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Jacques Revon, journaliste et photographe, est notre invité

Temps de lecture : 2 minutes et 59 secondes

Suite à la crise sanitaire les manifestations sont reportées voire annulées tandis que tous les lieux d’expositions sont portes closes. Notre programme d’invité a été quelque peu modifié, nous avons souhaité confier cette nouvelle carte blanche à Jacques Revon, journaliste, photographe et ponctuellement, rédacteur pour 9 Lives magazine.

Comme apprenti, j’apprends la photographie avec mon père durant trois ans, mon père Charles Révon est portraitiste dans la Loire à Roanne. Mon oncle Frédéric lui aussi photographe à Lyon, m’aura beaucoup inspiré dans mes approches photographiques. J’obtiens mon CAP de photographe en 1968.
Après mon service national, je débute ma carrière de photographe en 1970 au service photo des usines automobiles Citroën, usine située à cette époque quai de Javel à Paris, le quartier aujourd’hui de France Télévision.

Je quitte Paris en 1971 et je reviens en Rhône Alpes ma région d’origine.
Je suis embauché à Lyon chez René Basset photographe, prix Niépce en 1958, un an plus tard en 1972, je suis employé comme photographe au Centre anticancéreux Léon Bérard jusqu’en 1976, où je crée un petit laboratoire photo destiné à promouvoir l’image photographique au sein du milieu médical, un travail au service des activités des médecins de cet hôpital: photos cliniques pour l’enseignement et pour les diverses publications.

Après cinq années passées dans le monde médical, j’ai besoin d’ouvrir quelque peu mon horizon, je quitte le lieu hospitalier et je suis embauché comme photographe technicien chez ILFORD, ancienne société LUMIÈRE à Lyon. Les missions sur le terrain sont variées, je teste avec différents professionnels de l’image fixe, les nouveaux films noir et blanc et de nouveaux papiers barytés argentiques. C’est durant ces années là, que j’aurai la chance de rencontrer sur l’hexagone, lors de différentes manifestations photographiques et culturelles, de très grands photographes.

En 1981, je décide de bifurquer vers le journalisme, c’est mon rêve depuis mon adolescence. Je rentre à la rédaction de FR 3 Lyon comme on le disait à cette époque comme JRI, journaliste reporter d’images.
En 1984 après une formation de rédacteur et le suivi de modules au CPJ / CFJ, je passe de l’autre côté de la caméra, je suis nommé rédacteur à France 3 Dijon. En 1992, je propose de créer et de présenter un nouveau concept de magazine de société “info-service” pour la jeunesse. «Vecteur Jeunes ». Cette émission hebdomadaire de 52 minutes est diffusée durant sept années sur les deux régions de cette époque, Bourgogne et Franche-Comté.
Cette émission est pionnière en France, elle invite les jeunes de 16 à 25 ans sur un plateau de télévision pour qu’ils s’expriment. L’émission qu’ils préparent ensemble, leur donne totalement la parole sur tous les sujets de société qui les préoccupent.
C’est ainsi qu’ils peuvent obtenir des réponses très pratiques auprès de personnes invitées dites « ressources » expertes dans différents domaines.
Engagé dans la vie associative, je participe à la création du DU d’Action Humanitaire à l’Université de Bourgogne, à la Faculté de Médecine, une formation ouverte à tous ceux qui souhaitent s’engager sur le terrain de l’humanitaire.

Enfin, les quatre dernières années de ma vie professionnelle à France 3 ont été consacrées, dans ma rédaction, à la formation de deux jeunes femmes journalistes, dans le cadre de la formation en alternance à France Télévision.
Mon engagement dans la transmission de nos petits savoirs professionnels sera demain ma seconde carte blanche : Nous sommes des “passeurs”.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Revon

Portrait chinois de Jacques Revon

Si j’étais un musée ou une galerie : Musée Niépce à Chalon sur Saône.
Si j’étais un artiste : Henri Cartier-Bresson.
Si j’étais un livre : “Le Lambeau” Philippe Lançon.
Si j’étais un film : “Les enfants du Marais » de Jean Becker.
Si j’étais un morceau de musique : “Pionciana” Ahmad Jamal.
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : “Le roi et l’oiseau” de Pierre Philippon.
Si j’étais une citation : « Pour désirer laisser des traces dans le monde il faut en être solidaire », Simone de Beauvoir.
Si j’étais un sentiment : L’empathie.
Si j’étais un objet :  Un saxophone.
Si j’étais une expo : Exposition d’Henri Cartier-Bresson centre Pompidou 2014.
Si j’étais un lieu d’inspiration : Les paysages de l’Aubrac et les plages de l’Irlande.
Si j’étais un breuvage : Un bon whisky irlandais.
Si j’étais un héros/héroïne : Jean Moulin.
Si j’étais un vêtement : Une veste saharienne.

Retrouvez les cartes blanches de notre invité

Carte blanche à Jacques Revon : Photographes, nous pouvons être aussi des “passeurs” (le mardi 31 mars 2020)
Carte blanche à Jacques Revon : Dans l’instantané : “similitude ou différence” (le mercredi 1er avril 2020)
Carte blanche à Jacques Revon : Rencontres avec de grandes signatures de la photographie (le jeudi 2 avril 2020)
Carte blanche à Jacques Revon (le vendredi 3 avril 2020)

A LIRE:
Une histoire de la photographie de l’argentique au numérique, photographes…photographiés
L’Harmattan
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https://www.9lives-magazine.com/author/jacques-revon/