Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : Les publications de Ariane Chemin et Guillaume Herbaut dans « Le Monde » 5 jours ago
Rencontre avec Danaé Panchaud, Centre de la photographie, Genève, santé mentale et enjeux de monstration des images 6 jours ago
Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 12 février 2026
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 9 février 2026
Masterclass Oeildeep : Voir venir la barbe bleue, un conte psychologique par Emmanuelle Corne 2 jours ago
« L’argument du rêve » à la Fondation Pernod Ricard : entretien Elodie Royer, commissaire 3 jours ago
Photo #PFP / 5 photographes de la Farm Security Administration : Dorothea Lange Glwadys Le Moulnier21 septembre 2017 Dorothea Lange © Paul S. Taylor 1934 Partager Partager Comme je l’annonçais dans mon précédent édito, je me lance dans la découverte des grandes photographes qui ont fait l’histoire. J’ai bien pensé à suivre une chronologie, mais l’idée même de la rigueur que ça allait me demander m’a profondément ennuyé. C’est certes un exercice, mais en terme de méthode, disons-le, je vais là où mon cœur m’emmène. Et ou m’a emmené mon cœur pour ce premier cycle ? … Aux USA ! Disons, que j’ai un faible pour la photographie américaine. La Grande Dépression, également appelée la crise économique des années 30 est la période qui s’étend du krach boursier de 1929 à la seconde guerre mondiale. La période que j’ai choisie de traiter débute en 1935 lorsque le ministère de l’agriculture forme, sous la direction de Roy Stryker, la Farm Security Administration. Il est alors consulté en tant que « spécialiste en information visuelle » le temps d’un été, à l’issue duquel il propose l’édition d’un livre sur lequel il travaillera tout l’hiver qui suit. Mission qui finira par se poursuivre pendant huit ans. Les cinq photographes dont j’explorerais le travail ici sont : Dorothea Lange, Louise Rosskam, Marion Post Wolcott, Marjory Collins et Esther Bubley. « Chacun d’entre nous a été engagé non seulement pour les qualités qu’il possède, mais aussi pour son engagement, sa compassion au regard de la vie difficile contre laquelle tant de gens se débattent » Edwin Rosskam DOROTHEA LANGE – 26 mai 1895, Hoboken – 11 octobre 1965, San Francisco Dorothea Lange débute sa carrière de photographe à New York mais elle s’installe rapidement à San Francisco (1918). Elle y ouvre un studio de portrait. La Grande dépression déclenchera le début de son travail dans la rue. Elle photographie les sans abris et attire bientôt l’attention de la Resettlment Administration (future FSA) et publie ses images dans le San Francisco News. Les photographies qu’elle réalise alors sont la propriété de l’état, cela contribuera a leur diffusion rapide faisant de Dorothea Lange l’une des plus grandes photographes de l’entre deux guerres. « C’était une révélation… ce que cette femme était en train de faire » Walker Evans Dorothea Lange est familière du travail sur les populations de migrants, et ce bien avant de travailler pour la FSA. C’est d’ailleurs après avoir vu ses photos illustrant le rapport de Paul S. Taylor « Notes on the field » que Strycker l’engage. Elle travaillera pour la FSA de manière sporadique entre 1935 et 1939, alternant des periodes d’absence avec des commandes spécifiques. Par son travail elle démontre que les répercussions des catastrophes économiques s’étendent bien au-delà des frontières élevant la question des phénomènes de migration à une échelle nationale. « Cela a secoué les gens de leurs propres racines… c’était quelque chose jusqu’alors passé inapercu. » Dorothea Lange Sont appelés migrants toute une part de la population nord américaine, essentiellement rurale victime de la crise. Ils sont agriculteurs et la sécheresse les empêche d’effectuer leur récoltes ce qui a pour conséquence une énorme crise de l’emploi. Les chômeurs errent dans les villes ou se retrouvent sur les routes à la recherche de petits travaux a effectuer pour survivre. FOCUS SUR : Premier programme de réhabilitation coloniale rurale (First rural rehabilitation Colonist) En 1935, le président Roosvelt propose, dans le cadre du New Deal, une terre fertile à 203 familles originaires du Minnesota, du Michigan et du Wisconsin, trois états extrêmement touchés par la crise. Cette terre se situe en Alaska dans la vallée de Matanuska. En échange, ces familles s’engagent à développer ces terres pour les futures générations. Ce programme prévoit également la construction d’habitations et un programme de « stimulation économique » censé apporter du travail aux chômeurs. Dorothea Lange embarque un 1er mai à bord du St Mihiel, énorme bateau à vapeur avec 67 familles en direction de l’Alaska. A cette période, elle travaille également pour la section californienne de la Rural Rehabilitation et documente la vie de familles déplacées à de nombreuses reprises dans des destinations lointaines et inconnues pour elles. Elle décide alors de réaliser un album de 90 photographies dans lequel elle réalisa entièrement la mise en page et les textes. La FSA possède aujourd’hui 841 négatifs allant de la période de 1935 à 1939 sur le sujet de l’exode, dont elle tirera le titre de son ouvrage en 1939 « An American Exodus » L’après… Après 1942, Dorothea Lange est recrutée par une agence gouvernementale. La commande consistait à réaliser un reportage sur les conditions de vie en camp d’un groupe de personnes d’origine japonaise, après Pearl Harbor. Au départ le documentaire aurait dû être une démonstration des bonnes conditions de vie dans le camp. Il se trouve que le résultat fut tout l’inverse et les photos sont censurées par l’administration Roosvelt. Ce n’est qu’en 2006 que les photographies sont publiées dans l’ouvrage Impounded : Dorothea Lange and censored images of Japanese American Internment. L’Oakland Museum of California a exposé jusqu’au 27 août dernier, les photographies de Dorothea Lange au travers de l’exposition intitulée « Politics of Seeing ». http://museumca.org/exhibit/dorothea-lange-politics-seeing Marque-page0
Photo Masterclass Oeildeep : Voir venir la barbe bleue, un conte psychologique par Emmanuelle Corne Cette semaine, nous poursuivons la restitution d’une Masterclass Œildeep un peu particulière. L’équipe, composée de Sonia Seraidarian, Diana Lui et Jean-Christian Bourcart, ...
News Le photographe indien Sridhar Balasubramaniyam remporte le Prix Saltzman 2026 Pour la troisième édition consécutive, Lisa Saltzman, en collaboration avec le CPW (Center for Photography at Woodstock), récompense un·e photographe émergent·e. Doté ...
Evénements La photographe Sissi Farassat joue à cache-cache à la galerie In Camera À l’occasion de sa troisième exposition personnelle à la galerie In Camera, Sissi Farassat dévoile Revelation, une série qui marque un tournant ...
L'Interview Rencontre avec Danaé Panchaud, Centre de la photographie, Genève, santé mentale et enjeux de monstration des images
Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : Les publications de Ariane Chemin et Guillaume Herbaut dans « Le Monde » 5 jours ago
Rencontre avec Danaé Panchaud, Centre de la photographie, Genève, santé mentale et enjeux de monstration des images 6 jours ago
Photo Brussels Festival : Renée Lorie, Schönfeld gallery, Rivoli : « I know that your luxury does not necessarily make the sun shine any brighter each day » 12 février 2026
Une nouvelle galerie engagée et féministe à Montpellier. Rencontre avec Naomi Pecqueux, co-Fondatrice du Réseau MIA 9 février 2026
Masterclass Oeildeep : Voir venir la barbe bleue, un conte psychologique par Emmanuelle Corne 2 jours ago
« L’argument du rêve » à la Fondation Pernod Ricard : entretien Elodie Royer, commissaire 3 jours ago