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Partager Partager Pour cette quatrième et dernière carte blanche, c’est le conservateur des bibliothèques à La contemporaine, Cyril Burté qui prend à nouveau la plume pour partager avec nous l’ouvrage « Police, paysages et résistances » autoédité en 2019 par Yves Monteil grâce aux plateformes de crowdfunding. Photographe militant, dans cet ouvrage il dénonce la militarisation de l’espace public et la nouvelle doctrine du maintien de l’ordre, à l’oeuvre à Notre Dame des Landes, bien avant les Gilets Jaunes. «L’imaginaire aussi est un champ de bataille. La production dominante des images et du récit participe à la reproduction du carnage. Mais en retournant le dispositif, en le renversant il est possible de fabriquer des images-outils pour décortiquer le pouvoir, cartographier les dominations sur le temps long et jusque dans l’architecture de la vie quotidienne», Mathieu Rigouste, historien, avant-propos. Police, Paysage et Résistances © Yves Monteil Publié en 2019 avec l’aide de l’éditrice Claire Leleu, l’ouvrage du photographe nantais Yves Monteil montre la vitalité et la relève du photojournalisme issu des médias citoyens et des réseaux sociaux. Il témoigne aussi du passage devenu quasiment obligé aujourd’hui par le crowdfunding voire l’autoédition pour réaliser des livres photographiques audacieux sur le fond ou sur la forme. Ce livre nous embarque dans un voyage photographique mené de 2012 à 2018 dans les rues de Nantes et sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il porte un regard à la fois poétique et politique sur la banalisation de ce que Yves Monteil dénonce comme « la militarisation de l’espace public » – en ville comme dans les campagnes – et sur des nouvelles pratiques de maintien de l’ordre¹. Bien avant les manifestations des Gilets Jaunes, le durcissement de la répression des mobilisations citoyennes était visible à Nantes et sur la ZAD, terrains expérimentaux de la mise en œuvre de cette doctrine : utilisation d’armes causant des blessures graves – voire mortelles – aux manifestant.e.s, recours à la technique des nasses, répression subie par les journalistes et les photographes. Cela pourrait paraître incongru voire indécent d’éditer ce qu’il est convenu d’appeler « un beau livre » pour dénoncer les violences policières². Au contraire il s’agit de nous extraire des clichés spectaculaires de manifestations et des images violentes (« riot porn ») qui circulent massivement sur les réseaux sociaux ou sur les chaînes d’info en continu. Police, Paysage et Résistances © Yves Monteil L’action du photographe s’inscrit dans la durée : six années de travail. Le lecteur prend également le temps de s’immerger dans ces paysages déformés par la présence policière : loin de la violence des images de courses ou d’émeutes, on est frappé par le calme qui se dégage de ces photographies de traces de chars dans les champs, de gaz lacrymogènes en suspension, de sentinelles assises ou de zadistes allongés dans l’herbe face aux gendarmes mobiles. On ne sera pas surpris de trouver dans la liste des ressources (bibliographie) qui clôt l’ouvrage plusieurs livres consacrés à Élie Kagan, le photographe qui réalisa notamment des reportages sur le massacre du 17 octobre 1961 : « le reporter engagé » par Patrick Rotman³ ainsi que les deux livres co-édités par la BDIC⁴. Ils témoignent eux aussi de la violence de la répression policière d’état – alors contre les manifestant.e.s algérien.ne.s qui boycottaient le couvre-feu discriminatoire imposé par le préfet Papon. ¹ Cf. David Dufresne, Maintien de l’ordre : enquête, Hachette littératures, 2007 ² Cf. Susan Sontag, Devant la douleur des autres, Christian Bourgois, 2003 ³ Élie Kagan, Patrick Rotman, Le reporter engagé : trente ans d’instantanés, Métailié, 1989 ⁴ Élie Kagan, Jean-Luc Einaudi, 17 octobre 1961, BDIC/Actes Sud/Solin, 2001 ; Élie Kagan, Mai 68 d’un photographe, BDIC/Editions du Layeur, 2008 INFORMATIONS PRATIQUES Police, paysages et résistances Photographies d’Yves Monteil Textes : Yves Monteil et Claire Leleu, Mathieu Rigouste Éditeur : les ateliers bo’hm Edition : Claire Leleu 112 pages, 24×30 cm ISBN : 979-10-699-3244-9 40€ Bon de commande Exposition Élie Kagan : La contemporaine - Campus de l’Université Paris Nanterre184, cours Nicole Dreyfus 92 000 Nanterre mer19jan(jan 19)9 h 00 minsam07mai(mai 7)17 h 15 minÉlie Kagan, photographe indépendant (1960-1990)La contemporaine - Campus de l’Université Paris Nanterre, 184, cours Nicole Dreyfus 92 000 Nanterre Détail de l'événementUne exposition-manifeste pour l’ouverture de La contemporaine C’est à Élie Kagan (1928-1999), photographe engagé et formidable archiviste de son époque, que La contemporaine consacre son exposition inaugurale dans le bâtiment conçu Détail de l'événement Une exposition-manifeste pour l’ouverture de La contemporaine C’est à Élie Kagan (1928-1999), photographe engagé et formidable archiviste de son époque, que La contemporaine consacre son exposition inaugurale dans le bâtiment conçu par l’atelier Bruno Gaudin. Cette exposition s’appuie sur plus de 200 000 images -négatifs, tirages, planches contacts et diapositives-, accompagnées d’archives professionnelles, confiées à La contemporaine en 1999 par la famille du photographe. Autodidacte, passionné par le monde social et politique, volontiers provocateur, Élie Kagan fixe sur la pellicule meetings, manifestations, événements culturels, réunions et rassemblements politiques. Sa production constitue une archive historique et visuelle de la vie politique, intellectuelle et culturelle française des années 1960 aux années 1990. Photoreporter engagé, il est de toutes les manifestations d’une époque riche en la matière. Il sera l’un des rares à saisir par l’image les violences policières perpétrées à l’encontre des Algériens dans la nuit du 17 octobre 1961. Exposer un photographe de presse Exposer un photographe de presse indépendant, c’est montrer le quotidien d’un photoreporter des années 1960 aux années 1990 ; mais aussi un matériel photographique marqué par ses usages et ses circulations : magazines, presse, revues, affiches, livres et brochures… Le parcours revient sur les différentes interprétations du travail d’Élie Kagan en s’attachant à sa réception, de la production militante aux photographies investies de revendications mémorielles. Il donne aussi à découvrir une dimension méconnue de son oeuvre. Témoin de son temps, Kagan aime flâner dans Paris, dont il capte les transformations urbaines et sociologiques. C’est un rapport existentiel à la photographie qui se donne alors à voir : une façon de vivre, au jour le jour, porté par les rencontres, les accrocs ou les surprises du quotidien… commissaires de l’exposition Cyril BURTÉ (La contemporaine) et Audrey LEBLANC (EHESS-INA) Photo : Élie Kagan, Manifestation du premier mai : de Nation à Bastille, [des membres du MLF défilent], Paris, 1er mai 1971 Dates19 Janvier 2022 9 h 00 min - 7 Mai 2022 17 h 15 min(GMT-11:00) LieuLa contemporaine - Campus de l’Université Paris Nanterre184, cours Nicole Dreyfus 92 000 NanterreOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
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