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Aujourd’hui, pour sa troisième carte blanche, notre invité de la semaine, le marchand et collectionneur Christophe Lunn, nous parle d’une photographe pour qui il a eu un véritable coup de cœur – Lise Sarfati – et il revient sur sa dernière série « Oh Man » !

J’ai rencontré Lise Sarfati il y a quelques années lorsque Valérie Fougeirol, alors à la Galerie Magnum, avait organisée une exposition rue de Sévigné autour de « Fashion Magazine ». Quelques épreuves de « The New Life » et de la série « She » étaient présentées également. J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette artiste, qui, pour moi, avait assimilée et dépassée toutes les influences possibles de l’école américaine, pour aboutir à une œuvre très personnelle, esthétiquement séduisante avec une force émotionnelle unique. C’est toujours difficile d’expliquer ce que l’on ressent devant une photographie, mais il y avait quelque chose de familier et novateur à la fois. Ces photographies d’adolescents ou de femmes, dont on a l’impression qu’ils sont à la fois perdus et piégés dans le paysage environnant, mais qui expriment un réel sentiment de liberté dans leur façon de s’apprêter ou leurs attitudes.

En 2017, sa dernière série « Oh Man » a été exposée à AIPAD et Paris Photo. Je connaissait déjà ce travaille mais en voyant les épreuves au mur, dans leur taille réelle, j’ai pris une claque. Réalisée à Downtown Los Angeles, « Oh Man » est composée de photographies d’hommes seuls, figés en mouvement sous un soleil éblouissant dans un no-man’s land qui pourrait se situer n’importe où aux USA. La vrai force d’un artiste est de créer des miroirs intemporelles. « Oh Man » est une série très personnelle, qui possède une dimension sociale et universelle.

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