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Francine Deroudille, cofondatrice de l’Atelier Robert Doisneau, est notre invitée

Temps de lecture estimé : 3mins

Cette semaine, nous avons le plaisir d’accueillir Francine Deroudille, cofondatrice de l’Atelier Robert Doisneau, avec sa sœur Annette. La fille du célèbre photographe humaniste français, partagera avec nous, tout au long de la semaine, ses coups de cœur du moment. Du livre de Leila Bousnina au travail d’Antoine Agoudjian, en passant par le travail de la scénographe Laurence Fontaine avant de partager ses inquiétudes sur l’état de santé de la photographie de notre époque…

Née en 1947 à Paris, enfance passée dans l’odeur de l’hyposultite et de l’hydroquinone de l’appartement familial qui abrite l’atelier de son père photographe, Robert Doisneau.
Indifférence totale à la chose photographique jusqu’aux années 80 où, sur une proposition de Raymond Grosset, elle vient travailler pour quelques mois à l’agence Rapho rue d’Alger et y reste une bonne vingtaine d’année.
Transmutation de l’indifférence en passion.
Départ de l’agence en 2002, lorsqu’à la suite du rachat de l’agence par Hachette-Filipacchi la catastrophe est perceptible.
Fonde à partir de 2003 l’Atelier Robert Doisneau avec sa soeur Annette pour conserver, diffuser, partager une œuvre dont elle croit tout connaître et dont elle découvre chaque jour un peu plus, la complexité. L’agence Gamma-Rapho sauvée des eaux en 2010 par François Lochon assure la distribution commerciale des images permettant à l’orchestre familial de jouer une partition plus spécialisée dans l’édition, la conception et l’itinérance de nombreuses expositions. A le sentiment de travailler beaucoup trop et d’avoir de la chance.

https://www.robert-doisneau.com/

Portrait chinois de Francine Deroudille

Si j’étais une œuvre d’art : Pourquoi, je n’en suis pas une ?
Si j’étais un musée ou une galerie : la Galerie Claude Bernard repaire d’artistes immenses et de gens que j’aime tout simplement.
Si j’étais un(e) artiste (tous domaines confondus): Jean-Paul Goude.
Si j’étais un livre : « La petite lumière » d’Antonio Moresco.
Si j’étais un film : « l’aventure de Madame Muir » de Manckiewicz.
Si j’étais un morceau de musique : N’importe lequel des « Chants d’Est » par Sonia Wieder Atherton.
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : la si belle photo silencieuse et lumineuse de Claude Batho qui me regarde travailler chez moi !
Si j’étais une citation : «  Soyez vous même, les autres sont déjà pris. » Oscar Wilde.
Si j’étais un sentiment : la joie quand elle vous submerge. Rare.
Si j’étais un objet :  un couteau suisse. Pratique et multifonction.
Si j’étais une expo : « Ulysses » à la Galerie Fait et Cause pour les si belles et tendres photographies de Leila Bousnina.
Si j’étais un lieu d’inspiration : Partout où je peux marcher sur du bitume.
Si j’étais un breuvage : Un verre de Sancerre blanc.
Si j’étais un héros/héroïne : Le petit génie de la Bastille qui danse inlassablement sur Paris.
Si j’étais un vêtement : Qu’importe, c’est celui qui est dedans qui compte..

Retrouvez les cartes blanches de notre invitée

> Carte blanche à Francine Deroudille : Leila Bousnina et ses Ulysses (le mardi 3 mars 2020)
> Carte blanche à Francine Deroudille : Antoine Agoudjian (le mercredi 4 mars 2020)
> Carte blanche à Francine Deroudille : La Photographie peau de chagrin (le jeudi 5 mars 2020)
> Carte blanche à Francine Deroudille : Laurence Fontaine, profession architecte scénographe (le vendredi 6 mars 2020)

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Le baiser valsé de Doisneau à Versailles

La Rédaction
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