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Partager Partager En novembre dernier, le futur média Selkies et la librairie La Comète ont lancé leur premier PhotoBook Club. Le principe est simple : réunir les passionné·es de livres photo autour d’une thématique commune. La seconde édition aura lieu ce samedi 24 janvier à Paris, à la galerie Leica, autour d’un nouveau thème : Nocturnal Animals. Six ouvrages ont été sélectionnés et ont été soumis au vote du public sur Instagram (vous !), et le livre qui a remporté le plus de succès sera au cœur des échanges de cet événement parisien. Gwénaëlle Fliti (fondatrice de Selkies, que nous aurons le plaisir d’accueillir très prochainement dans notre rubrique L’Invité·e) et Chloé Tocabens (responsable de La Comète) ont choisi six ouvrages photographiques publiés ces dernières années autour de la thématique Nocturnal Animals. Sur Instagram, vous pouvez voter pour le livre de leur choix. Il fera l’objet d’une rencontre et d’un débat le samedi 24 janvier de 15h à 16h30 à la galerie Leica. L’événement est gratuit, un tea time convivial sera offert aux participant·es, mais attention les places sont limitées, il faudra vous inscrire à la fin des votes depuis la page Instagram de Selkies (en cliquant-ici). Pour sa première édition c’est l’ouvrage, OKTA-9 de Luka Perkins-Petit qui avait remporté les votes du public. Le livre qui a remporté les votes et sera au cœur de cette seconde édition du PhotoBook Club est Better in the Dark Than His Rider, Francesco Merlini (Départ pour l’image). Les 6 livres sélectionnés : Plates I-XXXI, Lia Darjes (Chose commune) Better in the Dark Than His Rider, Francesco Merlini (Départ pour l’image) Désidération (Prologue), SMITH (Textuel) Omalo, Grégoire Eloy (The Eyes Publishing) Blinked Myself Awake, Bieke Depoorter (Hannibal books) Quand la ville dort, Nordine Makhloufi (Kahl Editions). Plates I-XXXI Lia Darjes Chose commune 26 × 20.5 cm, 64 pages 40 € Les compositions de Lia Darjes, inspirées des maîtres hollandais, figent par le flash des scènes où des animaux farouches, surgis d’un conte digne d’Alice au pays des merveilles, dévoilent des banquets et réunions nocturnes insoupçonnés. C’est dans le contraste entre le réalisme apparent de ces mises en scène et l’étrangeté de ce qu’elles révèlent que réside la beauté de son travail, invitant le spectateur à imaginer des histoires hors du regard humain. Commandez votre exemplaire Better in the Dark Than His Rider Francesco Merlini Départ pour l’image 23,5 × 31 cm, 80 pages 40 € Dans Better in the Dark Than His Rider, Francesco Merlini illustre l’état hypnagogique, créant une balade visuelle proche du rêve lucide où motifs et couleurs récurrents jouent avec notre perception. En empruntant aux codes du surréalisme, il révèle ce qui se cache à notre conscience, produisant des images qui nous entraînent dans son inconscient autant que dans le nôtre. Commandez votre exemplaire Désidération SMITH Editions Textuel 21.4 × 28.8 cm, 96 pages 55 € Smith explore le sentiment de désidération, cet état où l’on se sent privé des étoiles, à travers des lieux variés et des figures isolées. Il crée ainsi une zone à rêver mêlant chaos et paysages désertiques, organiques ou minéraux, inventant une mythologie spatiale transformant le ciel étoilé en une expérience et le rendant à nouveau visible au-dessus de nous. Commandez votre exemplaire Omalo Grégoire Eloy The Eyes Publishing 30 x 30 cm, 96 pages 40 € L’univers de la nuit est un terrain familier à Grégoire Eloy, qui y explore les ambiances, les formes et les mystères invisibles le jour. Dans OMALO, il réalise en Géorgie des photogrammes et des mises en situation qui interrogent le temps, la mémoire et le vivant, tout en questionnant la nature même de l’image à travers un parcours subtil entre intérieur et extérieur de la photographie. Commandez votre exemplaire Blinked Myself Awake Bieke Depoorter Hannibal books 28 × 28 cm, 136 pages 64,50 € Bien que construit comme un livre de texte, Blinked Myself Awake est une œuvre photographique mêlant images de passionnés d’astronomie observant le ciel et textes intimistes. Bieke Depoorter y explore la puissance et la fragilité de la mémoire, sa quête du ciel étoilé devenant métaphore de souvenirs lointains et interrogeant la vérité, la perception et les limites de la photographie pour saisir ce qui nous échappe. Commandez votre exemplaire Quand la ville dort Nordine Makhloufi Kahl Editions 23 x 23 cm, 120 pages 35 € Le titre fait référence à une chanson du groupe Niagara (1987) que l’auteur et ses ami·es écoutent en boucle avant de sortir. L’artiste explore la vie nocturne queer et artistique parisienne dans laquelle il baigne. Le livre est décrit comme « un cri du cœur pour les reines, les sœurs et la muse », une célébration des « amours indélébiles », des liens d’amitié forts et de la créativité queer. Commandez votre exemplaire INFOS PRATIQUES PhotoBook Club #2 Le samedi 24 janvier 2026 de 15h à 16h30 Galerie Leica 26 rue Boissy d’Anglas 75008 Paris France EN CE MOMENT À LA GALERIE Galerie Leica26 rue Boissy d'Anglas 75008 Paris ven28nov10 h 00 min2026sam28mar19 h 00 minCatherine HenrietteLe bruit de la neigeGalerie Leica, 26 rue Boissy d'Anglas 75008 Paris Détail de l'événementLa galerie Leica ouvre la saison hivernale avec une exposition de Catherine Henriette réalisée au nord d’Hokkaidō à Wakkanai au Japon. Catherine Henriette aime les grands espaces. Remarquée pour son travail Détail de l'événement La galerie Leica ouvre la saison hivernale avec une exposition de Catherine Henriette réalisée au nord d’Hokkaidō à Wakkanai au Japon. Catherine Henriette aime les grands espaces. Remarquée pour son travail en Chine « Conte d’hiver, Conte d’été » récompensé par un prix de l’Académie des Beaux-Arts en 2013, elle poursuit ses récits photographiques loin du bruit de la civilisation. Ella a parcouru le monde pour Geo, Elle, Le Figaro magazine, l’Express, pour se consacrer finalement à la photographie de paysage minimaliste et silencieuse. Cette série monochrome aux valeurs tonales délicates, se rapproche d’une planche de dessins qui planterait le décor rude et désert d’une bande dessinée. Quelques vestiges de l’humanité émergent ici et là, pétrifiés par l’hiver. Aucun refuge à l’horizon. Ne reste que l’infini du blanc, du vide, de l’océan noyé dans le ciel. Il est des artistes qui remettent régulièrement leur ouvrage sur le métier ; qui limitent leur champ visuel avec l’idée de mettre en lumière la diversité des nuances qui le composent. Le photographe qui opère en extérieur-paysagiste comme l’est Catherine Henriette- ne peut physiquement pas intervenir sur le motif : celui-ci lui est donné ; il a toutefois la possibilité d’expérimenter divers angles de prises de vue, ou bien attendre, avec patience, le moment où la lumière et les couleurs vont façonner le paysage d’une nouvelle manière. Inutile donc de s’éparpiller : le paysage invite, pour qui sait l’observer, à la contemplation de ses richesses, de ses multiples et infimes variations. À l’issue d’un premier séjour en 2023, Catherine Henriette a décidé de retourner à plusieurs reprises dans cette même région d’Hokkaidō, à l’extrême nord du Japon ; plus précisément à Wakkanai, terminus d’une ligne de chemin de fer, près du cap Sōya. Un littoral où personne n’a vraiment envie d’aller en plein hiver tant le climat est rude, le vent violent, le froid intense, les journées courtes et la lumière rare ; mais familière des séjours en altitude dans les montagnes pyrénéennes, de telles conditions ne l’ont pas effrayée. Le climat tempêtueux en cette partie du Japon est l’occasion pour elle de se confronter à un paysage qui se prête à de multiples restitutions visuelles. Et c’est dans un périmètre réduit, au cours des quelques heures de lumière de la mi-journée, qu’elle trouve matière à photographier. Peu ou pas de trace de vie, ni de mouvement ; si ce n’est le vol de quelques corbeaux dont les silhouettes noires s’offrent comme autant de ponctuations graphiques à l’intérieur de son viseur. Le lieu est déserté par les pêcheurs, les usines de poissons fermées : quelques bateaux, figés dans le paysage et en grande partie recouverts de neige, sortent de la brume comme des fantômes. Les nuages, le ciel bas, les flocons portés par le vent qui font parfois écran, une mer grise au loin, emplissent ainsi le cadre de l’image. Certaines plantes, quelques tiges de roseaux ou fleurs séchées de tournesols, font de la résistance et émergent des dunes de neige ; ils dessinent de timides traits de couleur contrastant avec un panel de tonalités qui se déploie essentiellement entre le blanc et le gris. Parfois, au cours de la journée, une éclaircie survient, le soleil cherche à percer la couche nuageuse et l’atmosphère s’en trouve bouleversée. La photographie de Catherine Henriette s’impose ainsi par de subtiles qualités plastiques en même temps qu’elle est porteuse de sensations : le vide, un monde à l’arrêt, enveloppé par le silence, laissant imaginer ce que pourrait être le bruit de la neige. L’occasion pour chacun, comme l’écrivait Charles Juliet, de se mesurer « à un redoutable face à soi » nous invitant à « agrandir notre espace intérieur ». Gabriel Bauret Dates28 Novembre 2025 10 h 00 min - 28 Mars 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuGalerie Leica26 rue Boissy d'Anglas 75008 ParisOther Events Galerie Leica Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
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