714 Views |  Like

Independent 2: la recette gagnante !

Temps de lecture : 2 minutes et 31 secondes

Pour la 2ème fois Independent New York se téléporte à Bruxelles dans les anciens bâtiments Vanderborght en plein centre ville rompant avec les règles commerciales classiques et offrant une bouffée d’air frais et innovant. Au total 70 galeries internationales, dont 30 pour la première fois présentes, de nombreux solo show (pour + 20% de galeries participantes) et projets curatés. Pour de nombreux artistes c’est une première d’être montrés en Belgique.

A noter également des collaborations créées spécialement pour l’occasion comme le français Jocelyn Wolf avec l’allemand carlier | gebauer et l’espagnol Projecte SD, le belge Jan Mot avec la française gb agency ou l’américain Clearing avec la galerie française 1900-2000. De nouveaux modèles de business qui devraient faire des émules ! Il est agréable de déambuler sur les stands aérés ou de faire une pause au restaurant sur la terrasse.

Coups de cœur et immanquables :

The Mask Makers : l’exposition de Marcel Dzama chez David Zwirner (New York)
Imaginée par l’artiste canadien Marcel Dzama l’exposition collective The Mask Makers regroupe avec brio autour de cette iconographie commune des œuvres d’époque et de contexte différents des surréalistes belges aux artistes contemporains.

Jonas Mekas chez Nina Johnson (Miami)
A partir du premier journal filmé du lituanien Jonas Mekas, Walden, inventeur de ce genre, ces images devenues iconiques tournées dans la maison du Connecticut de Timothy Leary représentant de la contre culture, nous décrivent le monde révolu de l’enfance et de l’innocence. Cinéaste, poète, critique, écrivain Jonas Mekas est une figure de l’underground new yorkais et le dialogue initié sur le stand avec les céramiques d’inspiration primitives de Nicolas Lobo fonctionne.

Mario Garcia Torres chez Jan Mot et à la Cinematek (Bruxelles)
L’artiste mexicain résidant aux Etats-Unis revisite l’avant garde conceptuelle des années 1960-70 autour de l’archive et du document à partir de moments oubliés de l’art. Avec Shot of Grace with Alighiero Boetti Haircut Style (Brussels), sous la forme d’un sllde show 16 mm il s’agit de mêler un travail d’investigation très précis à un récit mythologique personnel dans une esthétique volontairement pauvre. Il part à la recherche vaine du One Hotel occupé par Alighiero e Boetti à Kaboul dans les années 70 et détruit depuis, insistant sur l’absence, le manque, la mémoire.
Qu’il réactive John Baldessari, Robert Barry ou Robert Rauschenberg Mario Garcia Torres devient l’archéologue d’une histoire en train de s’écrire.

Per B Sundberg, Linder et Nandipha Mntambo chez Andréhn-Schiptjenko (Stockholm)

Travaillant la céramique et le verre le suédois Per B Sundberg part de figurines trouvées sur les marchés aux puces ou d’autocollants résistant à la chaleur pour questionner le bon goût. Linder mêle des images pornographiques au langage précieux et romantique de la rose. Nandipha Mntambo (actuellement présentée à La Villette) avec Topography of Memory utilise des cheveux d’animaux pour réaliser des encres sur papier à la manière d’un autoportrait, comme elle l’avait fait avec Enchantment, une peau d’animal façonnée sur le modèle des courbes féminines montrée à la Maison Rouge lors de l’exposition My Joburg.

Amy Sillman chez Captain Petzel (Berlin)
L’américaine suggère à travers ses collages et peintures une palette de sentiments et d’affects suivant une série de techniques diverses. A la limite de l’abstraction et de la figuration elle est fascinée par le philosophe Diogène qui bafoue la bienséance et la morale établie.

Thea Djordjadze chez Spüth Magers (Berlin)
L’artiste géorgienne vivant à Berlin dans ses installations transitoires et ouvertes combine éléments domestiques et architecturaux de manière intuitive. Des matériaux bruts, une simplification des couleurs avec une dominante bleue et une libération du socle confèrent une approche résolument minimaliste à l’ensemble.

David Claerbout chez Untilthen (Saint Ouen France)
Que ce soit dans ses films, photos ou dessins, le rapport à l’espace temps est la clé de l’approche du belge David Claerbout. Lenteur des images, temps dilaté, passé et présent, les ombres, les lumières, le trouble, l’émotion tout s’entremêle dans cette porosité des frontières offerte par la technologie numérique. Prochainement l’artiste va bénéficier dans le cadre des 40 ans du Centre Pompidou d’une rétrospective au musée des Beaux Arts de Rennes.

INFOS PRATIQUES :
Independent Brussels
19-23 avril 2017
VANDERBORGHT BUILDING
50 Rue de l’Ecuyer
1000 Brussels
Belgique
http://independenthq.com/2017/brussels