Si cette semaine était résumée en un seul mot, ce serait résilience. Et c’est avec notre invitée Chrystèle Roveda, directrice du Centre du patrimoine arménien de Valence, que nous allons l’explorer. Si ce lieu n’est pas strictement consacré à la photographie, il lui offre toujours une très belle place dans sa programmation. En ce moment, ce sont deux expositions qui mettent en avant le travail de femmes photographes, avec pour fil rouge la résilience : d’un côté, une sélection de femmes photographes primées au World Press Photo ces vingt dernières années, et de l’autre, Yana Kononova, photographe ukrainienne qui interroge l’empreinte de la violence.

Portrait de Chrystèle Renova © Archives personnelles

Chrystèle Roveda dirige depuis 2023 Le Cpa (Centre du patrimoine arménien), un centre d’interprétation situé à Valence. Ce lieu de mémoire atypique, labellisé Ethnopôle et porté par Valence Romans Agglo, offre un écrin particulier à la photographie depuis plus de 20 ans. Responsable de sa programmation et de son projet culturel et scientifique, Chrystèle Roveda en est l’une des chevilles ouvrières depuis 2011. Elle a auparavant travaillé dans divers musées de société et centres d’interprétation dédiés à la valorisation des patrimoines et des mémoires, celles des immigrés, d’anciens sites industriels, de collections tissant un lien entre l’évolution de territoires et leur devenir. Sa formation en littérature, histoire de l’art et médiation culturelle, témoigne de son appétence pour la transmission à travers la photographie et diverses formes de création artistique.

https://www.le-cpa.com/

Le portrait chinois de Chrystèle Roveda

Si j’étais une œuvre d’art : Une empreinte d’Olivia Paroldi
Si j’étais un musée ou une galerie : Le Cpa ! et tous les lieux qui m’ont nourrie par leur capacité à se connecter aux sociétés
Si j’étais un·e photographe : Yana Kononova, notre artiste coup de coeur pour son courage et son talent !
Si j’étais un livre : “Ô dingos, ô châteaux” de Jean-Patrick Manchette
Si j’étais un film : Taxi Téhéran de Jafar Panahi
Si j’étais un morceau de musique : Maya de Susheela Raman

Si j’étais une photo accrochée sur un mur : L’un des paysages intimes de Pascaline Marre, ou la cahute d’un Palawan perchée sous les étoiles de Pierre de Vallombreuse, dur de choisir…
Si j’étais un souvenir d’enfance : « L’Afghane aux yeux verts » de Steve McCurry, dont le visage m’avait saisie dans l’enfance et que l’on redécouvre 30 ans plus tard, avec toutes les questions que pose cette image aujourd’hui.
Si j’étais une citation : “Le ciel est vaste, les mers immenses, les étoiles nombreuses, le monde est infini… Personne ne peut m’enfermer” Pinar Selek
Si j’étais un sentiment : La résilience, qu’explorent nos expositions du moment, et tant d’autres avant elles…
Si j’étais un objet : Une machine à écrire
Si j’étais une expo : La première que j’ai programmée au Cpa, de Julien Lombardi, “La Terre où est né le soleil”
Si j’étais un lieu d’inspiration : Les falaises du Vercors
Si j’étais un breuvage : Un thé à la menthe fumant
Si j’étais un héros ou une héroïne : Antigone
Si j’étais un vêtement : Un chapeau feutré en studio, des chaussures de rando en hors-champ
Si j’étais un instant décisif : Le centaure d’Antoine Agoudjian, foulant la ville de Mossoul en Irak
Si j’étais un procédé photographique :La caravane sténopé d’Anne-Lore Mesnage et Charles de Borggraef.

INFORMATIONS PRATIQUES

jeu15oct(oct 15)10 h i min2027dim28fev(fev 28)18 h i minRésilience. Histoires de femmes inspirant le changementLe Centre du Patrimoine Arménien, 14 rue Louis Gallet, 26000 Valence 0 Ajouter à ma wishlist

jeu15oct(oct 15)10 h i min2027dim28fev(fev 28)18 h i minYana KononovaThe BasiliskLe Centre du Patrimoine Arménien, 14 rue Louis Gallet, 26000 Valence 0 Ajouter à ma wishlist

La Rédaction
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