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Le nom des trois lauréats de la 5ème édition du Prix Photo AFD ont été annoncés hier soir à la Maison Européenne de la Photographie. Le Grand Prix AFD/Polka du Meilleur projet de reportage photo est remis à Pascal Maitre pour « Quand l’Afrique s’éclairera », Corentin Fohlen reçoit le Prix Spécial AFD/Libération du Meilleur reportage photo pour son travail sur Haiti avec « Les Possibilités d’une île » et enfin Anne Paq se voit remettre le Prix AFD/Nikon du Meilleure Œuvre Multimédia pour « Obliterated  Families ».

Lancé en 2012, le Prix Photo AFD, à destination des professionnels, permet de sensibiliser un public plus large aux enjeux du développement des pays du Sud et rendre hommage au travail essentiel des photographes engagés. Tous les ans, le jury présidé par Alain Mingam choisi ses 3 lauréats de l’année.

Pascal Maitre « Quand l’Afrique s’éclairera »

Le Grand Prix AFD/Polka du Meilleur projet de reportage photo  finance un reportage à hauteur de 15 000€ et sa publication dans le magazine Polka et exposition itinérante dont une à la MEP.

Au travers d’images satellites composites, l’hémisphère nord interpelle sur une « pollution lumineuse » pendant que l’Afrique apparaît comme « éteinte ». En zone rurale, 7% des habitants ont accès à l’électricité sur ce continent. Pourtant, l’Afrique dispose de ressources inépuisables, le soleil, le vent et l’eau qui permettrait de produire de l’électricité à grande échelle. Ce reportage vise à mettre en lumière les enjeux et l’importance de l’accès à l’électricité en Afrique.

Pascal Maître a débuté sa carrière de photographe reporter en 1979 en rejoignant la rédaction du Groupe Jeune Afrique, premier groupe de presse du continent africain. Depuis il collabore pour des magazines internationaux comme Géo ou Life. Ses nombreux reportages le conduisent dans tous les coins du monde, de la Sibérie à l’Amérique du sud en passant par l’Afghanistan, avec une prédilection pour l’Afrique. Cela fait plus de trente ans qu’il arpente le continent africain afin de couvrir cette Afrique plurielle : la nature, les croyances, l’aspect économique et le travail, les conflits et ses conséquences, mais également la vie nocturne.
Car en Afrique, la vie ne s’arrête jamais.
http://pascalmaitre.fr

Corentin Fohlen pour « Les Possibilités d’une île »

Le Prix Spécial AFD/Libération du Meilleur reportage photo est doté de 5 000€ un offre une parution dans Libération.

Trop souvent résumé à un pays maudit, pauvre et violent, Haïti est bien plus que cela. Loin de ces clichés, une autre facette du pays, peu souvent explorée et dévoilée, existe. Les temps changent et des opérations sont mises en place afin d’attirer touristes et investisseurs. C’est cette belle image, d’espoir, que Corentin Fohlen expose dans son reportage réalisé entre 2012 et Octobre 2016.

Corentin Fohlen a découvert la photographie pendant ses études de dessin. Après avoir couvert l’actualité française et internationale pendant plus de huit ans : conflit au Nord-Kivu, Afghanistan, révolution en Ukraine et à Bangkok, émeutes en banlieue parisienne et à Athènes, séisme en Haïti, révolution arabes en Egypte et Libye, premières élections libres en Tunisie, famine dans la Corne de l’Afrique… il décide de se lancer dans un travail au long cours en Haïti.
Depuis 2012, il mène une réflexion sur les conséquences de la mainmise internationale sur le pays.
http://www.corentinfohlen.com

Anne Paq pour « Obliterated  Families »

La lauréate du Prix AFD/Nikon du Meilleure Œuvre Multimédia reçoit un reflex numérique Nikon D500 et un Objectif 16-80mm DX

L’offensive israélienne qui a duré 51 jours sur la bande de Gaza en 2014 a fait 2 200 morts, 11 000 blessés, 100 000 sans-abri. La guerre, si étroitement surveillée par les médias, a été mesurée, numérotée, comptée. Mais au-delà de ces chiffres, ce sont des familles entières qui ont été détruites. La perte d’un être cher, le bombardement d’une maison de famille, ou le traumatisme qui vient après le cessez-le-feu ne peuvent être chiffrés. Pourtant, pour ceux qui survivent, c’est à ce moment-là, une fois la guerre terminée, que la lutte commence.
Ce documentaire est un projet à long terme racontant des histoires personnelles, des souvenirs de familles de la bande de Gaza dont les vies ont été brisées lors de cet été 2014.
https://obliteratedfamilies.com

Anne Paq est une photographe française indépendante basée en Palestine depuis 2003. Elle est membre d’ Activestills, un collectif de photographes engagés, qui se consacrent à documenter des sujets politiques et sociaux.
Depuis 2010, elle a concentré son travail photographique sur la Bande de Gaza et la capture de la vie quotidienne des Palestiniens sous l’occupation, les personnes réfugiées et déplacées, le Mur et son impact sur les communautés, ainsi que la résistance populaire à l’occupation.
http://www.annepaq.com

INFORMATIONS
http://www.afd.fr

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