Carte blanche aux fondateurs de la PODA : Des images qui se rencontrent… et qui se jouent de nous 5 jours ago
Carte blanche aux fondateurs de la PODA : Des sentiments traduits en images palpables, Gabrielle Duplantier 6 jours ago
Rencontre Delphine Dumont, directrice Hangar Bruxelles : PhotoBrussels Festival #10, Bicentenaire de la photographie x CNAP 15 heures ago
PhotoSaintGermain 2025 : Rencontre Agathe Sanjuan, commissaire « Étienne-Jules Marey : chronophotographie, sciences et art » 1 décembre 2025
Planches Contact Festival : Interview Jérémy Appert, Second Lauréat du Prix du Jury de la Jeune Création photographique 26 novembre 2025
Luxembourg Art Week 2025 : Rencontre Kevin Muhlen, Casino Luxembourg, un théâtre de la crudité et de la radicalité 16 heures ago
« Ombre est lumière. Mémoire des lieux » le manifeste de Nicolas Daubanes au Panthéon : Rencontre 4 jours ago
Saison transatlantique au Palais de Tokyo : « ECHO DELAY REVERB : Art américain, pensées francophones » 5 jours ago
Partager Partager Actu Art ContemporainOtherSide Parenthèse fin de siècle et fantasmes symbolistes de Fernand Khnopff au Petit Palais Marie-Elisabeth De La Fresnaye25 janvier 2019 Le peintre symboliste belge Fernand Khnopff (1858 -1921) n’avait pas bénéficié à Paris de rétrospective depuis plus de 40 ans, c’est donc un évènement que le Petit Palais orchestre avec bio en coproduction avec les musées Royaux des Beaux Arts de Belgique. Le commissaire Michel Draguet, directeur du musée belge, est un spécialiste de l’artiste et sort au même moment une monographie passionnante (Mercator) qui répare l’injustice faite à ce peintre, graveur, sculpteur et photographe, éclipsé à tort après sa mort. Dès l’entrée du Petit Palais notre regard est happé par une vaste affiche reproduisant le « Portrait de Marguerite », sœur de Fernand Khnopff et personnage clé de son parcours, qui élégamment vêtue (la famille du peintre est d’origine aristocratique) le regard au loin, se tient devant une porte close. Comme si elle nous indiquait le chemin à suivre pour franchir le seuil de ce qui ressemble à l’évocation de l’atmosphère fin de siècle d’alors. La scénographie rehausse et magnifie cette sensation à partir de mises en scènes basées sur un code couleur inspiré de la maison-atelier de Bruxelles et de stèles audio-olfactives jouant sur cette symbiose des arts de l’époque, jusqu’à évoquer un véritable « salon symboliste » à partir des rencontres littéraires, théâtrales et musicales qui rythment la vie du futur fondateur du Cercle des XX. Si l’artiste érige un « temple du Moi » dès le vestibule de sa demeure, nourrissant un goût de l’introspection à partir de ses souvenirs d’enfance à Bruges, il aime aussi à séjourner dans la propriété familiale des Ardennes aux paysages atmosphériques mystérieux, qu’il retranscrit avec bonheur, il devient vite le portraitiste attitré de la bonne société. Un art qu’il développe au départ à partir de ses proches, sa mère, sa sœur Marguerite, les enfants de ses amis comme le poète Emile Verhaeren. Une secrète complicité l’unie à Marguerite auprès de qui il teste de multiples poses et variantes, aidé de la photographie, qu’il retouche et rehausse à l’aquarelle et au pastel démultipliant l’aspect fantomatique et imaginaire du medium dans ce qui va ressembler à une quête du mystère féminin. Oscillant entre effroi et fascination pour ces créatures inaccessibles et troublantes qui réactivent de grands mythes, comme Hypnos, la Méduse à la chevelure de serpents, la reine de Saba, Acrasia ou la débauche, Britomart ou la chasteté. Une ambiguité qui ajoute au désir de fusion en un être conciliateur et androgyne. La célèbre toile « L’art » ou « Des caresses » porte à son paroxysme cette rêverie alanguie et pétrifiée entre influences préraphaélites et Sécession Viennoise. Cet Œdipe tenant un spectre ailé, joue contre joue avec un sphinx à corps de guépard aux traits de Marguerite, d’une grande sensualité semble ne pas avoir révélé tous ses mystères. Mysogine Khnopff ? Dans un autre grand pastel qui n’a pas pu voyager malheureusement, « Memories » ce sont 7 femmes, chiffre symbolique, captées dans un crépuscule automnal étrangement semblables, captives d’un horizon clos. Une réponse à Seurat et au réalisme de son « Dimanche à la Grande Jatte » dont il reprend la composition en frise. Note de fin mélancolique avec la transcription du roman Bruges-la-Morte de Georges Rodenbach, ville chère à l’enfance du peintre, qu’il associe souvent à un portrait de femme. Un compagnonnage intellectuel qui ajouté à sa fascination pour les Primitifs Flamands ajoute à cette nostalgie vaporeuse, intemporelle et tourmentée. Un délice ouaté et raffiné, que prolonge concerts et conférences, précipitez-vous en cette période incertaine et chahutée ! Programmation associée : ateliers d’écriture INFORMATIONS PRATIQUES Fernand Khnopff maitre de l’énigme Jusqu’au 17 mars 2019 Petit Palais Avenue Winston Churchill 75008 Paris http://www.petitpalais.paris.fr Marque-page0
L'Invité·e Adélie de Ipanema, directrice et cofondatrice de Polka, est notre invitée Pour finir l’année en beauté, nous accueillons Adélie de Ipanema, directrice et cofondatrice de Polka, dans notre rubrique L’Invité·e. Le numéro #68 ...
Interview Art Contemporain Luxembourg Art Week 2025 : Rencontre Kevin Muhlen, Casino Luxembourg, un théâtre de la crudité et de la radicalité À l’occasion de la Luxembourg Art Week, le Casino Luxembourg propose une soirée performative expérimentale directement inspirée du Théâtre de la cruauté ...
Interview Art Contemporain « Ombre est lumière. Mémoire des lieux » le manifeste de Nicolas Daubanes au Panthéon : Rencontre C’est une histoire de surgissent et de sidération, de monumentalité et de miniaturisation, d’éternité et de transitoire, de fixité et de déplacement. ...
Actu Art Contemporain Saison transatlantique au Palais de Tokyo : « ECHO DELAY REVERB : Art américain, pensées francophones »
Actu Art Contemporain « Chromoscope » à la Cité de l’architecture : Interview Matthieu Poirier, commissaire
Carte blanche aux fondateurs de la PODA : Des images qui se rencontrent… et qui se jouent de nous 5 jours ago
Carte blanche aux fondateurs de la PODA : Des sentiments traduits en images palpables, Gabrielle Duplantier 6 jours ago
Rencontre Delphine Dumont, directrice Hangar Bruxelles : PhotoBrussels Festival #10, Bicentenaire de la photographie x CNAP 15 heures ago
PhotoSaintGermain 2025 : Rencontre Agathe Sanjuan, commissaire « Étienne-Jules Marey : chronophotographie, sciences et art » 1 décembre 2025
Planches Contact Festival : Interview Jérémy Appert, Second Lauréat du Prix du Jury de la Jeune Création photographique 26 novembre 2025
Luxembourg Art Week 2025 : Rencontre Kevin Muhlen, Casino Luxembourg, un théâtre de la crudité et de la radicalité 16 heures ago
« Ombre est lumière. Mémoire des lieux » le manifeste de Nicolas Daubanes au Panthéon : Rencontre 4 jours ago
Saison transatlantique au Palais de Tokyo : « ECHO DELAY REVERB : Art américain, pensées francophones » 5 jours ago
Rencontre Delphine Dumont, directrice Hangar Bruxelles : PhotoBrussels Festival #10, Bicentenaire de la photographie x CNAP