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Elisabeth Hering, chargée clientèle au labo Picto, est notre invitée

Temps de lecture : 2 minutes et 37 secondes

Chaque semaine nous recevons celles et ceux qui font la photographie de tous horizons confondus. Des galeristes, des éditeur·rices, des directeur·rices artistiques, des artistes… nous souhaitons également donner la parole aux personnes de l’ombre. Cette semaine – et un peu grâce à cette période de confinement – nous accueillons Elisabeth Hering, chargée de clientèle au laboratoire Picto, qui assure au quotidien le lien essentiel entre les photographes, les institutions, les galeries et la production d’œuvres.

Elisabeth Hering est née au milieu des années Soixante dix.
Après une Licence en Histoire de l’Art à l’Université Descartes de Strasbourg (aujourd’hui Université Marc Bloch), elle passe un DU de cinéma et d’audio-visuel qui lui fait rencontrer son professeur de labo photo, René Noël. Elle s’initie alors au développement et au tirage Noir et Blanc et à une sensibilité à la lecture de l’image photographique, sa poésie, sa magie.
Elle décide de poursuivre une pratique photographique tout en approfondissant la théorie dans son domaine de prédilection : elle entame alors une Maîtrise portant sur un sujet de l’Histoire de la Photographie. Son mémoire sera le premier portant sur cette discipline à Strasbourg. Eric Michaud et Sylvain Morand (c’est ici une occasion de les remercier chaleureusement) la guidèrent dans cette entreprise de 2 ans.
Postérieurement à ce travail de recherches universitaires, elle expose ça et là ses photographies dont les développements et les tirages sont réalisés dans un labo qu’elle installe ‘dans sa salle de bain’ et elle participe à un fanzine culturel strasbourgeois, pour lequel elle rédige des articles portant sur les photographes qu’elle rencontre alors.
Elle a l’ambition (folle) de devenir photographe et la présomption pour ce faire d’interrompre son cursus après l’obtention de sa Maîtrise (elle n’est pas de celles qui peuvent faire mille choses à la fois) et alors que son sujet de DEA et de thèse l’attendait… Elle le regrette encore…

Arrivée à Paris en octobre 2000, elle trouve grâce à un ami, une place temporaire au standard téléphonique du labo Picto de Bastille (2002), une porte d’entrée du labo, ‘par les oreilles’, parce qu’il fallait bien ‘manger’.
Puis un poste se libère à la réception du labo, qu’elle occupe à partir de janvier 2003.
Elle y est aujourd’hui, comme chargée de clientèle, responsable des comptes de photographes, institutions culturelles et galeries, principalement.
Parallèlement à son travail salarié, elle a pratiqué la peinture et la photographie pendant plusieurs années, qu’elle tente de reprendre après une longue interruption.

Portrait chinois de Elisabeth Hering

Si j’étais une œuvre d’art : La Descente de Croix de Jacopo da Pontormo peinte à la chapelle Caponi de la petite église Santa Felicita à Florence, très proche du Ponte Vecchio.
Si j’étais un musée ou une galerie : Les galeries de peinture de la Renaissance du Musée du Louvre
Si j’étais un(e) artiste (tous domaines confondus): Joan Mitchell
Si j’étais un livre : Le Potager du Paresseux de Didier Helmstetter, parce qu’il faut pouvoir apprendre à se nourrir tout seul par les temps qui courent…
Si j’étais un film : Arizona Dream, d’Emir Kusturica
Si j’étais un morceau de musique : Sinner Man, Nina Simone
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : N’importe quelle image d’Albarran Cabrera, issue du livre Remembering the Future
Si j’étais une citation : « Hommes, regardez-vous dans le papier », Henri Michaux
Si j’étais un sentiment : L’envie (le désir)
Si j’étais un objet :  Un poste de radio à piles transportable et avec un bouton rond qui bouge le petit curseur pour chercher les stations sur la bande FM
Si j’étais une expo : Untold Stories, par Peter Lindbergh au Kunstpalast de Düsseldorf (Février 2020)
Si j’étais un lieu d’inspiration : un jardin anglais en juillet
Si j’étais un breuvage : un Gewurstraminer Cuvée des Frimas, des vignes familiales
Si j’étais un héros/héroïne : Novecento, pianiste de l’Océan (qui ne descend pas du bateau)
Si j’étais un vêtement : un truc en plumes.

Retrouvez les cartes blanches de notre invitée

> Carte blanche à Elisabeth Hering : Les coulisses d’un métier (le mardi 7 avril 2020)
> Carte blanche à Elisabeth Hering : Dialogue avec Giuliana Prucca, créatrice des éditions AVARIE (le mercredi 8 avril 2020)
> Carte blanche à Elisabeth Hering : Rencontre avec John Jefferson Selve, Possession Immédiate (le jeudi 9 avril 2020)
> Carte blanche à Elisabeth Hering : Regard croisé entre Nathalie Savey & Juliette-Andréa Elie (le vendredi 10 avril 2020)