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Depuis le début du mois, vous l’aurez remarqué toutes les galeries inaugurent leur nouvelle saison automnale, chaque jeudi, c’est donc un vrai marathon de vernissages qui s’organise… La Galerie Vu’ nous propose une rentrée tout en douceur et en délicatesse avec les travaux de Magali Lambert et Juanan Requeña, deux photographes qui viennent de rejoindre la galerie.

Se confronte dans cette nouvelle proposition curatoriale et inédite à la galerie, l’univers fantasque et poétique de la jeune artiste française Magali Lambert et celui intime et fragile de l’espagnol Juanan Requeña.

Magali Lambert
Venus du jamais mort

Alors qu’elle publie un ouvrage au titre éponyme de l’exposition Venus du jamais mort, la photographe Magali Lambert nous propose des séries dans lesquelles elle construit des assemblages d’objets étranges, poétiques et parfois burlesques.
Avec les Merveilles lors de sa résidence à la Casa Velasquez –, elle met en oeuvre des rencontres improbables et hétéroclites et nous transporte dans un univers proche du merveilleux et du fantastique. Ses incroyables machineries/machinations qui semblent droit sorties de l’esprit d’une inventrice aussi extravagante que poétique, sont un moteur à l’imagination et à la fiction.
Elle portraiture des taxidermies, avec Les oiseaux disparus photographiés devant les toiles du Château de Dourdan ou avec sa série Portraits #1, créant des créatures hybrides entre l’objet et l’animal et venant graver des formes étranges dans l’émulsion photographique du tirage. Il faut savoir que Magali Lambert pratique également le dessin et la sculpture. La magie de ses hybridations et de ses coïncidences orchestrées n’est pas sans faire écho à la phrase de Lautréamont : le travail de Magali Lambert est « beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie”.

Juanan Requeña
Petit traité de l’incertitude

Avec ses images fragiles, éphémères et contemplatives, petits moments d’éternité prélevés sur le fil des choses hors du temps, Juanan Requeña nous emmène à la dérive, sur son chemin pavé d’incertitudes. Il nous emporte dans les plis de son sillage courant, nous ouvrant le champ de la fiction, de l’imaginaire, des possibles et surtout des émotions.
Ses images se voient autant qu’elles se lisent. Intimement liées à la littérature, ses photographies sont des bribes mêlées de mots, d’objets et de lumières. Intimement liées au texte et à la littérature, ses images fragiles et oniriques, au fort pouvoir d’évocation poétique, sont autant d’appels à la rêverie et au voyage mental. Ces petits tirages argentiques (réalisés par l’auteur avec rare un talent d’alchimiste), aux teintes chaudes, souvent virés au café, condensent son étrange manière de voir, de saisir la lumière, l’incandescence et la saveur des instants de grâce. (Extrait du texte de Jesús Micó, critique et commissaire d’exposition)

INFORMATIONS PRATIQUES

jeu13sep(sep 13)12 h 30 minsam27oct(oct 27)18 h 30 minVenus du jamais mortMagali LambertGalerie VU', 58 rue Saint-Lazare, 75009 ParisType d'événement:Exposition,Photographie


jeu13sep(sep 13)12 h 30 minsam27oct(oct 27)18 h 30 minJuanan Requeña Petit traité de l'incertitudeGalerie VU', 58 rue Saint-Lazare, 75009 ParisType d'événement:Exposition,Photographie

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