L’association ImageSingulières, œuvrant pour le développement et la promotion de la photographie documentaire, a quitté Sète pour s’installer en plein cœur des Cévennes. Après une première résidence inaugurale menée par Cédric Gerbehaye, c’est au tour de la photographe Yohanne Lamoulère, membre du collectif Tendance Floue, de s’installer sur le territoire cévenol pour une résidence de création. Débuté en décembre, ce travail sera restitué à l’occasion d’une exposition et publié dans un ouvrage en fin d’année.

Fidèle à l’histoire d’ImageSingulières, cette résidence de création s’inscrit dans le style photographique documentaire, une photographie qui allie éthique et esthétique et intègre les notions de temps et de respect. Sur cette base, viendront s’enraciner les préoccupations de préservation de l’environnement et de découverte du territoire des Cévennes.

Yohanne Lamoulère © Christophe Gay

La photographe Yohanne Lamoulère sera l’invitée de cette seconde résidence cévenole. Installée à Marseille après une adolescence passée aux Comores, Yohanne est née à Nîmes en 1980. Elle revient régulièrement sur les traces de son enfance pour sillonner les Cévennes Gardoises.

Yohanne Lamoulère travaille en couleur en format carré. Elle fait partie du collectif Tendance Floue et de la compagnie Zirlib avec le metteur en scène Mohamed El Khatib. Après ses études à l’Ecole Nationale supérieure de photographie d’Arles, fascinée entre autres par le travail de Diane Arbus, elle s’oriente vers une forme de photographie documentaire.

Elle est arrivée à Marseille par la périphérie et a commencé à aborder cette ville comme une ville universelle, un terrain de jeu privilégié qui lui permet encore aujourd’hui de photographier ceux qu’elle appelle « les vivants », dans un décor en pleine restructuration. Son appareil enregistre les mutations de la ville, très efficientes dans les quartiers populaires, et observe la manière dont le lien identitaire au quartier est puissant.

Elle a par la suite accepté de faire entrer dans son champ lexical la fiction, la mise en scène. Pour une question de sincérité et d’adresse, elle mêle sa voix à celles des gens qu’elle a l’habitude de photographier. Le réel est toujours là, mais l’acceptation de la subjectivité et de l’écriture collective aussi.

Pour cette résidence, qui a débuté en décembre 2025 et se terminera au début de l’été 2026, elle s’intéressera tout particulièrement à la jeunesse en Cévennes et travaillera également avec les élèves de la Cité scolaire du Vigan et les apprentis du CFA Lozère à Florac. Ainsi non content de décrire le paysage qui entoure Aumessas, notre nouveau lieu d’adoption, nous commencerons à appréhender, en images, ces si vastes Cévennes et plus particulièrement le territoire du parc national.

Après la jeune photographe Caroline Andrivon, c’est au tour de Théo Combes de réaliser la résidence « Jeune photographie documentaire et transition écologique ».

Le fruit de la résidence de Cédric Gerbehaye est actuellement exposé au Château d’Assas – Le Vigan

INFORMATIONS PRATIQUES

sam20sep(sep 20)9 h 30 min2026ven06mar(mar 6)17 h 00 minCédric GerbehayeBuxbaumiaChâteau d’Assas – Le Vigan, 11 rue des Barris 30120 Le Vigan

https://imagesingulieres.com/
https://www.yohannelamoulere.fr/

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.

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