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Partager Partager Pour la troisième édition consécutive, la Cité internationale et l’Adagp s’associent pour organiser Elles & Cité, un programme de résidence de recherche et de création dédié aux femmes photographes en milieu de carrière hors de la région Île-de-France. Sur les 88 candidatures reçues, six photographes ont été sélectionnées pour passer trois mois au sein de la Cité internationale des arts, avec une allocation mensuelle de 2 000 €. Hélène Bellenger, Anne-Laure Boyer et Delphine Gatinois sont les lauréates de la première session, qui débutera le mois prochain. Julie Hascoët, Marianne Wasowska et Charlotte Yonga entreront en résidence en septembre prochain. Découvrons aujourd’hui les projets qui seront développés dans le cadre de leur résidence de 3 mois à la la Cité internationale sur le site du Marais et accompagné d’un·e professionnel·le du monde de la photographie et des arts visuels. Lauréates de la premier session (en résidence du 22 avril au 26 juin 2026) : Hélène Bellenger © Stefano Marchionini Encrage est un projet artistique et de recherche centré sur l’histoire intime de la grand-mère maternelle de l’artiste, figure familiale fantomatique, presque médéenne et controversée. À travers l’exploration d’archives familiales, entre Rouen, Düsseldorf et Castiglione Olona, le projet interroge la transmission de la mémoire dans la lignée des femmes, cette « mémoire chimérique » et transgénérationnelle, tout en questionnant les stéréotypes féminins qui façonnent les subjectivités. L’approche plastique mobilise la galvanotypie, technique d’impression du XIXᵉ siècle en relief sur plaques métalliques, à la frontière de la sculpture et de la photographie, à l’origine des concepts de « cliché » et de « stéréotype ». Un film hybride prolongera cette démarche, mêlant entretiens familiaux, collaborations scientifiques et documentation de performances, entre enquête et fiction. Encrage devient ainsi une exploration de la mémoire, de sa construction et de sa transmission, tout en questionnant la fabrication des stéréotypes, transformant l’encrage d’une matrice en geste plastique, performatif, critique et politique. http://www.helenebellenger.com/ Anne-Laure Boyer © Patxi Beltzaiz En Espagne, plus de 300 villages ont été ennoyés dans les lacs des barrages hydrauliques après la guerre et jusqu’à nos jours, phénomène massif comme dans aucun autre pays d’Europe (30 villages disparus en France, 4 en Italie, 2 en Suisse, à titre de comparaison). Et il n’existe aucune cartographie, ni inventaire exhaustif de tous ces villages. Un vide de mémoire qui a amené Anne Laure Boyer à trouver ce titre, ATLAS OCULTO et à entreprendre d’en faire la cartographie. De cette enquête au long cours est né un projet qui tisse mémoire, écologie et politique, sous plusieurs formes — film documentaire, installation en céramique, cartographies et performance — et trouve aujourd’hui son aboutissement dans un livre : Atlas des mondes engloutis. Étendu à l’Europe, il ne s’agit pas d’un exercice de géographie au sens strict, mais d’écriture sensible. Un récit polyphonique qui met en écho des paroles d’artistes, chercheurs, habitants, écrivains et activistes. Un atlas de la mémoire, mêlant images, cartographies et fragments de récits, offrant une portée universelle à ces territoires effacés. Une fable écologique qui se loge dans l’envers du monde visible. https://annelaureboyer.com/ Delphine Gatinois Portrait de Delphine Gatinois © Julien Mignot Durant cette résidence au sein du programme Elles & Cité, Delphine Gatinois souhaite relier trois projets menés dans des temporalités et des contextes différents. Ils nourrissent plusieurs points communs en s’interessant à des gestes traditionnels. La première recherche se nomme Passer l’hiver. Initiée en 2021, elle oscille entre le documentaire, la recherche ethnographique et une approche plasticienne. Il existe, dans la vallée de Thann, la tradition des fackels, dont l’origine remonte à des temps lointains: Des édifices en bois haut d’une quinzaine de mètres sont construits puis brûlés le jour le plus proche du solstice d’été. Si cette tradition persiste aussi dans d’autres régions sous le nom de la Saint Jean, elle regroupe dans ces paysages montagneux d’Alsace plusieurs singularités. Des groupes d’une dizaine d’adolescents se consacrent dès le mois de février à perpétuer ce geste. J’ai cherché à comprendre les hors champs de cette tradition dont l’aboutissement, par le feu et la fête, est spectaculaire. La seconde recherche concerne la joute nautique le long du Rhône. En 2021, lors d’une résidence portée par Stimultania à Givors, je suis partie à la rencontre d’une pratique sportive emblématique du territoire: la joute. Ces questions me sont alors apparues : – Comment contourner la dimension spectaculaire de certaines pratiques pour chercher à voir ce qu’elles détiennent? – Faut-il attendre que certains gestes ou actions s’éteignent pour chercher à les (re)voir et en comprendre le sens? Le troisième projet, parle de la pratique de la chasse. Qu’il s’agisse de la joute Givordinne, de la célébration du solstice d’été à travers une sculpture en feu ou d’une battue sur un col Vosgien, il m’importe de réfléchir sur comment penser ces sujets et leur faire quitter leurs représentations habituelles. Au sein de ces trois milieux, majoritairement masculins, la place du père y est centrale. Ces trois projets prolongent des questions sur l’hérédité de nos gestes. Pourquoi et dans quels contextes décider de les prolonger ? Par la rencontre avec des sociologues et de nouveaux échos entre ses images, aller plus loin dans ce rapport à la transmission, la filiation mais aussi, peut être plus en creux, à la résistance. http://www.gatinoisdelphine.fr/ Lauréates de la seconde session (en résidence du 3 septembre au 27 novembre 2026) : Julie Hascoët L’objectif de cette résidence est de travailler plus précisément sur des formes installées / scénographiées en vue d’expositions à venir, notamment autour du passage de la photographie au volume, en lien avec mes recherches en cours et notamment dans le cadre d’un projet autour de la ville de Brest. https://www.experiments.fr/ Marianne Wasowska Marianne Wasowska © Carlos Wong Le projet La chaleur qui nous lie proposé pour cette résidence s’inscrit dans un travail déjà initié auprès de « buscadoras », chercheuses de disparu.e.s mexicaines. Depuis 2006, le Mexique comptabilise plus de 100 000 disparu.e.s; victimes directes ou collatérales du narcotrafic. Face à l’indifférence des pouvoirs publics, les familles (essentiellement des femmes) se sont mobilisées pour retrouver leurs proches – se formant en droit, en médecine légiste, en pilotage de drone ou en sociologie des cartels. L’approche que j’aimerais développer en approfondissement du travail déjà initié avec ces femmes aurait pour but de sortir du cadre strictement documentaire pour construire un autre regard, plus intime et intérieur, sur leur vécu et la façon dont celui-ci les inscrit dans le territoire. En liant les recits des « buscadoras » aux lieux où elles ont trouvé des disparu.e.s, ce projet entend raconter le paysage mexicain et les présences qui le hantent à travers la voix des femmes qui sillonnent inlassablement le pays à la recherche de leurs êtres chers, souvent au peril de leurs vies. https://www.mariannewasowska.com/ Charlotte Yonga Charlotte Yonga © Raphaël Goutte Feu Skoblar explore la vie clandestine de mon père, immigré camerounais arrivé à Paris en 1983 et connu à Château Rouge sous le surnom de « Skoblar ». Après sa mort en 2025, la découverte de sa vie cachée révèle l’écart entre l’image charismatique qu’il construisait et une réalité marquée par la précarité et le silence. À travers les témoignages de sa communauté, le projet enquête sur la fabrication d’une légende personnelle et sur la manière dont les identités migrantes se construisent collectivement. https://www.charlotteyonga.com/ En savoir plus https://www.citeinternationaledesarts.fr/programme-de-residence/elles-cite/ Marque-page0
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