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Partager Partager I Would Follow Her by Ground and Sea… C’est entre terre et mer que la photographe Ayana V. Jackson place son objectif, offrant une traversée dense et incarnée de récits historiques longtemps marginalisés. La galerie parisienne Mariane Ibrahim met en lumière à travers une exposition personnelle l’engagement constant de l’artiste autour de la figure féminine noire, pensée comme un lieu de mémoire, de résistance et de projection vers l’avenir. Ayana V. Jackson, Artist Portrait, 2023. Photo by Cali Cuesy. Courtesy of the artist and Mariane Ibrahim Les deux étages de la galerie présentent les clichés de Jackson, laquelle mobilise son propre corps comme sujet et médium. En se plaçant au cœur de ses images, elle interroge l’absence, la perte et la survivance, tout en renversant les hiérarchies du regard héritées de l’histoire coloniale. Ayana V. Jackson, The self-forgetfulness of belonging would never be mine, 2019. Courtesy of the Artist and Mariane Ibrahim Au niveau inférieur, trois œuvres issues de la série From the Deep plongent le visiteur dans un imaginaire inspiré de Drexciya, duo techno de Detroit. Ces derniers ont développé une mythologie autour d’une civilisation sous-marine née des corps de femmes africaines enceintes jetées à la mer durant la traite transatlantique, alors considérées comme une « cargaison malade ». Ces images convoquent une mémoire engloutie, mais refusent le registre de la victimisation : elles posent la question de ce que ces histoires, longtemps réduites au silence, pourraient voir si elles nous regardaient à leur tour. Ayana V. Jackson, Sleep to Dream, 2017. Courtesy of the Artist and Mariane Ibrahim À l’étage, Jackson revisite à nouveau l’histoire à travers les séries Dear Sarah (2016) et You Forgot to See Me Coming (2023). Dans la première, elle explore la trajectoire fragmentée de Sarah Forbes Bonetta, arrachée au royaume du Dahomey avant de devenir la protégée et filleule de la reine Victoria. En regard, You Forgot to See Me Coming, explore les croisements entre les histoires des femmes noires et autochtones dans les conflits armés du début du XXᵉ siècle, notamment la Révolution mexicaine. Ayana V. Jackson, Sea Lion, 2019. Courtesy of the Artist and Mariane Ibrahim À travers l’archive, la reconstitution et la performance, Ayana V. Jackson questionne l’impact du regard colonial sur l’histoire de la photographie et les relations éthiques entre photographe, sujet et regardeur. Lorsqu’elle arrive en France, l’artiste elle-même fait l’expérience d’un passage brutal de l’invisibilité à l’hypervisibilité, se sentant parfois réduite à un « objet d’anthropologie ». Cette tension traverse son travail, nourrissant une pratique qui affirme la nécessité de faire exister l’histoire précisément là où elle dérange. Ayana V. Jackson, Adelita – I would Follow her by Ground and Sea, 2023. Courtesy of the Artist and Mariane Ibrahim Présentée à Paris comme une étape ouverte vers de nouvelles œuvres à venir, l’exposition rappelle avec force que l’art demeure un espace essentiel de résistance, capable de réactiver, défendre et réinventer des mémoires que l’on a trop longtemps tenté d’effacer. INFORMATIONS PRATIQUES Galerie Mariane Ibrahim18 avenue Matignon, 75008 Paris jeu22jan(jan 22)11 h 00 minsam14mar(mar 14)19 h 00 minAyana V. JacksonI Would Follow Her by Ground and SeaGalerie Mariane Ibrahim, 18 avenue Matignon, 75008 Paris Détail de l'événementPhoto : Ayana V. Jackson, Sleep to Dream, 2017. Courtesy of the Artist and Mariane Ibrahim Mariane Ibrahim a le plaisir de présenter dans sa galerie parisienne I Would Follow Her Détail de l'événement Photo : Ayana V. Jackson, Sleep to Dream, 2017. Courtesy of the Artist and Mariane Ibrahim Mariane Ibrahim a le plaisir de présenter dans sa galerie parisienne I Would Follow Her by Ground and Sea, une exposition d’œuvres d’Ayana V. Jackson. Réunissant des ensembles majeurs de son travail, l’exposition retrace l’engagement constant de l’artiste autour de la figure de la femme, envisagée comme un lieu de mémoire, de pouvoir et de projection vers l’avenir. Trois œuvres majeures issues de la série From the Deep sont présentées au niveau inférieur de la galerie. Dévoilée pour la première fois en 2023 dans le cadre de l’exposition personnelle saluée par la critique de Jackson au Smithsonian National Museum of African Art à Washington, D.C., cette série s’inspire de Drexciya, duo techno basé à Detroit et actif au début des années 1990 — James Stinson et Gerald Donald — qui a développé un univers sonore et mythologique centré sur une civilisation sous-marine peuplée des descendants de femmes africaines enceintes jetées par-dessus bord, ou ayant sauté à la mer, durant la traite transatlantique. Considérées comme de la « cargaison malade » (sick cargo), ces femmes et leurs enfants à naître ont été effacés des récits officiels. Le mythe fondateur de Drexciya réinvestit ainsi l’abîme non comme un lieu d’anéantissement, mais de transformation. S’inscrivant dans cette filiation spéculative, Jackson construit une aquatopie sacrée dans laquelle les images nous invitent à affronter la brutalité qui a condamné des millions de personnes à la mer, tout en imaginant simultanément un monde façonné par des femmes puissantes et résilientes. En mobilisant son propre corps comme sujet et comme médium, Jackson met en scène une enquête incarnée sur l’absence historique, la perte et la survie, appelant à un renversement du regard et nous interrogeant sur ce que ces histoires englouties pourraient voir lorsqu’elles nous regardent à leur tour. En août 2025, soit seulement deux ans après la présentation inaugurale de From the Deep, le travail de Jackson a été explicitement cité par l’administration américaine actuelle dans une liste d’œuvres jugées problématiques, diffusée publiquement à la suite de déclarations officielles accusant les institutions Smithsonian d’être « hors de contrôle ». Cet épisode récent souligne l’urgence et la pertinence durable de la pratique de Jackson, qui affirme la nécessité de faire exister l’histoire précisément là où elle est contestée, dérangeante ou délibérément occultée. À l’étage, l’exposition s’enrichit de œuvres issues des séries Dear Sarah (2016) et You Forgot to See Me Coming (2023), deux ensembles qui prolongent l’engagement de Jackson à revisiter l’histoire par le biais de l’auto-représentation performative. Dans Dear Sarah, l’artiste examine l’identité fragmentée de Sarah Forbes Bonetta, figure du XIXe siècle réduite en esclavage par le royaume du Dahomey avant de devenir la protégée et filleule de la reine Victoria. Chaque photographie traverse les noms et les rôles successivement imposés à Sarah au cours de sa vie, invitant à réfléchir aux violences et aux contradictions inhérentes aux processus de nomination, de protection et d’assimilation. En regard de ces œuvres sont présentées des photographies issues de You Forgot to See Me Coming, une série développée lors de la résidence de Jackson à la Alturas Foundation. L’artiste y explore les croisements entre les histoires des femmes noires et autochtones dans les conflits armés du début du XXe siècle, notamment la Révolution mexicaine. S’appuyant sur des références archivistiques et des caractérisations d’époque, ces œuvres introduisent la légèreté comme une force stratégique et déstabilisante. En convoquant des figures telles que Carmen Robles — colonelle afro-descendante ayant combattu aux côtés de l’armée zapatiste — Jackson confronte des historiographies racialisées profondément ancrées et la tendance persistante à minimiser le rôle fondamental des femmes dans les mouvements de libération. Présentée à Paris, cette exposition se conçoit à la fois comme un point d’aboutissement et comme un prélude — une ouverture vers de nouvelles œuvres qui seront dévoilées en 2027. À travers ses différents chapitres, l’exposition affirme la nécessité de la présence, du travail et de la pensée d’Ayana V. Jackson. En opposant la représentation à la représentation elle- même, l’artiste nous rappelle que l’art demeure un vecteur essentiel de résistance, et que la mémoire — aussi douloureuse ou inachevée soit-elle — doit continuer à être activée, défendue et réinventée. Dates22 Janvier 2026 11 h 00 min - 14 Mars 2026 19 h 00 min(GMT+00:00) LieuGalerie Mariane Ibrahim18 avenue Matignon, 75008 Parisparis@marianeibrahim.comOther Events Galerie Mariane Ibrahim18 avenue Matignon, 75008 ParisDu mardi au samedi, de 11h à 19h Galerie Mariane Ibrahim Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
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