Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 12 février 2026
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 9 février 2026
MO.CO. : L’École des beaux-arts de Montpellier, une fabrique de talents au destin singulier, entre filiations et maillage dans toute la ville ! Interview Caroline Chabrand 4 jours ago
« Aden-Marseille, d’un port à l’autre », Interview Ann Blanchet, Co-commissaire de l’exposition, Conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille 5 jours ago
Salon de Montrouge, 69ème : Interview Andrea Ponsini « Vers un Think Tank de l’émergence » 6 jours ago
Partager Partager Pour leur troisième carte blanche, nos invitées de la semaine, Emmanuelle Simon et Agnès Schwab, fondatrices de la galerie et librairie Les Amies Rouges, rendent hommage à une figure majeure du courant humaniste, Willy Ronis. Celui qui a vu passer tout un siècle sous ses yeux et l’a accompagné à travers son regard « tendre » et bienveillant, particulièrement attaché à capter, avec fraternité, l’essentiel de la vie quotidienne. Son exposition à l’Hôtel Fontfreyde – Centre photographique vient de fermer ses portes. Le regard tendre. C’est la première pensée qui s’impose quand on se remémore ses photos. La deuxième, c’est son encrage dans la vie quotidienne d’une époque. Regarder ses photos c’est comme regarder un fil de Renoir, de Julien Duvivier (La belle équipe), de Marcel Carné. En une image il raconte une histoire. Une histoire dans la rue, dans un café, dans un bal, dans une usine, où on s’embrasse en haut de la Bastille. Une histoire des gens du peuple. A une époque où le mot peuple est un mot digne sans connotation péjorative, sans mépris. WILLY RONISAutoportrait aux flashes, Paris, 1951 © Ministère de la Culture – Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis Personnage clé de l’histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910- 2009) est l’une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l’essentiel de la vie quotidienne des gens. Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l’époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l’ordinaire de leur vie. En plaçant l’homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n’en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l’époque, d’où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre. INFORMATIONS PRATIQUES Evénement terminé Hôtel Fontfreyde - Centre photographique34, rue des Gras 63000 Clermont-Ferrand mer15oct(oct 15)14 h 00 min2026dim08fev(fev 8)19 h 00 minWilly RonisPhotographiesHôtel Fontfreyde - Centre photographique, 34, rue des Gras 63000 Clermont-Ferrand Détail de l'événementL’Hôtel Fontfreyde – centre photographique présente une exposition consacrée au photographe français Willy Ronis (1910-2009), réalisée à partir du fonds de la donation qu’il a faite à l’État en 1983. Détail de l'événement L’Hôtel Fontfreyde – centre photographique présente une exposition consacrée au photographe français Willy Ronis (1910-2009), réalisée à partir du fonds de la donation qu’il a faite à l’État en 1983. Organisée conjointement avec le Jeu de Paume et la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, cette exposition rend hommage à cet artiste de renommée internationale, en dévoilant des photographies restées encore méconnues. « La photographie c’est l’émotion » : ainsi s’exprimait Willy Ronis, ce grand photographe qui fut, avec Robert Doisneau, Izis, Sabine Weiss … l’un des représentants du courant humaniste français. Parmi les images les plus connues de Willy Ronis, beaucoup relèvent de ce regard porté sur le quotidien pour élaborer des micro-récits à partir de personnages et de situations ayant pour cadre la rue. Aujourd’hui, ces images désormais érigées en « monuments » de l’histoire de la photographie trahissent moins l’existence d’un instant donné qu’une façon particulière de représenter l’utopie de l’unanimité humaniste : s’extasier devant la réalité et observer la fraternité des peuples. S’il est vrai que ses images souscrivent, dans une certaine mesure, à cette vision optimiste de la condition humaine, Ronis n’en édulcore cependant pas l’injustice sociale et s’intéresse aux classes les plus démunies. Sa sensibilité aux luttes quotidiennes pour survivre dans un contexte professionnel, familial et social précaire montre que les convictions politiques de Ronis, militant communiste, l’incitaient à un engagement actif, que ce soit par la production ou la circulation d’images de la condition et de la lutte ouvrières. On a généralement tendance à circonscrire la production de Willy Ronis au territoire français. Pourtant, même si la plupart de ses images les plus reproduites ont été prises en France, depuis sa jeunesse, Ronis n’a eu de cesse de voyager et de photographier d’autres lieux. Le style de Ronis reste intimement lié à son vécu et à son propre discours sur la photographie. Il n’hésitait pas à évoquer sa propre vie et son contexte politique et idéologique. Au fil de ses images et de ses textes,on découvre ainsi un photographe désireux avanttout d’explorer le monde, épiant en secret, attendant patiemment que celui-ci lui dévoile ses mystères. À ses yeux, l’important est davantage de recevoir des images que d’aller les chercher, d’absorber le monde extérieur plutôt que de le saisir et, de là, bâtir son propre récit. Cette exposition est coproduite par le Jeu de Paume et la Médiathèque du patrimoine et le photographie, Ministère de la Culture. Commissariat d’exposition, Matthieu Rivallin. Dates15 Octobre 2025 14 h 00 min - 8 Février 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuHôtel Fontfreyde - Centre photographique34, rue des Gras 63000 Clermont-FerrandOther Events Hôtel Fontfreyde - Centre photographique Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
« Aden-Marseille, d’un port à l’autre », Interview Ann Blanchet, Co-commissaire de l’exposition, Conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille
L'Invité·e Carte blanche Les Amies Rouges. Une film : À la recherche de Vivian Maier Pour leur quatrième et dernière carte blanche, nos invitées de la semaine, Emmanuelle Simon et Agnès Schwab, fondatrices de la galerie et ...
L'Invité·e Carte blanche à Pierre de Vallombreuse : Peuples Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invité de la semaine, le photographe Pierre de Vallombreuse, revient sur l’un de ses ...
L'Invité·e Carte blanche à Pierre de Vallombreuse : Les temps modernes Le 25 février prochain sortira le 16ᵉ ouvrage de notre invité de la semaine, le photographe Pierre de Vallombreuse. Pour sa troisième ...
Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 12 février 2026
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 9 février 2026
MO.CO. : L’École des beaux-arts de Montpellier, une fabrique de talents au destin singulier, entre filiations et maillage dans toute la ville ! Interview Caroline Chabrand 4 jours ago
« Aden-Marseille, d’un port à l’autre », Interview Ann Blanchet, Co-commissaire de l’exposition, Conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille 5 jours ago
Salon de Montrouge, 69ème : Interview Andrea Ponsini « Vers un Think Tank de l’émergence » 6 jours ago