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Partager Partager Pour sa troisième carte blanche, notre invité de la semaine, Claude Belime – fondateur et directeur du Centre d’Art et de Photographie Lumière d’Encre (CAPLE) – revient sur l’exposition « Saisons noires » du photographe Julien Coquentin, accrochée pendant le festival Le Mois de la Photo. Cette exposition dévoile un territoire intime où photographie, mémoire et impressions diffuses s’entremêlent. Julien Coquentin est un photographe dont l’œuvre s’épanouit à la frontière du documentaire et du récit intérieur. Autodidacte, il vient à la photo après un premier parcours dans le monde médical, en tant qu’infirmier. Cette proximité avec l’humain marque profondément son regard. Saisons noires © Julien Coquentin Saisons noires © Julien Coquentin Chez Coquentin, chaque image semble écouter. Elle retient les signes ténus du monde qui l’entoure, qui disent plus que les éclats. Son travail s’attache à ce qui demeure sous la surface, ce que l’œil voit rarement, ce que la mémoire a presque oublié. Il photographie lentement, avec une approche immersive, refusant l’instantanéité pour chercher une forme de densité, comme un écho aux couches souterraines du souvenir. L’argentique, qu’il privilégie, lui permet ce rapport charnel à l’image, ce grain qui ressemble parfois à une feuille de Velin ou à un plan de cinéma. C’est dans cet esprit que s’inscrit Saisons noires. Il prend pour point de départ les paysages ruraux de son Aveyron natal, mais s’enfonce aussitôt dans une matière plus profonde, celle de l’enfance, de ce qu’elle laisse derrière elle, des sensations qui persistent lorsque le souvenir se dissipe. Saisons noires © Julien Coquentin Saisons noires © Julien Coquentin Coquentin raconte que cette série ne commence pas avec une première photographie, mais bien avant, dans des bribes de souvenirs, dans des scènes fugitives comme un curé marchant dans la neige, des gamins dévalant des prés, un tiroir qui chute d’une table de chevet et libère des objets enfouis depuis 60 ans, jusqu’à l’odeur d’une grand-mère retrouvée dans une poignée de coton. Les images de Julien Coquentin (prés, forêts, neige, silhouettes, gestes minuscules) composent une narration fluide où l’obscurité n’est jamais pesante. Les « saisons noires » ne sont pas celles du deuil ou du manque, mais celles de l’enfance, que le temps recouvre chaque jour. Saisons noires © Julien Coquentin Saisons noires © Julien Coquentin A noter les trois ouvrages : GAST. Julien Coquentin, photographe aguerri à l’observation des territoires, a relevé le défi de ne pas photographier, mais d’écrire. Que deviennent les images lorsqu’un photographe est privé de son outil ? Quand il ne lui reste que ses yeux en terrain inconnu et la substance de son imaginaire ? Avec la liberté qu’offre une carte blanche, le photographe s’est fait violence et a choisi la forme du roman. Co-production Zone i et Filigranes. 180 pages, 23€. Oreille coupée. Sous la forme d’une enquête écologique et sociologique, Oreille coupée pénètre le bois, en suit l’orée, cette frontière que le paysan dispute aux bêtes sauvages. Lamaindonne. 152 pages. 42€. Tropiques. L’auteur a vécu à la Réunion quelques temps avec femme et enfants pour son travail d’infirmier, il en produit une série photographique dense qu’il associe avec 5 nouvelles. L’écrit résonne dans les images autant que celles-ci se glissent dans les textes sans que jamais l’un soit l’illustation de l’autre. Textes et images se complétent, s’aditionnent et construisent un récit où le teritoire affleur dans toute sa moiteur et sa richesse. On y pénètre comme un enfant dans une nature généreuse et envahissante. Lamaindonne. 152 pages. 37€ A LIRE Julien Coquentin et Victor Point récompensés pour les Livres de l’Année HiP 2023 L »oreille coupée, une traque photographique de Julien Coquentin INFORMATIONS PRATIQUES Lumière d'Encre47 rue de la République 66400 Céret sam18oct(oct 18)10 h 00 min2026sam03jan(jan 3)18 h 00 minSandrine ExpillyJ’ai rêvé que tu m’emmenaisLumière d'Encre, 47 rue de la République 66400 Céret Détail de l'événementPhoto : © Sandrine Expilly / Signatures « J’ai rêvé que tu m’emmenais sur un blanc sentier, parmi la verte campagne, vers l’azur des sierras, vers les montagnes bleues (…) » Détail de l'événement Photo : © Sandrine Expilly / Signatures « J’ai rêvé que tu m’emmenais sur un blanc sentier, parmi la verte campagne, vers l’azur des sierras, vers les montagnes bleues (…) » Antonio Machado « J’ai rêvé que tu m’emmenais. Ce vers d’Antonio Machado résonne en moi comme une invitation au voyage, à la fois réel et intérieur. Cette série de photographies rend compte d’une expérience du territoire du Vallespir et de la région des Pyrénées-Orientales, vécue dans le cadre d’une résidence de création au cours d’une année. Le temps de la résidence est un temps d’expérimentation, loin des commandes : un temps précieux, un temps de recherche, de réflexion et de jeu. Adolescente, mon premier contact avec l’Espagne fut un choc esthétique. Ce voyage scolaire fut jalonné de découvertes artistiques fondatrices : Guernica de Picasso au Prado, l’obscurité saisissante de Goya, l’énigmatique clarté des Ménines de Velázquez, puis, au retour, la folie créative de Dalí à Figueres et, plus tard, l’univers matiériste à la Fondation Antoni Tàpies. Ensuite Buñuel, Almodóvar, Cervantès, García Lorca… autant de voix, de visions, qui ont marqué durablement ma mémoire visuelle et très tôt m’ont nourrie. À Céret, le Musée d’Art Moderne est venu réactiver et prolonger ces rencontres. Les oeuvres de Tàpies, par leur matière vive me rappelant les parois rocheuses de mes Alpes natales. Car, en parallèle des oeuvres, les traditions catalanes se sont imposées à mon regard. Elles sont vivantes, traversent les générations par des gestes, des récits transmis oralement, des fêtes populaires qui résistent au temps. Du Haut- Vallespir et sa Fête de l’Ours aux processions, des géants aux cap grossos, d’un bout à l’autre du territoire, une galerie de personnages singuliers a enrichi les histoires que je me raconte autant que celles que l’on me conte. Chaque personne rencontrée, chaque paysage m’a emmenée dans son histoire, présente ou passée, au coeur du Vallespir et au-delà. Dès lors, mon travail s’est construit comme un tissage : je brode, j’assemble, je mélange, j’ajuste, je trace des lignes dans une vision subjective nourrie de ces multiples influences, dans un jeu de vrai/faux, en dehors des guerres d’identités. » Sandrine Expilly Sandrine Expilly est née à Grenoble et vit à Paris. Elle effectue ses premiers pas de photographe pour le journal Libération. Son travail se distingue par son approche unique du portrait, en interaction avec son environnement et la mise en scène. Ses oeuvres, inspirées par la peinture et le cinéma, se composent de portraits et d’instantanés colorés. En plus de sa recherche et de son travail personnel, elle met à profit son talent lors de collaborations pour la presse française et internationale (Le monde, Libération, Les Jours, Télérama, Serge, Opéra, etc.). Elle travaille également avec l’édition, la musique, la culture, l’univers du luxe et répond à des commandes publiques et institutionnelles. Elle a participé à diverses expositions personnelles telles que le Mois de la photographie de Paris à l’hôtel de Soubise, Centre culturel français de Rotterdam Pays-Bas etc. ainsi qu’à des expositions collectives à la galerie Signatures One to One, 10/10 Choral, etc. Ses photographies font partie de collections publiques comme la Bibliothèque Nationale de France et de collections particulières. En parallèle elle mène une recherche personnelle sur le paysage. Sa première monographie d’auteur « Val » est parue aux éditions Trans Photographic Press en 2018, déclinée sous la forme d’une exposition parcours dans le cadre de « Paysage>Paysages » Isère culture, puis présentée dans une exposition collective au festival L’OEil urbain à Corbeil-Essonnes. En 2022, ses photographies réalisées pour le service Patrimoines et inventaire d’Ile-de-France sont publiées dans l’ouvrage collectif Ré-Inventaire « Côté Jardin » aux éditions Loco/Région Île-de-France. Sandrine Expilly est représentée par Signatures, maison de photographes depuis sa création en 2008. Dates18 Octobre 2025 10 h 00 min - 3 Janvier 2026 18 h 00 min(GMT+00:00) LieuLumière d'Encre47 rue de la République 66400 CéretOther Events Lumière d'Encre47 rue de la République 66400 CéretOuvert du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h et sur rendez-vous en dehors de ces horaires Lumière d'Encre Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
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