Rencontre avec Danaé Panchaud, Centre de la photographie, Genève, santé mentale et enjeux de monstration des images 3 heures ago
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Partager Partager L’un des points forts d’Art Genève est de donner à voir l’excellence des institutions culturelles suisses qui participent en nombre à la foire. C’est à cette occasion que je retrouve le Centre de la photographie de Genève dirigé par Danaé Panchaud. Dans le cadre du vaste projet de rénovation du Bâtiment d’art contemporain (MAMCO, centre d’art contemporain et centre de la photographie), Danaé Panchaud a mis en place un certain nombre de collaborations avec d’autres lieux de Genève. Pour la foire, elle présentait un duo show des artistes suisses Yvan Alvarez et Bernard Tullen en préfiguration d’une exposition collective au Commun qui s’inscrit dans le cadre du Bicentenaire de la photographie. De plus le centre de la photographie se déploie à la Bibliothèque de Genève autour du projet de Zoe Keller et Batia Suter et également à la Maison de l’enfance et de l’adolescence avec une exposition de la photographe Lia Darjes. Rattachée aux Hôpitaux de Genève, cette institution revendique une approche psychiatrique très novatrice en connexion avec l’art et le monde extérieur, une expérience que juge essentielle Danae Panchaud dans la prolongation d’un engagement professionnel autour de la santé mentale et qui invite selon elle, à penser autrement une exposition de photographie. Elle a répondu à mes questions. Le Centre de la photographie est un participant régulier d’Art Genève : que représente la foire pour vous ? En effet nous y participons régulièrement et c’est un rendez-vous très important pour nous. Dans la mesure où l’objectif du Centre de la photographie est de faire connaître des artistes qui n’ont pas encore de représentation en galerie, auprès d’une audience plus large que ce soient les galeries, acteurs du marché de l’art, mais aussi les institutions et le grand public, Art Genève est la plateforme idéale pour remplir ces enjeux. De plus notre centre étant fermé pour travaux, nous sommes désireux de maintenir informé le public de nos différents projets hors les murs. Zoe A. Keller & Batia Suter. Uqbaroxy. Courtesy The Warburg Institute Quel bilan de cette édition 2026 ? L’expérience a été très positive lors de cette édition 2026 d’Art Genève. Nous avons eu énormément de passage et d’intérêt pour notre duo show des artistes Yvan Alvarez et Bernard Tullen et de nombreuses questions autour de ces expérimentations du médium aux confins de la peinture en ce qui concerne Tullen. Nous avons noué de nouvelles connexions ou renforcé certaines. Cela a été l’une de nos plus belles participations. Lia Darjes, Plate IX, 2023, courtesy de l’artiste Cette présentation préfigure une exposition collective à l’espace du Commun au printemps prochain intitulée Le Palais des tressaillements : quels en sont les contours ? Le Commun est un lieu appartient à la ville de Genève et qui peut être qui est attribué sur concours à plusieurs périodes de l’année que l’on soit une institution, une association, un festival autour d’un projet sous différentes formes. Cela ouvre donc à une programmation très diverse, dans un espace plus grand que notre lieu habituel permettant une exposition sur deux étages. Dans le cadre de cette présentation à Art Genève, nous ne voulions pas nous déconnecter du reste de notre programmation mais au contraire l’annoncer sous la forme d’une avant-première avec deux des 14 artistes qui seront présentés. Quelles vont être les partis pris de cette exposition ? L’exposition s’inscrit dans le cadre du Bicentenaire de la photographie, célébrée particulièrement en France et qui a servi de ligne de fond pour la réflexion de notre programmation 2026- 27. Ce que nous allons examiner et notamment avec le Palais des tressaillements, est la question de l’héritage des images, de leur circulation, de leur appropriation, de leur signification. A partir du constat que nous sommes tous producteurs d’images à titre individuel, mais aussi à titre collectif, l’objectif est d’évaluer ces images qui sont charriées jusqu’à nous, ces images dont on hérite, parfois consciemment ou inconsciemment à l’aide de propositions d’artistes. Ce projet a quelque chose d’un peu spéculatif et intuitif. La proposition d’Yvan Alvarez et de Bernard Tullen participe de ces enjeux. Vous proposez un hors- les- murs à la Bibliothèque de Genève, autour des archives Eranos : de quoi s’agit-il ? Il s’agit d’un travail de la chercheuse en culture visuelle Zoé Keller et de l’artiste Batia Suter qui collaborent pour la première fois autour des archives Eranos. Ce grand corpus d’images (3 000) a été réuni entre les années 1920 et 50 par la spiritualiste Olga Fröbe-Kapteyn, autour des réflexions du psychiatre Carl Jung sur l’inconscient collectif et les archétypes. C’est une collection qui est traversée par beaucoup d’idéologies communes dans les années 1920-50, correspondant à des heures très sombres de l’Europe. Il y avait aussi ce souhait de penser l’humanité comme une sorte d’unité. Ces idéologies qui sous-tendent ces archives sont ensuite aussi analysées, critiquées par Keller et Suter. Zoé Keller a écrit un message très pertinent sur comment on peut continuer à regarder ces archives, les mobiliser à l’aune d’une pensée contemporaine critique. Batia Suter qui est intervenue aux dernières Rencontres d’Arles, part de la théorie des affects selon sa démarche usuelle pour dérouler une narration particulière où la manipulation numérique suscite une tension entre les images et leur séquençage visuel. En quoi cette collaboration avec la Bibliothèque de Genève est-elle significative de votre projet ? Cet espace à la Bibliothèque nous ouvre à d’autres publics, notamment les étudiants qui y travaillent. Cela nous donne aussi l’occasion de nouer de nouvelles collaborations car même si cela reste peu connu, la Bibliothèque a une collection photographique très importante de l’ordre de quatre millions de photographies et documents, ce qui ouvre à de nouvelles opportunités. Nous préparons conjointement pour 2027 et dans le cadre du Bicentenaire, une série de rencontres, et un colloque qui croisera des questions liées à la conservation, à l’histoire avec le centre d’iconographie et des questions plus contemporaines avec le Centre de la photographie. Lia Darjes, Plate I, 2021, courtesy de l’artiste Pour aller vers la Maison de l’enfance et l’adolescence avec la Fondation Convergences : comment est né ce projet ? C’est un programme très spécifique qui prend place dans la Maison de l’enfance et de l’adolescence, rattachée aux Hôpitaux de Genève. Ouvert en 2023 ce lieu de soin, d’enseignement et de recherche est fondé sur un principe novateur d’ouverture de la psychiatrie sur le monde extérieur pour des jeunes âgés de 18 à 25 ans. Le programme culturel fait partie intégrante du concept. Ce n’est pas une pièce rattachée, ou un programme satellite. Cela est intégré à la conception du bâtiment dans l’idée que des activités culturelles, mais aussi sportives, sont bénéfiques aux patients notamment hospitalisés. L’idée est aussi de décloisonner l’hôpital psychiatrique qui est encore aujourd’hui, un lieu qui peut susciter beaucoup d’appréhensions et de préjugés avec la peur ou la honte d’y entrer. L’espace culturel ouvert à toutes et à tous a comme ambition d’être un lieu où l’on peut aussi bien aller boire un café, voir un film en famille, etc. L’espace d’exposition n’est pas isolé, avec une porte à franchir dans une intention particulière. C’est un espace que les gens traversent, s’y arrêtent ou non. Notre programmation à raison de quatre à cinq expositions photographiques par an, est pensée en écho au travail de soins qui est accompli à la Maison de l’enfance et de l’adolescence. On ne présente pas des projets qui traitent directement de santé mentale mais on essaie d’évoquer de manière subtile les thématiques qui traversent l’institution comme par exemple, la question du vivre ensemble, de l’enfance et de l’imagination, la question de l’identité ou de la transformation. Nous présentons en ce moment le travail de l’artiste allemande Lia Darjes qui a trouvé l’inspiration de cette série instituée Plates I–XXXI, pendant le confinement lorsqu’ un écureuil est venu saisir un morceau de gâteau laissé sur la table du jardin de ses parents. Une scène qu’elle recréé ensuite après des repas en famille ou entre amis, composant une forme de nature morte à partir des restes : repas, des fleurs, miettes et laissant sa caméra se déclencher en son absence. Des moments suspendus qui mettent en lumière une coexistence entre l’humain et l’animal souvent invisible. © Lia Darjes, Plate X, 2023, courtesy de l’artiste Ce programme, est quelque chose que vous défendez particulièrement ? C’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur en effet. J’ai travaillé presque 10 ans en psychiatrie adulte lors d’une autre phase de ma vie. La psychiatrie est souvent le parent pauvre de la santé publique. La Maison de l’enfance et de l’adolescence est vraiment un lieu unique et très réussi dans son architecture. Il n’est pas stigmatisé et stigmatisant. Cela nous permet un exercice très stimulant parce que l’on doit s’adresser à un public qui n’est pas forcément ouvert à l’art ou venu voir une exposition que ce soient les patients, les familles, les employés. Des personnes qui sont là pour boire un café, en train de repenser à un moment où quelque chose s’est dénoué ou au contraire d’appréhender un rendez-vous difficile. Notre réflexion est : Quelle expérience peut-on proposer avec la photographie sur un temps très court à un public non habitué ? Quelle est la date de réouverture du Centre de la photographie ? Les travaux qui ont commencé il y a à peu près un an, continuent jusqu’à la fin 2023. On devrait réintégrer le bâtiment début 2029 et ensuite, après quelques mois, être prêts pour l’ouverture. Comment sélectionnez-vous et repérez-vous les artistes que vous avez envie d’accompagner ? Le processus est très large. On suit bien entendu ce que font nos collègues, les autres institutions. On participe aussi à un certain nombre de jurys, de concours, ce qui nous permet de repérer des artistes qui peuvent entrer dans notre programmation. On fait aussi partie du réseau européen Futures Photography, plateforme regroupant une vingtaine d’institutions dédiées à la photographie émergente. Nous avons rejoint ce réseau en 2023. Nous avons déjà invité cinq ou six artistes via ce réseau qui permet de belles rencontres. De plus et je le signale parce que ce n’est pas nécessairement le cas de toutes les institutions mais nous recevons aussi des soumissions d’artistes. On regarde toutes les propositions qui nous sont faites. INFORMATIONS PRATIQUES Centre de la Photographie - Genève28, rue des Bains Genève 1205 Switzerland jeu19fev(fev 19)11 h 00 minsam09mai(mai 9)18 h 00 minZoe A. Keller & Batia SuterUqbaroxyCentre de la Photographie - Genève, 28, rue des Bains Genève 1205 Switzerland Détail de l'événementUqbaroxy est un projet collaboratif de Zoe A. Keller, chercheuse en cultures visuelles, et Batia Suter, artiste visuelle. Il prend pour point de départ les archives Eranos, qui comprennent environ Détail de l'événement Uqbaroxy est un projet collaboratif de Zoe A. Keller, chercheuse en cultures visuelles, et Batia Suter, artiste visuelle. Il prend pour point de départ les archives Eranos, qui comprennent environ 3 000 images archétypales conservées à l’institut Warburg de Londres. Ces images ont été rassemblées entre les années 1920 et 1950 par la spiritualiste et théosophe néerlandaise Olga Fröbe-Kapteyn (1881-1962) à Ascona, au Tessin, où elle vivait près de la communauté du Monte Verità. Fröbe-Kapteyn a constitué ces archives afin de soutenir les recherches sur les archétypes et l’inconscient collectif, notamment celles du psychiatre suisse Carl Gustav Jung. Fröbe-Kapteyn considérait ces images comme des traces visuelles d’une mémoire symbolique et religieuse profonde, récurrente à travers les cultures et les époques. Dans leur premier projet collaboratif, qui prend la forme d’un essai critique et d’une installation photographique, Keller et Suter remettent en question, réactivent et, ultimement, resignifient ces archives complexes. Si les archives Eranos demeurent profondément fascinantes, elles sont également imprégnées des idéologies violentes de l’universalisme, et même parfois, comme nous le voyons à présent, de la pensée totalitaire. Uqbaroxy aborde les tensions qui surgissent lorsque des collections d’images historiques sont réinterprétées à la lumière des pratiques visuelles et théoriques contemporaines. Keller et Suter abordent les archives Eranos comme un espace de réflexion contemporain, et comme un laboratoire de « l’anarchétype », un néologisme qu’elles ont forgé en combinant les concepts d’anarchie et d’archétype. Espace Ami-Lullin, Bibliothèque de Genève Promenade des Bastions 8, 1205 Genève Dates19 Février 2026 11 h 00 min - 9 Mai 2026 18 h 00 min(GMT-11:00) LieuCentre de la Photographie - Genève28, rue des Bains Genève 1205 SwitzerlandOther Events Centre de la Photographie - Genève28, rue des Bains Genève 1205 SwitzerlandLe Centre est ouvert du Mardi au Dimanche de 11:00 à 18:00 Centre de la Photographie - Genève Get Directions CalendrierGoogleCal Fondation Convergences Maison de l’enfance et de l’adolescenceBoulevard de la Cluse 26 1205 Genève lun19jan(jan 19)9 h 00 minven27mar(mar 27)17 h 30 minLia DarjesPlates X-XXXIFondation Convergences Maison de l’enfance et de l’adolescence, Boulevard de la Cluse 26 1205 Genève Détail de l'événementLia Darjes, Plate X, 2023 Le Centre de la photographie Genève est heureux de proposer à nouveau en 2026 un programme d’expositions pour la Maison de l’enfance et de l’adolescence des Détail de l'événement Lia Darjes, Plate X, 2023 Le Centre de la photographie Genève est heureux de proposer à nouveau en 2026 un programme d’expositions pour la Maison de l’enfance et de l’adolescence des HUG, en collaboration avec la Fondation Convergences. La première exposition est consacrée à la photographe allemande Lia Darjes. Pendant le confinement, l’artiste s’inspire de l’observation d’un écureuil s’approchant d’un reste de gâteau sur la table du jardin de ses parents. Elle recrée cette scène en invitant ses proches à partager des repas dans ce même lieu ou en s’invitant elle-même dans le jardin des autres, puis en récupère les vestiges — vaisselle, fleurs, miettes — qu’elle dispose avec soin, comme les prémices d’une nature morte contemporaine. L’artiste installe ensuite son appareil photographique, programmé pour se déclencher en son absence au moindre mouvement. La caméra reste parfois là une nuit, parfois une semaine, ouverte à la possibilité qu’un animal s’invite dans le cadre et vienne ainsi capturer cet instant suspendu. L’exposition célèbre la coexistence subtile entre l’humain et l’animal, tout en invitant le public à redécouvrir la beauté simple d’un monde partagé. Dates19 Janvier 2026 9 h 00 min - 27 Mars 2026 17 h 30 min(GMT-11:00) LieuFondation Convergences Maison de l’enfance et de l’adolescenceBoulevard de la Cluse 26 1205 GenèveOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal Centre de la Photographie - Genève28, rue des Bains Genève 1205 Switzerland ven20fev(fev 20)11 h 00 mindim22mar(mar 22)23 h 59 minMentorat 2026 : Appel à projetsPhotographiesCentre de la Photographie - Genève, 28, rue des Bains Genève 1205 Switzerland Détail de l'événementPhoto : Les mentors : Mahalia Taje Giotto, Hannah Darabi, Sabine Hess, Yann Mingard Depuis 2023, le Centre de la photographie Genève propose programme annuel de mentorat pour artistes et photographes Détail de l'événement Photo : Les mentors : Mahalia Taje Giotto, Hannah Darabi, Sabine Hess, Yann Mingard Depuis 2023, le Centre de la photographie Genève propose programme annuel de mentorat pour artistes et photographes visant à les accompagner pour le développement d’un projet. Ce format repose sur un mentorat individualisé: chaque artiste bénéficie de l’accompagnement d’un artiste, curateur⋅ice ou médiateur⋅ices dans le développement et la réalisation d’un projet spécifique en cours. Le mentorat prend la forme de quatre rencontres, en présence ou en ligne, sur une période de six mois (mai à octobre 2026). Le programme est ouvert à tout·e artiste ou photographe professionnel·le (y compris autodidacte) qui n’est pas, pendant la période du mentorat, inscrit·e dans un autre programme de mentorat ou un cursus académique (y compris en école d’art ou de photographie). La maîtrise à l’oral d’au moins une des langues suivantes est nécessaire: allemand, anglais, arabe, farsi, français, italien, mandarin. L’inscription et la participations sont gratuits, et les mentees reçoivent un soutien de 500 CHF à leur projet à la fin du programme. Toute personne qui dépose sa candidature pour le programme pourra participer (gratuitement) à deux masterclasses données en ligne en anglais durant la période du mentorat. Les mentors 2026 sont: Holly Roussell, Abdo Shanan, Sabine Hess, Yann Mingard, Mahalia Taje Giotto, Hannah Darabi, Jermaine Francis, Akosua Viktoria Adu-Sanyah, Andrea Copetti. Chaque mentor sélectionne le projet qu’elle ou il souhaite accompagner parmi les candidatures reçues. Les candidatures sont ouvertes du 20 février au 22 mars 2026. La sélection sera annoncée fin avril 2026. L’inscription se fait uniquement via le formulaire en ligne, après avoir consulté les conditions de participation. Les artistes et photographes de tout âge et de toute nationalité, basé·es dans tout pays, peuvent participer à condition de répondre aux critères suivants : • Avoir un projet en cours, c’est-à-dire déjà débuté mais pas encore achevé. • Ne pas être pendant la période du mentorat (mai à octobre 2026) inscrit·e dans un autre programme de mentorat ou un cursus académique. • Parler au moins l’une des langues suivantes, suffisamment pour pouvoir mener des discussions dans cette langue : allemand, anglais, arabe, farsi, français, italien, mandarin. • S’engager à être disponible pour quatre rencontres, soit en personne, soit en ligne, sur la période de mentorat (sans extension possible). • Remplir de manière claire et complète le formulaire d’inscription, y compris l’envoi de la description du projet en cours, d’ici au 22 mars 2026. • Donner son accord que son nom et des informations relatives au projet soient communiqués dans le cadre du programme. Dates20 Février 2026 11 h 00 min - 22 Mars 2026 23 h 59 min(GMT-11:00) LieuCentre de la Photographie - Genève28, rue des Bains Genève 1205 SwitzerlandOther Events Centre de la Photographie - Genève28, rue des Bains Genève 1205 SwitzerlandLe Centre est ouvert du Mardi au Dimanche de 11:00 à 18:00 Centre de la Photographie - Genève Get Directions CalendrierGoogleCal https://www.centrephotogeneve.ch/fr/exhibitions Marque-page0
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