Carte Blanche à Philippe Augier : Kishin Shinoyama

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Philippe Augier est notre invité de la semaine (lire son portrait publié lundi 17 avril), dans le cadre de sa carte blanche, le Maire de la ville de Deauville a souhaité rendre hommage à Kishin Shinoyama, un des photographes de la résidence de l’édition 2013 du Festival Planche(s) Contact.

Parmi tous les photographes que j’ai eu le plaisir d’accueillir en résidence à Deauville (de Massimo Vitali à Peter Knap, sans pouvoir les citer tous) dans le cadre du festival Planche(s) Contact, j’ai du mal à choisir. Ils sont tous d’une telle force !
Mais peut-être devrais-je réserver une mention particulière à la venue de Kishin shinoyama. Sans doute parce qu’avec cet artiste, je me suis trouvé face à ce que les Japonais honorent sous le terme de « patrimoine vivant » ! En Occident le patrimoine ce sont les choses, au Japon ce sont les gens… C’est dire si, avec Shinoyama, c’est un regard qui se trouve ainsi immortalisé. Cet accent porté à ceux qui font l’art plutôt qu’à leur production, souligne le goût des Japonais pour la figure de « Maître « . Et par voie de conséquence pour la « voie » qu’il trace.

Shinoyama, dès qu’il est arrivé à Deauville, s’est installé dans le Parc Gulbenkian avec deux mannequins qui étaient venues avec lui. Il les a photographiées, nues, au milieu des feuilles mortes, dans les pres et dans les pièces d’une maison abandonnée. Des images à la sensualité étrange. Ces corps blancs, mais d’une blancheur proches des masques du théâtre Nô, étaient comme les célébrants d’un rituel mystique.

Quelque chose comme une liturgie de l’automne et du crépuscule.
J’ai adoré cette rencontre-découverte de Shinoyama.

http://www.deauville.fr/festival-planches-contact

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