1857 Views |  5

Temps Zero Bucharest : Diaporama des auteurs 1/3

Temps de lecture : 3 minutes et 10 secondes

Jusqu’au 29 septembre, le collectif Temps Zero s’expose au Musée National d’Art Contemporain de Bucharest. Tout au long de la semaine, Caroline Bénichou nous présente ce nouveau projet photographique et aujourd’hui et pour les deux jours prochains, nous vous proposons de découvrir les photographes participants à cet événement.

Michael Ackerman (Américain, né en 1967)
Son écriture et sa démarche radicales font de Michael Ackerman un auteur majeur de sa génération. Il développe une œuvre à la fois affranchie d’anecdote et de toute adhérence à la réalité. Ses images fébriles sont sillonnées de présences spectrales, ses photographies tremblées au grain démesuré sont autant de stigmates de sa contiguïté au monde : elles n’attestent de rien – sinon de sa présence et de ses rencontres. Michael Ackerman évolue constamment dans un rapport liminal (par le décadrage, le tressaillement, le flou) à la photographie, à ses sujets, au réel.

Il vient de publier Hunger – Epilogue, chez VOID et est représenté par la galerie Camera Obscura à Paris.

Gaël Bonnefon (Français né en 1982)
http://gaelbonnefon.org/

Son travail rend hommage à la beauté de la banalité et du quotidien et aborde la violence et le déclin tout autant que la douceur et la tendresse. Il en explore les interstices, entre visible et invisible, là où la vie ordinaire révèle ses parts d’ombres. Il évolue au fil des années, mais son écriture conserve une même cohérence : ses paysages vibrent avec la même force et la même intensité que les scènes ou les portraits de personnes usées, éreintées, à bout de souffle, mais bien vivantes.

Son premier ouvrage rétrospectif, Elegy for the Mundane, vient de paraître aux Editions Lamaindonne et une exposition éponyme lui sera consacrée au Château d’Eau à Toulouse du 11 septembre au 3 novembre. Il publiera deux ouvrages prochainement : Lettre à un inconnu aux éditions Photopaper et Submit avec Stéphane Charpentier, éditions Sun/Sun et Lamaindonne.

Martin Bogren
http://www.martinbogren.net

Le travail de Martin Bogren s’oriente série après série vers une approche personnelle et sensible de la photographie en se déprenant tout à la fois de la dimension plus documentaire de ses séries précédentes (Océan, Lowlands, Tractor Boys…) et de ses premières influences. Son oeuvre dessine des déambulations spatiales, mentales et émotionnelles avec des récits intimistes et une affirmation sensible de visions subjectives. Ses images subtiles et d’une grande sensualité sont oniriques et parfois inquiétantes, sont complètement hors du temps.

Dès le 14 septembre, il présente une exposition à l’Espace Saint-Cyprien à Toulouse et publiera en novembre prochain August Song aux Editions L’Artiere, accompagné d’une exposition du même titre à la Galerie VU’ à Paris, qui le représente.

Lorenzo Castore (Italien, né en 1973)
http://www.lorenzocastore.com

Les photographies de Lorenzo Castore ressemblent à des séries de visions. Avec une écriture photographique entre sensualité animale et onirisme, âpreté et délicatesse, violence et sérénité, il transcende toute appréhension objective du réel et sa perception sensible frémit et déborde de ses images. Elles font surgir des rencontres, des absences, des enlacements, des solitudes accablées, des chairs et des regards lourds de désirs, la prégnance de la perte, des paysages ou des bêtes hallucinés.

Lorenzo Castore vient de publier Landchez Blow Up Press et 1994-2001 A beginningchez L’Artière et présentera prochainement une exposition à la Galerie Folia.

Stéphane Charpentier (Français, né en 1976)
http://www.stephane-charpentier.com/

Sa photographie, sombre, à vif, dépouillée de tout artifice de séduction, nous met face aux dualités des rapports humains et sociaux comme à nos dualités propres. Son travail intensément perceptif et émotif exhume et révèle les dérives et les mécanismes de nos sociétés contemporaines : à travers ses images, la nuit semble envahir un monde qui se consume et s’épuise à force de frénésie et de violence. Plongé dans un état d’urgence existentielle et de résistance permanent, il pratique la photographie comme une nécessité, avec sincérité et engagement.

Il est le maître d’œuvre des performances Temps Zero et a publié The Corechez Void en 2017 et prépare une nouvelle monographie aux Editions Sun/Sun.

Clara Chichin (Française, née en 1985)
http://clarachichin.blogspot.com/

Clara Chichin développe une poétique photographique et introspective du quotidien ou de l’errance avec des images baignant dans des lumières étranges. « J’assemble les fragments dans un système d’équivalence, je compose peu à peu un ensemble avec des répétitions, des échos, des leitmotivs, comme si j’écrivais un poème sans narration linéaire, un voyage imaginaire, un méandre onirique. »
Sa photographie est intimement liée tout à la fois à la littérature et au livre.

Elle est représentée par Hans Lucas, a publié de nombreux livres d’artistes et se consacre à plusieurs projets éditoriaux.

A LIRE 
https://www.9lives-magazine.com/55822/2019/09/02/collectif-temps-zero-national-museum-of-contemporary-arts-de-bucarest/

INFORMATIONS PRATIQUES
Temps Zero Bucarest
Du 29 août au 29 septembre 2019
Musée National D’Art Contemporain
Sector 5, 050563 Bucarest
Roumanie
http://mnac.ro/event/308/Temps_Zero

Commissariat : Stéphane Charpentier
Commissaires associées : Patricia Morosan et Alyssa Moxley, avec la complicité de David Bryant et Vlad Fenesan.
Commissaire invité  : Sandra Demetrecu

Photographies et films : Michael Ackerman, Gaël Bonnefon, Martin Bogren, Lorenzo Castore, Stéphane Charpentier, Clara Chichin, Adam Grossman Cohen, Damien Daufresne, Gabrielle Duplantier, Theo Elias, Nicu Ilfoveanu, Marco Marzocchi, Lorena Morin, Patricia Morosan, Alisa Resnik, Gilles Roudière, Uli M Schueppel, Marie Sordat.