25 août 1944, photographiant l’entrée de la 2e division blindée dans la capitale et les combats près de l’Assemblée nationale. Le lendemain, Capa saisit la liesse des Parisiennes et Parisiens et les derniers tirs dans les rues de la ville. Après la guerre, vient le temps de la création de l’agence Magnum et des reportages dans un monde qui a retrouvé la paix par endroits, mais où la guerre continue de ravager d’autres lieux. Jusqu’à sa mort en mission en 1954, les photographies de Capa révèlent son souci de témoigner en images des conséquences des conflits sur les populations civiles. Ce projet est labellisé Bicentenaire de la Photographie par le Ministère de la Culture Avec la collaboration exceptionnelle de Magnum Photos. Commissariat : Sylvie Zaidman, directrice du musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin Michel Lefebvre, journaliste, spécialiste de Robert Capa Dates18 Février 2026 10 h 00 min - 20 Décembre 2026 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuMusée de la Libération de Paris. Musée du Général Leclerc. Musée Jean Moulin 4, avenue du Colonel Rol-Tanguy Place Denfert Rochereau 75014 ParisOther Events Musée de la Libération de Paris. Musée du Général Leclerc. Musée Jean Moulin 4, avenue du Colonel Rol-Tanguy Place Denfert Rochereau 75014 ParisOuverture du mardi au dimanche de 10h à 18h Musée de la Libération de Paris. Musée du Général Leclerc. Musée Jean Moulin Get Directions CalendrierGoogleCal La Maison des Photographes - UPP11, rue de Belzunce 75010 Paris mer04fev(fev 4)10 h 00 minjeu26(fev 26)18 h 00 minFiora GarenziNanna StranaLa Maison des Photographes - UPP, 11, rue de Belzunce 75010 Paris Détail de l'événementUn jour, ma mère m’a assise sur la banquette arrière de la 206 bleue nuit que j’avais toujours connue, le chien à mes pieds, et on a pris la route Détail de l'événement Un jour, ma mère m’a assise sur la banquette arrière de la 206 bleue nuit que j’avais toujours connue, le chien à mes pieds, et on a pris la route toutes les deux. On a quitté la banlieue parisienne, puis au bout, on est montées dans le ferry, et on a tout recommencé une deuxième fois, quelque part dans la Méditerranée. C’était compliqué, à l’époque tout l’était — et partir au soleil devait à coup sûr rendre les choses moins compliquées. J’ai grandi dans un village du nord de la Corse, tout au sud du cap. Je suis arrivée sur l’île à l’âge de huit ans, je l’ai quittée quand j’en ai eu dix-huit, un gros sac à dos sur mon dos, un petit sac à dos sur le torse. C’est étrange comme tout ce qu’on possède peut se résumer à peu. J’ai mis longtemps à avoir envie de revenir. Je ne sais pas vraiment ce qui définit une maison. Les poètes disent que ce sont des gens – d’autres, plus pragmatiques, que ce sont quatre murs et un toit familiers. J’ai toujours eu du mal à me sentir chez moi, dans tous les chez-moi où j’ai vécu. Et puis un jour, j’ai ressenti le besoin de répondre à cette question. Je crois que c’est parce qu’il y avait trop d’autres questions en suspens dans ma tête. Il fallait trouver une réponse à au moins l’une d’entre elles. En Corse, savoir qui tu es — à quel endroit tu appartiens, à quelle histoire —, un peu plus fatalement qu’ailleurs je crois, est inhérent à ta construction. L’héritage familial se transmet génération après génération. On est très attaché aux anciens et aux lieux. Quand j’étais adolescente, ma famille c’était ma mère, et l’histoire familiale, un sujet douloureux. J’avais l’impression qu’en comprendre les raisons comblerait un vide en moi. Et puis finalement, quand j’ai su, le vide était encore là. Alors, « chez moi », j’ai décidé que ce serait là-bas. Pas parce que je m’y sentais particulièrement à ma place mais simplement parce que je ne pouvais me remémorer aucun autre endroit. Je n’avais pas de souvenirs d’avant, et les années d’après, je les avais passées avec un sac sur le dos. Donc « chez moi », ça devait nécessairement être là. De plus, il y avait sur l’île deux personnes qui comptaient, deux raisons de revenir. Ça suffisait. Nanna Strana peut se traduire en corse par « l’étrange berceuse ». Dates4 Février 2026 10 h 00 min - 26 Février 2026 18 h 00 min(GMT+00:00) LieuLa Maison des Photographes - UPP11, rue de Belzunce 75010 ParisOther Events La Maison des Photographes - UPP11, rue de Belzunce 75010 ParisOuvert du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h La Maison des Photographes - UPP Get Directions CalendrierGoogleCal IMMIXGalerie116 quai de Jemmapes 75010 Paris jeu12fev(fev 12)10 h 00 minsam21mar(mar 21)19 h 00 minFaire FrontExposition collectiveIMMIXGalerie, 116 quai de Jemmapes 75010 Paris Détail de l'événementPhoto : © Francesca Dal Chele Images d’un imaginaire de la résistance Au moment où le monde s’enfonce dans des guerres plus ou moins larvées, les valeurs humanistes essentielles sont Détail de l'événement Photo : © Francesca Dal Chele Images d’un imaginaire de la résistance Au moment où le monde s’enfonce dans des guerres plus ou moins larvées, les valeurs humanistes essentielles sont mises à mal, il faut faire front, il faut résister. Woke devient une insulte ! Alors que la prise de conscience est indispensable. Sans qu’ils soient forcément directement impliqués dans la problématique, un certain nombre d’artistes travaille sur une vision de la nature et la place de l’homme. Faire front c’est résister, à l’adversité, à l’oppresseur, à la bêtise ambiante, à la communication/propagande… Faire front c’est montrer l’incurie, mettre en avant les micros-résistances, ne pas être passif, créer, bouger et ne pas faire frontière, mais les rendre poreuses. Faire front, comme le front des arbres d’une forêt qu’ils gardent tel un mur de soldats de la nature. « […] Il y a une affinité fondamentale entre l’oeuvre d’art et l’acte de résistance. Malraux dit une chose très simple sur l’art : « C’est la seule chose qui résiste à la mort ». Alors on pourrait dire, oui, l’art c’est ce qui résiste.[…] » (Gilles Deleuze) Cinq photographes, plasticiens·nes Une exposition organisée par Martial Verdier et TK-21 LaRevue (www.tk-21.com). Francesca Dal Chele Même si j’aime faire parfois un pas de côté dans ma relation à la photographie, je suis surtout photographe documentaire critique. D’où vient ce bruit à l’horizon ? est le troisième volet de ma trilogie interrogeant les dégâts sociaux et environnementaux dans la Turquie du capitalisme globalisé. Une rencontre avec Tarlabaşı, quartier déchu au coeur de l’Istanbul historique en proie à une gentrification menée par l’Etat et avec ses habitants vulnérables, souvent interlopes, définitivement attachants Christophe Galatry De la hauteur d’une frondaison naît un front ? À sa largeur qui fait se confondre une densité et une limite des bords de la photographie. Une confrontation de la coupure. L’image n’est pas de bois, elle peut signifier, et je marche à travers ces arbres qui donnent sens à ma présence en tant qu’humain les photographiant. Le regard porté sur ceux-ci est un révélateur de notre propre humanité altérée. Leur représentation fait acte. Arbres et végétations denses dans leur frontalité viennent à moi tel un mur. Forme de résistance ultime à l’abattage. Les arbres peuvent tomber, l’image doit rester, frapper et réarmer l’esprit de ‘nature’ sensible qui nous englobe. Katell Paillard À la recherche de chimères, d’objets énigmatiques, de rencontres étonnantes qui surgissent de l’ombre et des clairs-obscurs, je photographie le plus souvent lors de longues marches nocturnes en solitaire. La vision est souvent déjà capturée et il me faut parfois quelques secondes pour me rendre compte de ce que j’ai réellement devant les yeux. J’ai réalisé cette série en étant emportée par des sentiments contradictoires. Pourquoi sortir la nuit pendant des heures ? Est-ce le goût du risque ? Celui de la peur ou encore du hasard ? Qu’est-ce qui me hante ? Pourquoi ce besoin de solitude infinie ? La nuit, la vie est en suspens, les sens sont en éveil. J’ai le sentiment de disparaître dans la nuit et de plonger au plus profond de moi-même, d’être parfois absorbée par le néant. Je photographie sans forcément d’idées préconçues. Dans ce travail commencé en 2021, j’ai découvert que ces photographies font écho à ma solitude face à mes angoisses et la peur du vide. Peu à peu, je me suis rendu compte que mes états intérieurs semblent être retranscrits au travers du prisme photographique. Sophie Patry « Sophie Patry propose une photographie poétique, allusive et rêvée, lointaine et fragile, d’allure fantastique ou fantasmée, et d’extrême présence. Elle fouille à vif les mystères du visible. » Christian Noorbergen, critique d’art et conférencier Mon travail photographique s’inscrit dans un territoire incertain : le flou. À la prise de vue la perte de netteté devient un langage sensible, espace de respiration et de poésie. Le flou ouvre des images qui suggèrent plus qu’elles ne montrent, laissant affleurer une perception fragile, mouvante, proche de la mémoire, du rêve ou de l’oubli. Dans ces zones instables, la photographie ne cherche plus à saisir le réel, mais à l’approcher, à en éprouver la vibration. Elle interroge la frontière entre apparition et effacement. Olivier Perrot Une installation de près de 500 photographies couleur (9 x 13 cm) Les images donnent à voir des slogans, des invectives, des suppliques, des mots, des phrases, des jeux de mots, des rimes, des insultes, des métaphores… qui se juxtaposent pour former une nébuleuse de manifestations verbales du refus. Un refus collectif qui s’exprime dans la rue. Tous ensemble. Le parti pris est de ne pas montrer les visages mais seulement les mots, ceux qui circulent de mains en mains sur des cartons portés à bout de bras. Mises bout à bout, les images constituent une fresque de papier qui raconte une histoire ; celle des treize journées de manifestations de l’année 2023 contre la réforme des retraites. 13 journées pour dire et redire son opposition. Le dire avec humour (cette politesse du désespoir) ou détermination. Le dire pour s’élever contre la violence et l’injustice d’un choix politique présenté comme raisonnable. Faire front, ce n’est pas seulement s’opposer. C’est tenir ensemble. Et, dans le tumulte, ouvrir une brèche. Martial Verdier Des arbres de haute futaie font front devant un essart. Image de la résistance. Sur leur colline, ils dominaient la route, je passais devant eux pendant plusieurs jours et leur image s’est inscrite doucement dans mon esprit, jusqu’à ce que la photographie s’impose comme une évidence. C’est une métaphore de notre état, se tenir droit devant ceux que l’on a couchés. Derrière eux la forêt les soutient et ils la protègent. Résister c’est aussi être solidaires et unis. Dates12 Février 2026 10 h 00 min - 21 Mars 2026 19 h 00 min(GMT+00:00) LieuIMMIXGalerie116 quai de Jemmapes 75010 ParisOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal Preganziol, 1983 © Guido Guidi Cap vers le nord de Paris, au BAL et à la Little Big Gallery. L’institution parisienne consacre sa nouvelle exposition à l’œuvre de Guido Guidi, figure essentielle de la photographie européenne. Dans le 18ᵉ arrondissement, la Little Big Gallery présente La peau des autres, un travail au long cours mené conjointement par Estelle Lagarde, la photographe, et Karine, victime d’une tumeur cérébrale et en situation de handicap. À travers ce projet, cette dernière nous offre une véritable leçon de vie. LE BAL6, Impasse de la défense 75018 Paris ven20fev(fev 20)12 h 00 mindim24mai(mai 24)19 h 00 minGuido Guidi. Col tempo, 1956-2024Col tempo, 1956-2024LE BAL, 6, Impasse de la défense 75018 Paris Détail de l'événementPhoto : Preganziol, 1983 © Guido Guidi LE BAL rend hommage à Guido Guidi, figure essentielle de la photographie européenne. Depuis les années 1960, sa réflexion sur le langage de l’image Détail de l'événement Photo : Preganziol, 1983 © Guido Guidi LE BAL rend hommage à Guido Guidi, figure essentielle de la photographie européenne. Depuis les années 1960, sa réflexion sur le langage de l’image a donné naissance à l’une des poétiques du regard les plus marquantes de notre temps, qui prend corps, pour la première fois au BAL, en dix-huit séquences photographiques conçues par l’artiste, en collaboration avec le MAXXI Museo nazionale delle arti del XXI secolo à Rome. Guido Guidi, né en Italie en 1941, appartient à une génération d’artistes qui a profondément transformé le rapport entre langage photographique et perception du territoire. Son attention se porte aussi bien sur des fragments de paysages ordinaires, a priori sans qualité de La Romagne, région où il a toujours vécu, que sur des créations emblématiques signées par de grands noms de l’architecture. En accordant une importance égale au banal et au monumental, aux détails négligés comme aux formes établies, il va ainsi affirmer pas à pas une position radicale, au point d’être reconnu aujourd’hui par ses pairs comme une référence dans l’histoire du médium. Pour Guidi, « la relation avec ce que l’on regarde, la performance de la rencontre, est essentielle ». Explorer cette relation, c’est aussi envisager la photographie comme une « note », un humble « griffonnage », une « tentative ». Il affirme ainsi son rejet de toute complaisance envers l’image unique et l’oeuvre parfaite. Pour lui, « résoudre » une image, c’est tenter de concilier à la fois une réflexion sur la primauté de l’expérience du voir, sur la spécificité du médium qui l’enregistre et sur l’écoulement du temps. Il précise : « Je pense à une photographie entendue comme un processus de connaissance – je ne crois pas au résultat définitif – il n’existe que des étapes ». Au fil de prises de vue quotidiennes, non strictement typologiques ni sérielles, va se constituer peu à peu une archive poétique du territoire : une accumulation de points de vue, de variantes et de découvertes, d’allées et venues, de répétitions, de hasards et d’insistances, loin de toute recherche d’artifice ou de virtuosité. Les séquences photographiques dans l’exposition se déploient telle une ligne continue de plus de deux cents images. Elles retracent l’ensemble de travaux de Guidi, de ses expérimentations en noir et blanc des années 1960 et 1970 aux recherches sur le paysage et l’architecture des décennies suivantes, jusqu’aux projets les plus récents. Des carnets, manuscrits, maquettes et documents inédits éclairent certains aspects de sa méthode. Rythmé par les photographies et les intervalles qui les séparent, le parcours, par sa rigueur et la subtilité de ses variations, nous invite au coeur “photographique” de la pensée de Guidi, à sa densité artistique et à la beauté de son cheminement. Dates20 Février 2026 12 h 00 min - 24 Mai 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLE BAL6, Impasse de la défense 75018 ParisOther Events LE BAL6, Impasse de la défense 75018 ParisLE BAL est une plateforme indépendante d’exposition, d’édition, de réflexion et de pédagogie, dédiée Mercredi 12h - 22h Nocturne. Jeudi 12H - 19H Soirées BAL LAB 20H-22H (Fermeture de l'exposition à 19H) et le Vendredi, samedi, dimanche 12H - 19H. Fermé le Lundi et Mardi LE BAL Get Directions CalendrierGoogleCal Related Events Donna Gottschalk & Hélène Giannecchini Nous Autres 19 Juin 2025 12 h 00 min - 16 Novembre 2025 19 h 00 min Little Big Galerie45 rue Lepic 75018 Paris lun23fev(fev 23)14 h 30 minsam28(fev 28)19 h 30 minEstelle LagardeLa peau des autresLittle Big Galerie, 45 rue Lepic 75018 Paris Détail de l'événementPhoto : « La peau des autres » © Estelle Lagarde – agence révélateur Pour accompagner la sortie du livre La peau des autres, j’aurai le plaisir de vous présenter une exposition des Détail de l'événement Photo : « La peau des autres » © Estelle Lagarde – agence révélateur Pour accompagner la sortie du livre La peau des autres, j’aurai le plaisir de vous présenter une exposition des tirages de cette dernière série à la Little Big Galerie, Paris 18ème. « En déroulant l’histoire d’un seul être, vous pouvez dire presque tout du monde. » Asli Erdogan Karine est une jeune femme d’une trentaine d’années, une mère de 3 enfants lorsqu’elle se réveille un jour sur un lit d’hôpital, soudain « emmurée » dans son propre corps. Karine est une miraculée. Elle a survécu là où bien d’autres meurent. Depuis plus de trente ans maintenant, Karine vit avec des séquelles irrémédiables. Comment revient-on à/dans la vie après une telle expérience ? Que devient notre quotidien lorsqu’on a perdu l’usage de ses bras et de ses mains ? Les questions posées par un tel basculement de vie sont multiples et inimaginables. Replacer ces problématiques au cœur d’une démarche autant visuelle que narrative, tel est l’objectif de ce projet de livre La peau des autres. Dates23 Février 2026 14 h 30 min - 28 Février 2026 19 h 30 min(GMT-11:00) LieuLittle Big Galerie45 rue Lepic 75018 ParisOther Events Little Big Galerie45 rue Lepic 75018 ParisConstance Lequesne vous accueille dans sa galerie du mardi au dimanche de 14h30 à 19h30, le samedi dés 11h, et sur rendez-vous Little Big Galerie Get Directions CalendrierGoogleCal Cap au Sud Terre de montaigu © Pierre de Vallombreuse Montpellier inaugure son nouvel espace dédié à la photographie : la Galerie du Réseau MIA (découvrez notre entretien avec l’une des co-fondatrice, Naomi Pecqueux) ! Ce nouveau lieu ouvre avec l’exposition Hylé d’Émilie Arfeuil. À Valence, le photographe Pierre de Vallombreuse (que nous recevrons très bientôt dans notre rubrique L’Invité·e) présente Les temps modernes. Palawan, Philippines : une invitation au voyage au cœur d’une vallée luxuriante et sauvage, à la rencontre des Tau’t Batu, qu’il a suivis pendant près de quarante ans. Il y témoigne des bouleversements des modes de vie et d’un écosystème aujourd’hui soumis à des changements irréversibles. Vision, série Jeweled, 2016 © Justine Tjallinks, Galerie Sophie Scheidecker Le Centre d’art et de photographie de Lectoure accueille l’exposition consacrée à Bertien van Manen (1935−2024). Son œuvre se définit comme une chronique intime et subjective de la vie des gens ordinaires. La saison du Centre de la photographie de Mougins présente quant à elle trois nouvelles expositions, parmi lesquelles deux femmes photographes françaises : Elsa Leydier et Clara Chichin. Enfin, le Musée de la Photographie Charles Nègre présente jusqu’au 24 mai la première rétrospective de l’artiste hollandaise Justine Tjallinks dans un musée. Vision réunit une sélection de soixante photographies emblématiques de son travail de portraitiste. Galerie MIA9 rue des Balances 34000 Montpellier ven06fev(fev 6)9 h 00 minsam07mar(mar 7)18 h 00 minEmilie ArfeuilHyléGalerie MIA, 9 rue des Balances 34000 Montpellier Détail de l'événementLe Réseau MIA et Emilie Arfeuil sont ravie·s de vous inviter à l’exposition transmédia Hylé dans un nouveau lieu dédié à la photographie contemporaine à Montpellier. MIA / Manifeste d’Image Artistique Détail de l'événement Le Réseau MIA et Emilie Arfeuil sont ravie·s de vous inviter à l’exposition transmédia Hylé dans un nouveau lieu dédié à la photographie contemporaine à Montpellier. MIA / Manifeste d’Image Artistique est une association créée en 2021 par Noami Pecqueux et Sofia Zordan dans le but de favoriser la création photographique. MIA investit les Galeries des Flâneurs, fondées par Antoine Garcia Diaz (Mécènes du Sud), pour les transformer en espaces éphémères dédiés à la photographie. Exposition Hylé, terme grec désignant la matière originelle, ouvre un territoire peuplé de chimères. Un monde où les frontières se dissolvent : entre le vivant et l’inanimé, l’organique et le cosmique, le corps et le mythe. Dans l’obscurité, corps et végétaux émergent progressivement grâce à des pigments photosensibles aux UV, inversant le processus photographique traditionnel. Ce qui échappait au regard devient visible. Hylé esquisse une vision utopique du lien entre l’humain et la nature. Les corps et identités invisibilisés, hors normes et hors catégories, y occupent une place centrale. Le mythe se fait geste politique : transformer le regard, faire advenir un nouvel ordre sensible, inclusif et profondément poétique. Photographe plasticienne basée à Montpellier, Emilie Arfeuil développe une recherche autour des identités, du visible et de l’invisible, et des relations entre nature et contre-nature. Lauréate du Prix SAIF Les Femmes s’exposent 2022 et du Gomma Grant 2021, Hylé a déjà été présenté en France et à l’international. Le projet s’enrichit d’une collaboration avec des créations vidéo d’Alexe Liebert, artiste et cinéaste dont la pratique, à la croisée de la fiction, du documentaire et de l’expérimentation, interroge les récits, la mémoire et les identités marginalisées. L’exposition propose également une création sonore réalisée par Laurie Bellanca et Benjamin Chaval. Les cadres en vitrail ont été réalisés par l’artiste Cindy Gatimel. Dates6 Février 2026 9 h 00 min - 7 Mars 2026 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuGalerie MIA9 rue des Balances 34000 MontpellierOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal Le Centre du Patrimoine Arménien14 rue Louis Gallet, 26000 Valence ven27fev(fev 27)10 h 00 mindim20sep(sep 20)18 h 00 minPierre de VallombreuseLes temps modernes Palawan, PhilippinesLe Centre du Patrimoine Arménien, 14 rue Louis Gallet, 26000 Valence Détail de l'événementLe Cpa présente Les temps modernes. Palawan, Philippines de Pierre de Vallombreuse. Une invitation au voyage au coeur d’une vallée luxuriante et sauvage, à la rencontre des Tau’t Batu. Sur Détail de l'événement Le Cpa présente Les temps modernes. Palawan, Philippines de Pierre de Vallombreuse. Une invitation au voyage au coeur d’une vallée luxuriante et sauvage, à la rencontre des Tau’t Batu. Sur près de quarante ans et vingt-trois séjours, le photographe témoigne des bouleversements des modes de vie et d’un écosystème soumis aujourd’hui à des changements irréversibles. En 1988, Pierre de Vallombreuse découvre pour la première fois l’île de Palawan, au sud-ouest des Philippines. C’est là que vivent les Tau’t Balu, ou « hommes des rochers», en osmose avec leur milieu naturel. Fasciné par cette communauté autochtone de chasseurs-cueilleurs et d’agriculteurs, il multiplie depuis les séjours dans cette vallée d’une beauté prodigieuse. Après dix ans d’absence, il retrouve en 2012 les amitiés nouées sur place, et ne cesse d’y revenir. Au coeur de la vallée et de la vie des Palawan À travers des photographies empreintes de poésie, Pierre de Vallombreuse nous donne à voir des modes de vie aujourd’hui menacés. 23 voyages lui permettent d’immortaliser sur un temps long les changements profonds qui bouleversent la vallée et ses habitants. Les images produites par les Tau’t Batu dialoguent avec celles du photographe, portées par des sons immersifs et la musique d’un territoire unique. L’exposition témoigne ainsi de façon saisissante des évolutions d’un écosystème menacé par la montée en puissance des grandes exploitations agricoles et l’essor de l’extractivisme touchant déjà l’île. Témoin du devenir des peuples autochtones Depuis plus de 40 ans, Pierre de Vallombreuse témoigne de la vie des peuples autochtones, constituant un fond photographique unique sur 43 peuples en constante évolution. Son travail a été récompensé par des prix prestigieux, présenté notamment aux Rencontres de la photographie d’Arles, au Musée du Quai Branly et au Musée de l’Homme à Paris. Dates27 Février 2026 10 h 00 min - 20 Septembre 2026 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuLe Centre du Patrimoine Arménien14 rue Louis Gallet, 26000 ValenceOther Events Le Centre du Patrimoine Arménien14 rue Louis Gallet, 26000 ValenceLe Cpa est ouvert du mardi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h / Samedis et dimanches de 14h à 18h (fermé les jours fériés, le 7 mai et le 24 décembre 2019) Le Centre du Patrimoine Arménien Get Directions CalendrierGoogleCal Centre d’art et de photographie de LectoureMaison de Saint-Louis, 8 cours Gambetta, 32700 Lectoure sam21fev(fev 21)14 h 00 mindim03mai(mai 3)18 h 00 minBertien van ManenLes échos de l'ordinaireCentre d’art et de photographie de Lectoure, Maison de Saint-Louis, 8 cours Gambetta, 32700 Lectoure Détail de l'événementPhoto : © Bertien van Manen, Moonshine, Dorothy, West Virginia, 1987 Les photographies de Bertien van Manen (1935−2024) ne tiennent ni du journal intime, ni de l’album de famille. Il n’est Détail de l'événement Photo : © Bertien van Manen, Moonshine, Dorothy, West Virginia, 1987 Les photographies de Bertien van Manen (1935−2024) ne tiennent ni du journal intime, ni de l’album de famille. Il n’est question ni d’elle, ni de rituels, d’événements ou de mises en scènes planifiées. Elles ne correspondent pas non plus aux canons du spectaculaire et aux lieux communs du photojournalisme. Son œuvre pourrait se définir comme une chronique intime et subjective de la vie des gens ordinaires. C’est en feuilletant Les Américains (1958), livre de Robert Frank, que Bertien van Manen aura le déclic de la photographie qu’elle veut réellement faire et du monde qu’elle souhaite raconter. C’est dans cette distance et cette proximité qu’elle souhaite désormais s’inscrire. Fille d’un ingénieur des mines de charbon des Pays-Bas, elle part en 1985 aux États-Unis, dans les Appalaches, à la recherche de femmes travaillant dans les mines. La photographe délaisse son matériel photographique professionnel pour arborer un petit appareil 35 mm d’amateur. Jamais cyniques, ses images oscillent entre beauté et chaos. Bertien van Manen sera l’une des premières à se glisser derrière le rideau de fer pour documenter la vie post-soviétique en Russie, Moldavie, au Kazakhstan, en Ouzbékistan et en Ukraine. Elle n’est pas une photographe de rue : les relations qu’elle tisse sont plus intimes. C’est avec le même appétit des autres qu’elle tentera, au tournant des années 2000, de faire le portrait d’une société encore plus opaque : la Chine. Cette exposition nous fait découvrir pour la première fois en France une artiste profondément féministe et engagée. Quatre séries photographiques majeures y sont regroupées : aux Pays-Bas, aux États-Unis, en ex-URSS et en Chine. La photographie de Bertien van Manen, loin du sensationnalisme et des récits dominants, construit une œuvre documentaire singulière, portée par une empathie de tous les instants. Dates21 Février 2026 14 h 00 min - 3 Mai 2026 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuCentre d’art et de photographie de LectoureMaison de Saint-Louis, 8 cours Gambetta, 32700 LectoureOther Events Centre d’art et de photographie de Lectoure Get Directions CalendrierGoogleCal Centre de la photographie de Mougins43 rue de l’Église 06250 Mougins sam21fev(fev 21)10 h 00 mindim07jui(jui 7)19 h 00 minElsa LeydierL’ImpostriceCentre de la photographie de Mougins, 43 rue de l’Église 06250 Mougins Détail de l'événementPhoto : © Elsa Leydier / ADAGP. Série L’impostrice. Digigraphie sur papier ensemencé, 2024 D’impostrice, la figure issue du syndrome du même nom n’a rien, sinon la tenace sensation d’en être Détail de l'événement Photo : © Elsa Leydier / ADAGP. Série L’impostrice. Digigraphie sur papier ensemencé, 2024 D’impostrice, la figure issue du syndrome du même nom n’a rien, sinon la tenace sensation d’en être une. L’Impostrice incarne les potentiels endormis, enfouis sous le doute. Elle est l’opposition diamétrale à la figure rigide et immuable du génie, qui lui, ne doute pas un instant de son talent. Si elle était une carte de tarot, l’Impostrice serait celle du potentiel qui s’ignore. C’est ce potentiel en dormance qui est contenu dans les photographies du travail, imprimées sur du papier recyclé et ensemencé de graines. En intégrant la possibilité de leur disparition, les images sont à la fois vulnérables et chargées d’un potentiel— cependant incertain. L’oeuvre n’apparaît jamais complètement sous sa forme achevée, son accomplissement ne se fera peut-être pas sous nos yeux, ni même de notre vivant. Ce détachement du spectaculaire se retrouve dans l’esthétique des photographies du travail d’Elsa Leydier. Elles évoquent le doute, l’hésitation, parfois un potentiel que l’on pressent mais qui n’est pas encore tout à fait là, dont il faudra s’armer de patience pour un jour, peut-être, le voir éclore. Elles montrent aussi des luttes qui s’élèvent : la capacité de l’Impostrice à se remettre en question comme à douter du monde qui l’entoure la pousse à avancer, depuis des sables mouvants comme en eaux troubles. Elle le fait patiemment, hésitante, parfois trébuchante, alliée du temps lent et du long terme, guidée par l’espoir de l’éventuel avènement de son potentiel. Biographie Elsa Leydier est photographe plasticienne, diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 2015. Après avoir vécu plus de huit ans au Brésil, elle vit et travaille aujourd’hui entre Paris et Marseille. Le travail d’Elsa Leydier se développe principalement autour de la question du pouvoir des images iconiques. Tout en adoptant les codes visuels de ces représentations idéalisantes, elle s’efforce de les déconstruire pour mettre en lumière des enjeux de justice sociale et environnementale. Son travail prend la forme d’installations photographiques mêlant les codes visuels de l’activisme et ceux du luxe, agencées à la manière d’écosystèmes visuels. Depuis plusieurs années, elle explore l’écoféminisme à travers son projet au long cours Les Désobéissances. Elsa Leydier a été lauréate en 2019 du Prix de la Maison Ruinart/Paris Photo 2019, et l’une des lauréates du Prix Dior pour la Jeune Photographie la même année. Son travail a été montré dans des expositions personnelles en Colombie, aux États Unis en France, au Portugal et aux Pays-Bas, et lors d’expositions collectives et de foires notamment à Paris Photo, ArCO Madrid, aux Rencontres de la Photographie d’Arles, lors du Month of Photography Los Angeles, au festival Kyotographie, à la Galerie Le Réverbère, chez agnès b. à la galerie Les Filles du Calvaire, et au festival Circulation(s) à Paris. Dates21 Février 2026 10 h 00 min - 7 Juin 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuCentre de la photographie de Mougins43 rue de l’Église 06250 MouginsOther Events Centre de la photographie de Mougins43 rue de l’Église 06250 MouginsOctobre 10h → 19h Fermé les mardis Novembre → Janvier 13 h → 18h Fermé les lundis et mardis, 25 décembre et 1er janvier Centre de la photographie de Mougins Get Directions CalendrierGoogleCal Centre de la photographie de Mougins43 rue de l’Église 06250 Mougins sam21fev(fev 21)10 h 00 mindim07jui(jui 7)19 h 00 minClara ChichinDes précipitésCentre de la photographie de Mougins, 43 rue de l’Église 06250 Mougins Détail de l'événementPhoto : © Clara Chichin / ADAGP Série Les précipités, Digigraphie 2025 60 x 90 cm – il me faudrait renoncer tout à fait à la voir – avancée vers le Détail de l'événement Photo : © Clara Chichin / ADAGP Série Les précipités, Digigraphie 2025 60 x 90 cm – il me faudrait renoncer tout à fait à la voir – avancée vers le rouge, se jeter dans le bleu Les photographies que je présente sont le fruit de marches et de dérives, de l’arrière-pays jusqu’au littoral méditerranéen. La lumière et la matière du réel – qu’elle soit organique, végétale ou minérale – deviennent sources de sensations et d’attention aux formes sensibles du territoire. Je cherche à traduire l’expérience du paysage, que j’appréhende non comme un décor, mais comme une relation – entre dehors et dedans, entre sujet et objet, entre le corps et le monde – une manière d’« habiter le monde », non pas contempler à distance, mais être présent à ce qui nous entoure, y inscrire son regard et son pas. Les images, plus évocatrices que descriptives, tentent de rendre compte d’une atmosphère, de donner à sentir une forme d’imperceptibilité – la vibration subtile des lieux. Se dessine alors une géographie sensible, où se répondent les échelles du proche et du lointain, du fragment et du vaste. Les gros plans agissent comme des synecdoques, des « matières à rêver », faisant du détail un espace d’immersion. Ce travail participe d’une écriture photographique « écopoétique » qui interroge notre rapport au monde dans un contexte de crise écologique – entendue ici comme une crise de la sensibilité et du lien. L’ensemble compose une séquence, une traversée du territoire. Chaque image devient ainsi un lieu de passage, une expérience de co-présence entre l’humain et le monde, invitant à un déplacement du regard et à une attention renouvelée envers les lieux, les matières et les présences qui nous habitent autant que nous les habitons. Biographie Clara Chichin (née en 1985) est diplômée des Beaux-Arts de Paris et titulaire d’une maîtrise en Lettres, arts et pensée contemporaine. Depuis une dizaine d’années, elle développe une pratique photographique centrée sur l’expérience sensible du paysage, de l’errance et du quotidien. Son travail s’inscrit dans une poétique de l’imagesensation, où le paysage, le végétal et les éléments naturels sont abordés comme des matières perceptives plutôt que comme des motifs descriptifs, plaçant la marche et la déambulation au coeur de sa démarche et engageant une relation incarnée aux lieux, où le paysage est moins représenté qu’éprouvé. Inscrite dans une écriture photographique écopoétique, sa recherche interroge notre rapport au monde vivant et propose des formes de réenchantement face aux enjeux écologiques contemporains. Clara Chichin est finaliste du Prix Leica en 2017 et a exposé notamment à l’abbaye de Saint-Georges de Boscherville, au Jeu de Paume et au 38e Festival international de mode, de photographie et d’accessoires de la Villa Noailles. Entre 2022 et 2024, elle a développé une co-création avec Sabatina Leccia, donnant lieu à la publication Le Bruissement entre les murs (Sun/Sun, 2024), finaliste du prix du livre d’auteur aux Rencontres d’Arles et du prix Nadar 2025. Dates21 Février 2026 10 h 00 min - 7 Juin 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuCentre de la photographie de Mougins43 rue de l’Église 06250 MouginsOther Events Centre de la photographie de Mougins43 rue de l’Église 06250 MouginsOctobre 10h → 19h Fermé les mardis Novembre → Janvier 13 h → 18h Fermé les lundis et mardis, 25 décembre et 1er janvier Centre de la photographie de Mougins Get Directions CalendrierGoogleCal Musée de la Photographie Charles Nègre1 Place Pierre Gautier 06364 Nice ven13fev(fev 13)10 h 00 mindim24mai(mai 24)18 h 00 minJustine TjallinksVisionMusée de la Photographie Charles Nègre, 1 Place Pierre Gautier 06364 Nice Détail de l'événementPhoto : Vision, série Jeweled, 2016 © Justine Tjallinks, Galerie Sophie Scheidecker L’exposition Vision présente pour la première fois dans un musée, une rétrospective de l’artiste hollandaise Justine Tjallinks, à travers Détail de l'événement Photo : Vision, série Jeweled, 2016 © Justine Tjallinks, Galerie Sophie Scheidecker L’exposition Vision présente pour la première fois dans un musée, une rétrospective de l’artiste hollandaise Justine Tjallinks, à travers une sélection de soixante et une photographies emblématiques de son travail de portraitiste. Qu’est-ce que le Beau ? Qu’est-ce qui définit ou justifie les canons de beauté ? Justine Tjallinks interroge les codes traditionnels de la beauté en bouleversant les normes esthétiques de la société contemporaine. Elle cherche à capturer avec son objectif, la singularité de son modèle et s’intéresse à la beauté de la différence. L’artiste puise son inspiration dans la peinture ancienne du Siècle d’Or néerlandais au réalisme fantastique. Cette influence est notamment visible dans le choix de couleurs raffinées, les compositions équilibrées, le foisonnement de détails et l’utilisation de la lumière. Même s’il est inspiré par la peinture ancienne, le travail de Justine Tjallinks est avant tout contemporain. Son langage visuel lui donne la liberté de jouer entre fantaisie et réalité. Justine Tjallinks construit ses images à partir d’une réflexion préalable approfondie. Avant la rencontre avec le modèle, elle imagine mentalement la scène, définissant les postures, la lumière et l’atmosphère. Ce travail préparatoire précède toute réalisation matérielle et oriente chaque décision lors de la prise de vue. Les portraits se développent ensuite progressivement, chaque détail, lumière, texture, équilibre, geste, étant pensé pour contribuer à l’harmonie de l’image. Le processus de création de l’artiste repose sur l’observation et la patience. Elle repère ses modèles dans l’espace public, parmi la foule des gares, des rues ou le long des canaux d’Amsterdam, et consacre de longues heures à identifier les personnes qui deviendront protagonistes de ses œuvres. Elle sollicite alors leur participation avec respect et humilité. Chaque séance est soigneusement préparée et témoigne de sa créativité scénographique : maquillage, coiffure, vêtements et accessoires sont choisis pour renforcer l’atmosphère souhaitée et mettre en valeur la singularité du personnage. Le travail se poursuit en post-production, où l’artiste retravaille ses images avec minutie, combinant retouche manuelle et peinture numérique. Cette approche donne aux photographies une qualité presque picturale et un équilibre subtil entre réel et imaginaire. Chaque portrait reflète une logique interne rigoureuse, où la précision formelle sert la vérité de la scène plutôt que l’effet spectaculaire. La pratique de Justine Tjallinks possède également une dimension sociale et éthique. Elle revendique un regard féminin et engagé, refusant les normes et les idéaux qui ont longtemps figé la représentation du corps. Ses images valorisent les singularités physiques et identitaires en bouleversant les normes esthétiques à travers l’exaltation des « imperfections », altérations et autres particularités : alopécie, albinisme, trisomie ou vitiligo deviennent autant de points d’entrée pour explorer la diversité humaine. Loin de chercher l’exception ou l’exotisme, l’artiste s’intéresse à la vérité de chaque personne et à la manière dont le spectateur peut percevoir sa présence. Ses portraits déconstruisent les hiérarchies traditionnelles de la beauté et réaffirment la valeur de la différence. Ils invitent le spectateur à ralentir, à s’ouvrir à la complexité des corps et des identités, et à redéfinir sa manière de voir. Les photographies de Justine Tjallinks deviennent ainsi un espace de transformation où la singularité cesse d’être marginale pour devenir constitutive du visible. Repères chronologiques Justine Tjallinks est une artiste photographe née en 1984 aux Pays-Bas. Elle vit et travaille entre La Haye et Amsterdam. Formée à l’Amsterdam Fashion Institute (AMFI) où elle obtient en 2008 un Bachelor en Concepts & Brands, elle débute sa carrière en 2009 comme directrice artistique et graphiste pour plusieurs magazines de mode internationaux dont L’Officiel, L’Officiel Hommes et Zoo Magazine. En 2014, elle se consacre entièrement à sa pratique artistique et est représentée par la galerie Sophie Scheidecker à Paris. Son travail est rapidement reconnu sur la scène internationale, notamment à travers de nombreux prix et sélections, parmi lesquels le Prix Pictet, les LensCulture Portrait Awards, les Fine Art Photography Awards et Portrait of Humanity du British Journal of Photography. Les œuvres de Justine Tjallinks ont été présentées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives en Europe et à l’international, ainsi que dans des foires majeures telles que Paris Photo, Photo London, Photo Basel ou BRAFA. Dates13 Février 2026 10 h 00 min - 24 Mai 2026 18 h 00 min(GMT+00:00) LieuMusée de la Photographie Charles Nègre1 Place Pierre Gautier 06364 NiceOther Events Musée de la Photographie Charles Nègre1 Place Pierre Gautier 06364 NiceOuvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h. Musée de la Photographie Charles Nègre Get Directions CalendrierGoogleCal Dans les autres régions ! Radiah Frye, un mannequin ayant adopté les coiffures naturelles lors d’une séance photo aux studios AJASS vers 1970 © Kwame Brathwaite En Bretagne, le Centre d’art GwinZegal présente une exposition consacrée au photographe américain Kwame Brathwaite. Dans ses images, il inaugure un nouveau mode de représentation libre du corps noir : on ne se défrise plus, la couleur de peau est célébrée. Cette exposition constitue la première rétrospective du photographe organisée en Europe, après avoir été présentée au Centre de la photographie de Mougins. En Normandie, la jeune création photographique est à l’honneur avec METAMORPHOSIS au Centre photographique Rouen Normandie. L’exposition explore les récits métamorphiques de notre époque à travers les travaux de la jeune scène photographique européenne. 1984 – Balisan, région du Kurdistan irakien – Au cours des premières années de la guerre Iran-Irak (1980 – 1988), le gouvernement irakien a tenté de trouver un accord avec les Kurdes afin de pouvoir se concentrer sur le champ de bataille. En 1984, l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), l’un des principaux partis politiques kurdes, a accepté de coopérer avec Bagdad et a signé un cessez-le-feu. Les peshmergas du parti UPK sont descendus de leurs refuges dans les montagnes ; leurs familles les ont accueillis et ont pris leurs armes afin qu’ils puissent profiter d’une journée en tant que civils. Dans le Nord, à Mons-en-Barœul, Destin Sensible propose le conte photographique de Julien Coquentin. Avec L’Oreille coupée, le photographe mène une enquête sur le retour du loup en Aveyron. Enfin, à Strasbourg, La Chambre présente le travail de Twana Abdullah, photographe kurde-irakien qui documente la vie quotidienne dans une région marquée par les conflits. Exécuté par le régime militaire en 1992, son travail était resté invisible : c’est grâce à son fils, le photographe Rawsht Twana, que ces archives reprennent vie. Centre d'art GwinZegal4 rue Auguste Pavie 22200 Guingamp jeu12fevToute la journéedim07juiKwame BrathwaiteBlack is BeautifulCentre d'art GwinZegal, 4 rue Auguste Pavie 22200 Guingamp Détail de l'événementPhoto : Radiah Frye, un mannequin ayant adopté les coiffures naturelles lors d’une séance photo aux studios AJASS vers 1970 © Kwame Brathwaite Si l’expression « Black is beautiful » est Détail de l'événement Photo : Radiah Frye, un mannequin ayant adopté les coiffures naturelles lors d’une séance photo aux studios AJASS vers 1970 © Kwame Brathwaite Si l’expression « Black is beautiful » est devenue familière, peu de gens savent qui l’a popularisée. C’est à un photographe afro-américain que l’on doit, plus qu’un slogan, une esthétique propre à la communauté. Né à Brooklyn, élevé dans le Bronx, Kwame Brathwaite (1938-2023) fonde, dans les années 1960, un mouvement dont l’ambition est de rendre compte d’une culture originale qui s’émancipe de la tendance dominante. À travers l’AJASS – African Jazz-Art Society & Studios, collectif fondé avec son frère Elombe Brath – il crée un espace de production artistique, musicale et photographique qui redéfinit les canons esthétiques de la beauté noire. Les Grandassa Models, figures militantes de cette contre-culture, participent à des happenings qui conjuguent mode, performance et revendication politique. Leur nom fait référence à Grandassaland, celui donné à l’Afrique par les militants noirs de New York. Parées de coiffures africaines, de bijoux symboliques et de vêtements faits main, elles incarnent une fierté nouvelle : celle de se réapproprier son corps et son image. Les photographies de Kwame Brathwaite inaugurent un nouveau mode de représentation libre du corps noir. On ne se défrise plus, la couleur de peau est célébrée. Ces actions s’inscrivent dans une dynamique communautaire plus large, à l’image du Marcus Garvey Day, célébré chaque 17 août à Harlem depuis 1965, qui rend hommage à la pensée panafricaine et à l’autonomie noire. Brathwaite participe activement à ces célébrations : il y photographie des concours de beauté tels que le Miss Natural Standard of Beauty, manifeste visuel et politique affirmant une beauté noire. Sa photographie, nourrie par la musique afro-américaine dans toute sa diversité – jazz, soul, funk, gospel, blues ou calypso – témoigne d’une scène en effervescence. Très tôt, il collabore avec plusieurs maisons de disques. Sur les pochettes de vinyles, ses images capturent la puissance et la dignité d’artistes comme Abbey Lincoln ou Max Roach. Kwame Brathwaite devient ensuite le photographe attitré de Stevie Wonder ou encore du groupe The Stylistics. Cette exposition est la première rétrospective du photographe organisée en Europe. Kwame Brathwaite (1er janvier 1938-1er avril 2023, New York) est un photographe afro-américain dont le travail a été déterminant dans la définition visuelle du mouvement « Black is beautiful » à la fin des années 1950 et au début des années 1960. Influencé par les écrits de Marcus Garvey et les enseignements de Carlos A. Cooks, il développe, à travers la photographie, une esthétique célébrant la beauté noire et contribuant à la réaffirmation identitaire des communautés afro-américaines. Il est cofondateur de l’African Jazz-Art Society & Studios (AJASS) et des Grandassa Models, deux structures essentielles à cette démarche. Son oeuvre s’inscrit dans un engagement artistique et politique de plus de six décennies, couvrant les domaines de la musique, de la mode, de la performance et de la culture diasporique. À partir de la fin des années 1950, Kwame Brathwaite s’implique avec AJASS dans l’African Nationalist Pioneer Movement (ANPM), dirigé par Carlos A. Cooks, et soutient les luttes pour la libération de l’Afrique australe. Il organise et documente de nombreux événements culturels, notamment des concerts au Club 845 dans le South Bronx, qu’il accompagne de performances artistiques, de lectures de poésie, de spectacles de théâtre et de danses africaines. Dans les années 1970, Brathwaite s’impose comme l’un des photographes culturels les plus influents de son temps. Il collabore avec des figures majeures, telles que Stevie Wonder, Bob Marley, James Brown et Muhammad Ali, dont il contribue à façonner l’image publique. Il prend sa retraite en 2018, résidant à New York avec son épouse, Sikolo Brathwaite. L’année suivante, l’Aperture Foundation publie la première monographie consacrée à son oeuvre. Entre 2019 et 2023, son travail fait l’objet d’une importante exposition itinérante, « Kwame Brathwaite : Black is Beautiful », présentée successivement au Skirball Cultural Center (Los Angeles), au Museum of the African Diaspora (MoAD, San Francisco), au Columbia Museum of Art (Columbia, Caroline du Sud), au Blanton Museum of Art (Austin), au Detroit Institute of Arts, à la New York Historical Society, et à l’Abroms-Engel Institute for the Visual Arts (Birmingham, Alabama). Ses photographies sont aujourd’hui conservées dans plusieurs collections publiques, dont celles du Los Angeles County Museum of Art (LACMA), du Museum of Fine Arts de Houston, du Pérez Art Museum Miami, de la National Portrait Gallery (Smithsonian Institution, Washington), du Museum of Modern Art (MoMA, New York), du Whitney Museum of American Art (New York), et du Sharjah Art Museum (Émirats arabes unis). Dates12 Février 2026 - 7 Juin 2026 (Toute la journée)(GMT-11:00) LieuCentre d'art GwinZegal4 rue Auguste Pavie 22200 GuingampOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal Centre photographique Rouen Normandie15, rue de la Chaîne 76000 Rouen sam07fev(fev 7)14 h 00 minsam09mai(mai 9)19 h 00 minMETAMORPHOSISRécits de la jeune création européenneCentre photographique Rouen Normandie, 15, rue de la Chaîne 76000 Rouen Détail de l'événementPhoto : © Balázs Turós Des histoires de métamorphoses, la culture européenne nous en a transmis maintes et maintes : de l’antique poème d’Ovide peuplé de chimères au récit contemporain de Détail de l'événement Photo : © Balázs Turós Des histoires de métamorphoses, la culture européenne nous en a transmis maintes et maintes : de l’antique poème d’Ovide peuplé de chimères au récit contemporain de la femme-truie de Marie Darrieussecq en passant par la figure du Minotaure surgissant il y a presque cent ans, en pleine montée des fascismes, sur dessins et tableaux des Surréalistes. Ces récits, chacun dans leur époque respective, mettent en mots et en images ces interrogations lancinantes et ancestrales sur notre place dans la société et, plus largement, dans la marche du monde, incertaine et chaotique. Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelles métamorphoses les artistes observent-ils et quels récits, fantastiques ou réalistes, livrent-ils ? Cette question à l’esprit, nous explorons la jeune scène photographique européenne représentée dans la plateforme Futures et retenons six artistes, réunis dans cette exposition : Vitalii Halanzha (Ukraine, 1991), Zoe Hamill (Grande-Bretagne, 1986), Emilia Martin (Pologne, 1991), Constantin Schlachter (France, 1992), Balázs Turós (Hongrie, 1990) et Yana Wernicke (Allemagne, 1990). Nés dans le siècle qui a vu la découverte de la mécanique quantique, grandissant au tournant de celui qui nous a confirmé que la moitié de nos cellules ne sont pas humaines, ils évoluent aujourd’hui dans un monde qui nous révèle jour après jour notre lien à la plus infime de ses particules et auquel nous confirmons, avec la même constance, notre obstination guerrière et destructrice. Artistes dans ce siècle nouveau, ils nous content les histoires de formes de vies microscopiques et de cosmos infini, de météorites et de croyances, d’hommes en devenir animal, d’un bébé et d’une grand-mère, et d’une forêt en guerre. De ce besoin apparemment si tenace de faire récit et image malgré tout, on déduira le désir, toujours vivace, de déchiffrer la grammaire du monde et de retrouver le chemin d’une langue commune. Pour cette exposition, nous avons cherché collectivement quels récits métamorphiques faire de notre temps. Explorant la jeune scène photographique européenne représentée dans la plateforme Futures, dont le Centre photographique est le représentant français, nous avons retenu six artistes : Vitalii Halanzha (Ukraine, 1991), Zoe Hamill (Grande-Bretagne, 1986), Emilia Martin (Pologne, 1991), Constantin Schlachter (France, 1992), Balázs Turós (1990, Hongrie) et Yana Wernicke (Allemagne, 1990). Ils et elles nous content les histoires de formes de vies microscopiques et de cosmos infini, de météorites et de croyances, d’hommes en devenir animal, d’un bébé et d’une grand-mère, et d’une forêt en guerre. De ce besoin apparemment si tenace de faire récit et image malgré tout, on déduira le désir, toujours vivace, de déchiffrer la grammaire du monde et de retrouver le chemin d’une langue commune. L’exposition a été réalisée avec le soutien de la plateforme européenne de photographie FUTURES, co-financée par le programme Creative Europe de l’Union Européenne. Sa thématique a été conçue par les commissaires de trois structures membres de la plateforme : Světlana Malina (Fotograf Zone, Prague, République tchèque), Emese Mucsi (Robert Capa Contemporary Photography Center, Budapest, Hongrie) et Raphaëlle Stopin (Centre photographique Rouen Normandie, France). Dates7 Février 2026 14 h 00 min - 9 Mai 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuCentre photographique Rouen Normandie15, rue de la Chaîne 76000 RouenOther Events Centre photographique Rouen Normandie15, rue de la Chaîne 76000 RouenOuvert du mardi au samedi de 14h à 19h sauf jours fériés Centre photographique Rouen Normandie Get Directions CalendrierGoogleCal Destin Sensible38 Avenue Robert Schuman, 59370 Mons-en-Barœul mer04fev15 h 00 minsam04avr18 h 00 minJulien CoquentinOreille coupéeDestin Sensible, 38 Avenue Robert Schuman, 59370 Mons-en-Barœul Détail de l'événementAvec ce conte photographique, Julien Coquentin mène une enquête sur le retour du loup en Aveyron. Depuis 2015, de nouveaux individus rôdent à nouveau dans les forêts, ravivant des légendes Détail de l'événement Avec ce conte photographique, Julien Coquentin mène une enquête sur le retour du loup en Aveyron. Depuis 2015, de nouveaux individus rôdent à nouveau dans les forêts, ravivant des légendes effrayantes et des controverses écologiques. Au fil des images, l’artiste nous emmène dans une recherche non pas du loup, mais du sentiment de sa présence. « Oreille coupée » est le surnom donné à une louve solitaire que l’on entr’aperçoit à peine mais qui cristallise la peur, le mystère et la fascination dédiés à son espèce. Tantôt éradiqué, tantôt adulé, le loup semble ici se cacher des regards pour rester dans le domaine plus protégé du fantasme. Celui-ci trouve son parallèle dans les forêts profondes omniprésentes, qui offrent parfois en clair-obscur la vision (subjective ?) d’une proie observée depuis un affût. Alternant les vues de paysages, les portraits d’agriculteurs, les maisons abandonnées et les scènes de sous-bois, la série parcourt la limite entre civilisation et monde sauvage symbolisée par l’orée du bois. L’artiste croise archives, témoignages, rapports médicaux, observations topographiques… et rassemble ainsi les traces du loup dans la culture et l’inconscient collectifs. Les points de vue se confrontent et posent la question de la cohabitation des espèces. La poésie mélancolique des oeuvres rappelle que la nature est omniprésente dans le temps, à l’intérieur comme à l’extérieur de nous, et que nous nous construisons en lien avec elle. Dates4 Février 2026 15 h 00 min - 4 Avril 2026 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuDestin Sensible38 Avenue Robert Schuman, 59370 Mons-en-BarœulOther Events Destin Sensible38 Avenue Robert Schuman, 59370 Mons-en-BarœulOuvert le samedi (15:00–18:00), le lundi (18:00–21:00) et le mercredi (15:00–18:00) Destin Sensible Get Directions CalendrierGoogleCal Related Events Haut en couleur dans les collections du musée des beaux-arts de Cambrai et du CRP/ 26 Novembre 2022 10 h 00 min - 26 Février 2023 18 h 00 min Jubilé ! 40 ans d’affiches et de photographie au CRP/ 28 Octobre 2022 9 h 30 min - 18 Novembre 2022 18 h 00 min Working Class Hero 20 Octobre 2022 14 h 00 min - 16 Novembre 2022 17 h 30 min Berlin 14 Octobre 2022 23 h 00 min - 13 Novembre 2022 17 h 30 min Corps lutte 13 Octobre 2022 9 h 00 min - 13 Décembre 2022 18 h 00 min Sous la serre 30 Septembre 2022 9 h 00 min - 4 Décembre 2022 17 h 00 min De part et d’autre 27 Septembre 2022 14 h 00 min - 31 Décembre 2022 18 h 00 min Faire part d’humanité 17 Septembre 2022 13 h 00 min - 27 Novembre 2022 18 h 00 min Une collection vivante ! 16 Septembre 2022 12 h 00 min - 17 Décembre 2022 18 h 00 min En bonne compagnie ! Portraits collectifs dans les collections du Familistère de Guise et du CRP/ 15 Septembre 2022 10 h 00 min - 13 Novembre 2022 18 h 00 min En miroir 10 Septembre 2022 14 h 00 min - 27 Novembre 2022 18 h 30 min Le clos et l’ouvert 9 Août 2022 14 h 00 min - 9 Octobre 2022 19 h 00 min Les terrils de John Davies 5 Septembre 2022 9 h 00 min - 9 Octobre 2022 17 h 30 min Littoral 1 Septembre 2022 10 h 00 min - 6 Novembre 2022 17 h 00 min Monument 17 Septembre 2022 10 h 00 min - 6 Novembre 2022 18 h 00 min La Chambre - espace d'exposition et de formation à l'image4 place d'Austerlitz 67000 Strasbourg sam31jan(jan 31)14 h 00 mindim22mar(mar 22)19 h 00 minTwana’s BoxUne histoire kurde par Rawsht TwanaLa Chambre - espace d'exposition et de formation à l'image, 4 place d'Austerlitz 67000 Strasbourg Détail de l'événementPhoto : 1984 – Balisan, région du Kurdistan irakien – Au cours des premières années de la guerre Iran-Irak (1980 – 1988), le gouvernement irakien a tenté de trouver un accord avec Détail de l'événement Photo : 1984 – Balisan, région du Kurdistan irakien – Au cours des premières années de la guerre Iran-Irak (1980 – 1988), le gouvernement irakien a tenté de trouver un accord avec les Kurdes afin de pouvoir se concentrer sur le champ de bataille. En 1984, l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), l’un des principaux partis politiques kurdes, a accepté de coopérer avec Bagdad et a signé un cessez-le-feu. Les peshmergas du parti UPK sont descendus de leurs refuges dans les montagnes ; leurs familles les ont accueillis et ont pris leurs armes afin qu’ils puissent profiter d’une journée en tant que civils. Une boîte en carton remplie de vieux négatifs, enfouie dans les sables du Kurdistan irakien. C’est la première rencontre de Rawsht Twana avec les archives de son père, un témoignage visuel du Kurdistan des années 1974 à 1992. Twana Abdullah est un photographe kurde-irakien qui documente la vie quotidienne d’une région marquée par les conflits. Après son exécution par le régime militaire en 1992, son travail reste invisible pendant des décennies. Pour Rawsht, cette archive est un lien avec ce père qu’il n’a jamais vraiment connu, l’accès à un passé kurde, mais aussi le fondement de sa propre carrière de photographe. Le Kurdistan a longtemps été une terre de déplacements. Pendant des siècles, les Kurdes ont enduré guerres, répressions et migrations, donnant naissance à l’une des plus grandes diasporas au monde. Dispersées dans le Moyen-Orient et au-delà, les communautés kurdes ont préservé leur histoire par le souvenir, la tradition orale et, dans ce cas, la photographie. Rawsht lui-même a été déplacé à deux reprises et, comme beaucoup d’autres, son parcours l’a conduit en Europe. S’installant en Italie, il s’est trouvé partagé entre deux mondes : celui du passé, contenu dans les négatifs fragiles des archives de son père, et celui du présent où il cherchait à construire une vie nouvelle, avec ces souvenirs. Twana’s Box est un acte de commémoration et de résistance. Il révèle un Kurdistan rarement montré dans les récits traditionnels, celui, par-delà la guerre, du quotidien, de la culture et de la résilience. En restaurant minutieusement les négatifs de son père, Rawsht s’assure qu’une histoire jadis réduite au silence devient visible. Son travail jette des ponts entre générations, montrant comment la mémoire et l’identité perdurent, en dépit des frontières, des déplacements et des pertes. Cette exposition offre un aperçu de l’expérience kurde dans sa globalité, des luttes d’un peuple sans État, et du pouvoir de la photographie de préserver ce qui serait sinon oublié. La vision de Twana persiste, par les mains de Rawsht, permettant que les histoires personnelles et collectives ne se perdent pas mais soient partagées avec le monde. Lukas Birk Dates31 Janvier 2026 14 h 00 min - 22 Mars 2026 19 h 00 min(GMT+00:00) LieuLa Chambre - espace d'exposition et de formation à l'image4 place d'Austerlitz 67000 StrasbourgOther Events La Chambre - espace d'exposition et de formation à l'image4 place d'Austerlitz 67000 StrasbourgEspace d'exposition : mercredi > dimanche : 14h - 19h ou sur rdv Fermé les jours feriés La Chambre - espace d'exposition et de formation à l'image Get Directions CalendrierGoogleCal Voir toutes les autres expositions du moment > https://www.9lives-magazine.com/agenda/ Marque-page0
L'Interview Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA Le collectif MIA a été fondé par Naomi Pecqueux et Sofia Zordan à la sortie de la crise sanitaire du Covid. Au ...
News Installation de Valérie Belin à l’Académie des beaux-arts Il y a deux ans, l’Académie des Beaux-Arts annonçait le nom de la photographe appelée à occuper le sixième fauteuil de la ...
Photo Masterclass Oeildeep : Transit, les métiers de l’invisible par Samy Ait Chikh Cette semaine, nous débutons la restitution d’une Masterclass Œildeep un peu particulière. L’équipe, composée de Sonia Seraidarian, Diana Lui et Jean-Christian Bourcart, ...
News Charlotte Abramow au micro du podcast Elles font la Culture. Parcours d’une conteuse visuelle engagée
Carte blanche à Magali Blénet : Le Centro de Fotografia Manuel Alvarez Bravo, la photographie sous toutes ses formes 5 jours ago
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 24 heures ago
La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu 26 janvier 2026
Rencontre Victoire Inchauspé à la galerie Jousse Entreprise : solo show « Armoires vides » 2 minutes ago
« Crois à toute mon amitié » : La Fresnaye/Lotiron. Rencontre avec Françoise Lucbert, Université Laval (Québec) et spécialiste de la Section d’Or 4 jours ago
Stéphanie Pécourt, Centre Wallonie Bruxelles-Paris : « Deep Fields », le Vaisseau catalyseur de réalités dissidentes et non explorées, 69ème Salon de Montrouge 5 jours ago