Du Japon d’après-guerre aux expérimentations contemporaines : la photographie japonaise à la BnF By Alix Decreux 5 jours ago
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 7 jours ago
La Biennale de la Petite Photographie, une manifestation manifeste Rencontre avec Éric Antoine By Ericka Weidmann 18 heures ago
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 7 jours ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep : Interstices, au bord des autres par Quentin Legendre By La Rédaction 4 jours ago
Partager Partager Pour sa troisième carte blanche, notre invitée de la semaine Lise Bruyneel – Fondatrice du laboratoire créatif La fabrique des regards, nous plonge dans deux productions collectives présentées dans les rues de Bruxelles, “EXI(S)T” et “Echappées belles”. Il s’agit de deux expériences artistiques alternatives qui rassemblent de nombreux·ses artistes photographes contemporain·es venu·es habiter l’espace public. Les projets hors les murs sont chers à La fabrique des regards, de transformer des lieux publics en musée ou galerie à ciel ouvert. Jeudi, coucher de soleil sur Bruxelles. Les couleurs sont dingues. Je traverse la ville à vélo pour partir à mon cours de vidéo. On sait que la ville brûle, ça tire un peu trop souvent dans la rue, mais à cette heure-ci elles écrasante de beauté. Je repense à ces voiles photographiques qui dansaient au vent, à ces photos qui s’invitaient sur les murs de la ville. C’est le moment d’évoquer EXI(S)T et Echappées belles. A force de reproduire des oeuvres visuelles pour en faire des affiches ou des publications en lien avec le monde du spectacle, l’envie est montée de créer des expositions, du concept au commissariat. Surtout en photographie contemporaine. Mais alors hors les murs, de préférence dans des lieux où on ne l’attend pas, et laisser la musique de la ville devenir la bande-son du projet. Le cri du coeur, d’abord. Réponse artistique à l’apparition de la pandémie de C19 en 2020, EXI(S)T a été une exposition de photographie belge contemporaine dans l’espace public bruxellois. De juin à septembre 2020, une invasion d’images dans mille espaces d’affichage publicitaire, avec 100 photos de 50 photographes. EXI(S)T, c’était une expérience artistique alternative, qui a mis le regard des photographes au coeur de la ville au moment où la culture était K.O. L’iconographie tournait autour des gestes qui manquent, des histoires (dé)confinées, des interrogations multiples, des possibilités d’évasions. On croisait ainsi la photographie dans les lieux les plus incongrus, au hasard des emplacements. Le dialogue souvent décoiffant entre les photos et les lieux a donné naissance au livre, financé collectivement par la subvention des photographes, qui a été semé dans la rue pendant le second confinement, sans contrôle possible, car chaque photographe recevait des exemplaires à distribuer. Certains continuent à apparaître, si tu le trouves il est à toi. Avec : Alex Beaurain, Annabel Werbrouck, Anne-Sophie Costenoble, Antonio Jiménez Saiz, Arnaud Brihay, Aurore Dal Mas, Bert Danckaert, Cédric Gerbehaye, Charles Paulicevich, Christian Tochtermann, Christine Lefebvre, Christopher de Béthune, David Uzochukwu, Delphine Navez, Dries Segers, Elodie Ledure, Feline De Coninck, France Dubois, Francis Vanhee, Isabelle Arthuis, Jean-François Flamey, Jimmy Kets, Joseph Charroy, Julie Calbert, Julie Van Der Vaart, Kaat Somers, Katrien De Blauwer, Koen Broos, Kumi Oguro, Lara Gasparotto, Linde Raedschelders, Marc Wendelski, Marie Sordat, Maroussia Prignot & Valerio Alvarez, Max Pinckers, Maxime Taillez, Olivier Cornil, Olympe Tits, Peter De Bruyne, Pierre Vasic, Pieter Dumoulin, Sarah Van Marcke, Sébastien Van Malleghem, Simon Vansteenwinckel, Stefan Vanthuyne, Stéphanie Roland, Thomas Vandenberghe, Tine Guns, Vincen Beeckman, Vincent Delbrouck, Viviane Joakim, Yaqine Hamzaoui. Échappées belles, ensuite, créée avec Julie Calbert en 2021, a ramené l’eau dans les rues de Bruxelles, mais au-dessus de nos têtes. Une exposition d’œuvres bleues reproduites sur tissu, dansant avec le vent, suspendues entre les arbres ou les façades, transfigurées par une sélection d’artistes aussi puissants que les vagues. Un noyau de photographie contemporaine, mais avec des échappées vers d’autres siècles et d’autres disciplines : peinture, gravure, dessin, bande dessinée, arts numériques ou techniques secrètes liées à l’eau et à la lumière. Explosive, narrative, calme, militante, jaillissante, mystérieuse, poétique, documentaire, onirique, l’eau prenait mille facettes. Avec : Albarrán Cabrera, Anna Atkins, Chad Moore, Christopher Bucklow, Claude Monet, Dries Segers, Enric Montes, Florence Cats, Hans Defer, Jacques Androuet du Cerceau, Julie Calbert, Julie Van der Vaart, Katrin Koenning, Leo Divendal, Léon Spilliaert, Leonid Danilov, Léonie Bischoff, Lisandro Suriel, Martin Gallone, Masahisa Fukase, Mathieu Van Assche, Matthieu Litt, Meghan Riepenhoff, Olympe Tits, Polixeni Papapetrou, Sascha Weidner, Sjoerd Knibbeler et Stéphanie Roland. Ces projets étaient basés sur le principe du collectif, rassemblant le travail de nombreux artistes, créant des liens. Les affiches d’EXI(S)T ont disparu au gré des nombreux vols et survivent sans doute dans des intérieurs indéterminés. Les tissus continuent leurs vies et ressurgissent ici et là au gré d’une expo, d’un festival ou d’une cour d’école. Et même s’ils n’étaient pas des projets collaboratifs, les retours que j’ai reçus en photographiant ces projets me font rêver que c’est peut-être sur ceux qui habitent la rue et n’iront jamais au musée qu’ils ont eu le plus d’impact. Marque-page1
L'Invité·e Angèle Ferrere, historienne de la photographie, est notre invitée Cette semaine, notre invitée est Angèle Ferrere, historienne de la photographie et curatrice. Mercredi, elle inaugure à la Fondation Henri Cartier-Bresson une ...
Evénements Du Japon d’après-guerre aux expérimentations contemporaines : la photographie japonaise à la BnF De la reconstruction du Japon à la poésie du quotidien, des rues de Tokyo aux paysages français, la BnF retrace 8 décennies ...
Evénements A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image L’artiste et auteur Nanténé Traoré à l’occasion d’un retour sur la côte bretonne vit un épisode intime très fort de dissociation psychique ...
Du Japon d’après-guerre aux expérimentations contemporaines : la photographie japonaise à la BnF By Alix Decreux 5 jours ago
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 7 jours ago
La Biennale de la Petite Photographie, une manifestation manifeste Rencontre avec Éric Antoine By Ericka Weidmann 18 heures ago
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 7 jours ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep : Interstices, au bord des autres par Quentin Legendre By La Rédaction 4 jours ago