Temps de lecture : 2 minutes et 37 secondes

Le hublot est une association crée par des membres du studio Hans Lucas ayant pour but de montrer la photographie autrement, en s’associant aux arts vivants. Pour cette troisième édition, BODY, une soirée unique aura lieu le 31 mai 2017 sur une péniche à Paris !

Des diaporamas seront projetés au rythme d’un concert de jazz live, et d’un duo de danseuses. Pour cette session 6 photographes venus du monde entier seront présentés : Delphine Blast (France), Kumi Motoki (Japon), Marie Baronnet (France), Mads Nissen (Danemark), Vlad Sokhin (Russie / Portugal) et Gil Rigoulet (France).

Quatres musiciens (Nadia Mejri, Laexis Collin, Maxime Thiebaut, Morgan Lowenstein) et deux danseuses (Emmanuelle Simon, Lucie Mariotto) ont composés et interpréteront une performance live sur leurs images.

Kumi Motoki, SUMOS
« Une fois par an, des tournois traditionnels de sumos sont organisés au sanctuaire Yasukuni-jinja en hommage aux dieux. En mai 2014, je m’y suis rendue. C’était la première fois que j’assistais à un tel tournoi. Il m’était difficile de regarder ces combats. Silencieux et inexpressifs, les lutteurs ne semblaient pas humains.
Et la vue de leurs corps nus, dissonants, avait quelque chose de sacré, de mystique. J’ai souhaité tenter d’exprimer, au travers de la photographie, cette sensation de divinité que j’avais ressentie. » Motoki
https://www.k-motoki.com

Marie Baronnet, LEGENDS
Dans Legends, Marie Baronnet remonte le temps, retour sur les origines d’un art vivant, le strip-tease et la rencontre avec ses icônes. Du strip joint, l’inspiration première de cette série, au «théâtre Burlesque», elle se projette avec ces femmes dans l’histoire du strip-tease de Roosevelt à Reagan, de la mafia à la guerre du Vietnam, car tout comme le blues et le rock’n’roll, le strip-tease fait partie du patrimoine américain.
http://www.mariebaronnet.com

Delphine Blast, DISSEMBLANCE
«Dissemblance» est une série photographique qui invite le spectateur à réfléchir sur la notion de normalité. Dans une société où l’apparence est primordiale, le jugement d’autrui est quotidien. Avoir une «tâche» – sur le visage de surcroit – dérange. Ces hommes et ces femmes se sont mis à nu pour se dévoiler entièrement, sans tabou. Ils ont posé des mots sur leur singularité et nous expliquent leur différence assumée. Ces visages photographiés dans l’intimité nous invitent à la découverte de leur monde intérieur.
http://www.delphineblast.com

Gil Rigoulet, MOLITOR
En 1985 Gil Rigoulet photographie régulièrement la piscine Molitor, dans le16ème arrondissement de Paris. Elle fermera ses portes 4 ans plus tard. « Mes images parlent d’un lieu quasi-mythique où la jeunesse joyeuse et indisciplinée de Paris se donnait rendez vous… Je promenais mon appareil photo au ras de l’eau, en toute liberté, sans aucune gêne ni aucune autorisation. Personne ne s’en préoccupait. Les jeunes femmes roulaient d’un air détaché leur maillot une pièce sur les hanches, ou ôtaient le haut de leur bikini, attentives aux marques du bronzage. Elles nageaient les seins nus, naïades effrontées. La peau perlée de gouttes, on « s’en grillait une » après le bain. C’était l’époque des piscines plaisir. On flirtait, on gazouillait, on rêvassait.
http://gilrigoulet.com/

Mads Nissen, IN THE NAME OF VICTORIA
Au départ ce n’est qu’une image publiée dans un journal danois : une enfant abandonnée sur une chaise dans un hôpital népalais. Cecilie pourrait tourner la page, l’histoire en resterait là. Mais elle prend l’avion pour Katmandou, décidée à tenter l’impossible pour sauver la fillette, atteinte d’hydrocéphalie. Mads Nissen a suivi Cecilie dans son voyage, et raconte à travers des images bouleversantes d’humanité l’histoire d’une femme qui chercha désespérément à sauver une enfant, Victoria.
http://www.madsnissen.com

Vlad Sokhin, CRYING MERI
En Papouasie Nouvelle Guinée, près de 50% des femmes ont déjà subi au moins une agression sexuelle. Le viol fait parti des rites initiatiques pour intégrer les gangs urbains. Mais fait aussi parti du quotidien. Ici, battre sa femme, voire même la tuer, fait partie des us et coutumes jamais remis en cause. Les victimes osent rarement porter plainte et les agresseurs et les maris violents jouissent d’une impunité quasi totale. Vlad Sokhin a suivi pendant plusieurs années des femmes papoues, et nous livre témoignage poignant de leurs souffrances.
http://www.vladsokhin.com

INFORMATIONS PRATIQUES
Le Hublot : BODY
Le mercredi 31 mai 2017 à partir de 19 heures
La péniche Grande Fantaisie
9 quai de l’Oise
75019 Paris
Partenaires : La SAIF, La péniche Grande Fantaisie, et L’association L’heure bleue.
http://hanslucas.com

Leave A Comment

Your email address will not be published.

Captcha loading...

X
X