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Carte blanche à Irène Jonas : La photographie colorisée (1)
Le présent autrement qu’en noir et blanc

Temps de lecture : 45 secondes

Pour sa première carte blanche, notre invitée de la semaine, la photographe et sociologue Irène Jonas partage avec nous un premier volet sur la photographie colorisée. Ce premier texte nous relate les débuts de la mise en couleur en photographie.

Les premières utilisations de la colorisation photographique remontent au milieu du XIXe siècle soit pour accroître le réalisme de la photographie soit à des fins artistiques pour corriger l’austérité du monochrome.

On rencontrera cette pratique dans tous les pays où les occidentaux ont importé la photographie à partir années 1850. La mise en couleur se généralise alors, tant pour les portraits réalisés chez le photographe que pour les paysages. La volonté des propriétaires de studios étant que ces couleurs soient naturalistes, c’est à dire les plus fidèles possible à la réalité.

En 1880, un imprimeur découvre le processus photochrome qui permet d’apporter de la couleur à des clichés initialement en noir et blanc, technique qui sera principalement appliquées aux cartes postales jusqu’à l’apparition de la couleur afin de créer un effet de réalisme et de proximité.

Aquarelles, huiles, crayons, pastels, encres, photochrome sont autant de matériaux qui ont été utilisés pour coloriser les photographies noir et blanc… Jusqu’à l’apparition du numérique et de Photoshop.