Planches Contact Festival : Arno Rafael Minkkinen, une série inédite pour un duo et une rétrospective 4 jours ago
Planches Contact Festival : Henrike Stahl déconstruit le mythe du prince charmant et de la vie de château 2 jours ago
Planches Contact Festival : Interview Veronica Mecchia, Photographe et modèle d’Arno Rafael Minkkinen 5 jours ago
Rencontre Delphine Dumont, directrice Hangar Bruxelles : PhotoBrussels Festival #10, Bicentenaire de la photographie x CNAP 6 jours ago
« There is a crack in everything » Musée Juif de Belgique, rencontre Barbara Cuglietta : La faille est indissociable de la lumière 3 jours ago
Art Anwerp, 5ème édition : Interview Nele Verhaeren « Une foire petite, contemporaine, éclectique et précieuse » 4 jours ago
Partager Partager L'Invité·ePhoto Carte blanche à Francine Deroudille : Leila Bousnina et ses Ulysses La Rédaction3 mars 2020 Pour sa première carte blanche, notre invitée de la semaine, Francine Deroudille fille de Robert Doisneau et cofondatrice de l’Atelier éponyme, partage avec nous une récente découverte : le travail de Leila Bousnina, rassemblé dans l’ouvrage « Ulysses » publié aux éditions Otium. Cette série est actuellement exposée à la galerie Fait & Cause, visible jusqu’au 21 mars prochain ! Découvrir un nouvel auteur, un nouveau regard fait partie des grandes joies de ma vie. Ce n’est pas fréquent car les vraies personnalités artistiques sont rares et qu’au cours des années les exigences s’additionnent, ma sévérité devient parfois impitoyable. La galerie Fait et Cause, haut lieu de la photographie sociale, 58 rue Quincampoix, présentait du 15 janvier au 29 février l’exposition « Ulysses » de Leïla Bousnina. Il n’est pas trop tard pour découvrir ce magnifique regard sur des cimaises puisqu’elle vient d’être prolongée jusqu’au 21 mars ! La bonne nouvelle est qu’il existe également un beau livre. Les éditions Otium ont publié avec soin les photographies de ces Ulysses qui ne retrouveront jamais Ithaque. Depuis 20 ans Leïla Bousnina accumule les portraits de ces hommes venus à l’orée des 30 glorieuses pour répondre à la demande de l’industrie française en manque de main d’œuvre. Ils ont usé leurs vies à des travaux mal payés, épuisants, ont rencontré l’indifférence et le manque d’égards le plus souvent, les mauvais traitements, le racisme, l’humiliation parfois et se trouvent à l’âge de la retraite, incapables de rentrer au pays puisqu’ils n’en ont pas les moyens et qu’ils n’y ont souvent plus d’attache. Ils sont donc hébergés dans des foyers où leur est offert le très strict minimum. Décor de misère pour solitudes additionnées. Les hommes que Leïla Bousnina nous montre ne sont pourtant pas les victimes flapies d’un système honteux. Ils sont d’une grande dignité, parfois très beaux et d’une sagesse à toute épreuve. Solidaires et fraternels ils donnent sur un décor de misère, une vraie leçon d’humanité. J’ai pensé au beau film de Lidia Terki « Paris la blanche » sorti en 2017 et qui traite avec la même délicatesse ce sujet bouleversant. Grande émotion de découvrir ces images si simplement tendres au mur de la Galerie Fait et Cause. Même émotion renouvelée à chaque fois que je tourne les pages du livre des éditions Otium. C’est pour moi le signe imparable que je viens de rencontrer une grande photographe. INFORMATIONS PRATIQUES Galerie FAIT & CAUSE58 rue Quincampoix 75004 Paris mer15jan(jan 15)13 h 30 minsam21mar(mar 21)18 h 30 minUlyssesLeïla BousninaGalerie FAIT & CAUSE, 58 rue Quincampoix 75004 Paris Détail de l'événement« Ces hommes ont immigré en France pendant les « 30 Glorieuses », alors que les entreprises industrielles françaises en manque de main-d’œuvre faisaient appel à ces natifs du Maghreb et de l’Afrique Détail de l'événement « Ces hommes ont immigré en France pendant les « 30 Glorieuses », alors que les entreprises industrielles françaises en manque de main-d’œuvre faisaient appel à ces natifs du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne. Ces jeunes travailleurs représentaient une main-d’œuvre abondante, peu coûteuse et laborieuse venue en majorité des régions rurales. Adulte, je voyais leurs discrètes silhouettes dans l’espace public, ils avaient atteint l’âge de la retraite et restaient invisibles et coupés d’une société qu’ils avaient pourtant contribué à bâtir et à développer… En parcourant la ville de Marseille, je m’arrêtais souvent dans le quartier de Belsunce, attirée par l’ambiance du « Marché aux Voleurs » installé clandestinement sur la place d’Aix, où des biffins vendaient à même le sol toutes sortes de petites marchandises. La place était spécialement appréciée des « chibanis » (les anciens) qui venaient tuer le temps. La majorité d’entre eux déambulait à travers les étalages comme dans un musée, d’autres restaient assis aux alentours, observant l’animation sous les rayons du soleil, d’autres encore dans le besoin, vendaient avec dignité des bricoles à quelques centimes. De là, est née cette envie irrépressible de les photographier… À travers « ces Ulysses », il m’est permis de graver la mémoire de nos aînés et ainsi rendre hommage à ces hommes et à toutes les vagues migratoires qui ont marqué et marquent encore l’histoire de ce pays dans toute sa diversité. » Leïla Bousnina Dates15 Janvier 2020 13 h 30 min - 21 Mars 2020 18 h 30 min(GMT+00:00) LieuGalerie FAIT & CAUSE58 rue Quincampoix 75004 ParisOther Events Galerie FAIT & CAUSE58 rue Quincampoix 75004 ParisOuvert du mercredi au samedi, de 13h30 à 18h30. Entrée libre Galerie FAIT & CAUSE Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page2
Actu Art Contemporain Beaux Livres pour la hotte de Mère Noël ! Comme à chaque moment en décembre, préparer cette sélection c’est revivre quelques temps forts de l’année et dans un contexte particulièrement critique ...
Photo Échos d’un monde en mouvement par Céline Ravier Cette semaine, pour clore l’année 2025, nous vous proposons de découvrir le dernier portfolio : Dans le souffle incessant du monde, de ...
L'Interview Planches Contact Festival : Henrike Stahl déconstruit le mythe du prince charmant et de la vie de château Née en Allemagne, Henrike Stahl s’installe à Paris après son Bac comme assistante-photographe, et travaille rapidement dans la mode et la presse, ...
Planches Contact Festival : Arno Rafael Minkkinen, une série inédite pour un duo et une rétrospective 4 jours ago
Planches Contact Festival : Henrike Stahl déconstruit le mythe du prince charmant et de la vie de château 2 jours ago
Planches Contact Festival : Interview Veronica Mecchia, Photographe et modèle d’Arno Rafael Minkkinen 5 jours ago
Rencontre Delphine Dumont, directrice Hangar Bruxelles : PhotoBrussels Festival #10, Bicentenaire de la photographie x CNAP 6 jours ago
« There is a crack in everything » Musée Juif de Belgique, rencontre Barbara Cuglietta : La faille est indissociable de la lumière 3 jours ago
Art Anwerp, 5ème édition : Interview Nele Verhaeren « Une foire petite, contemporaine, éclectique et précieuse » 4 jours ago