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Etienne Hatt, rédacteur en chef adjoint d’Artpress, est notre invité

Temps de lecture : 1 minute et 57 secondes

Cette semaine, nous accueillons Etienne Hatt, critique d’art et rédacteur en chef adjoint de la revue Artpress. Tout au long de la semaine, il partagera avec nous ses réflexions sur le médium photographique. En attendant de pousser les limites de la photographie, faisons connaissance à travers son portrait chinois.

Je me souviens très nettement du moment où je me suis dit que la photographie existait. Je devrais avoir honte car ce fut assez tardif. C’était en 2002, dans une librairie, face à la première édition de la Photographie contemporaine de Michel Poivert. Depuis, je ne l’ai jamais quittée ; même mes incartades vers l’art contemporain me ramenaient à elle.
Aujourd’hui, après avoir été galeriste à VU’, je suis critique d’art et rédacteur en chef adjoint de la revue Artpress. J’y tiens depuis janvier 2017 la chronique mensuelle sur la photographie. Grâce à Régis Durand et Dominique Baqué ou des amis de la revue comme Denis Roche, la photographie dans sa diversité a toujours été très présente dans Artpress. J’ai cherché à conforter sa place en donnant la parole à une nouvelle génération de critiques. Cela a débouché, notamment, sur le hors-série La Photographie : pratiques contemporaines publié en novembre 2019.
Je participe par ailleurs au Collège international de photographie du Grand Paris. Avec l’artiste Aurélie Pétrel, nous animons le Centre d’expérimentation, ou laboratoire, consacré à l’actualité des techniques anténumériques à l’ère post-photographique. L’année dernière, le Jeu de Paume m’a confié l’animation d’un cycle de conversations filmées dans les expositions et j’ai participé à la direction artistique du salon Approche dédié aux expérimentations photographiques.

Je profite de ces cartes blanches pour rappeler quelques idées qui me sont chères et constituent, pour moi, un cadre de référence dans les multiples activités du métier de critique.

https://www.artpress.com/author/e-hatt/

Portrait chinois d’Etienne Hatt

Si j’étais une œuvre d’art : les cycles des Quatre Saisons de Nicolas Poussin, 1660-64, Louvre
Si j’étais un musée : la Dumont Gallery, Los Angeles
Si j’étais un artiste : un anonyme florentin du 15e siècle
Si j’étais un livre : un livre lu et relu
Si j’étais un film : impossible, je ne me souviens jamais des films que j’ai vus
Si j’étais un morceau de musique : The Rose with the Broken Neck, sur l’album Rome de Danger Mouse et Daniele Luppi
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : celle qui est au-dessus de mon bureau
Si j’étais une citation : « La photographie est aussi synonyme d’excès ». Ray K. Metzker
Si j’étais un sentiment : la mélancolie
Si j’étais un objet :  un crayon de papier
Si j’étais une expo : La Subversion des images, au Centre Pompidou, en 2009-2010
Si j’étais un lieu d’inspiration : la Creuse
Si j’étais un breuvage : l’eau
Si j’étais un héros: Frédéric Moreau
Si j’étais un vêtement : un tour de cou

Retrouvez les cartes blanches de notre invité

Carte blanche à Etienne Hatt : La photographie est-elle devenue anachronique (le mardi 19 mai 2020)
Carte blanche à Etienne Hatt : La photographie n’est-elle qu’un art ? (le mercredi 20 mai 2020)
Carte blanche à Etienne Hatt : La photographie fait-elle encore image ? (le jeudi 21 mai 2020)
>  Carte blanche à Etienne Hatt : La photographie est-elle paradoxale ? (le vendredi 22 mai 2020)