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Partager Partager L'InterviewPhoto Rencontre avec Nathalie Locatelli de la galerie 127 : “Le modèle est à réinventer au Maghreb, celui calqué sur l’occident ne fonctionne pas !” Ericka Weidmann26 novembre 2018 Nathalie Locatelli a inauguré sa galerie à Marrakech en 2006. A l’époque, elle est la première – et la seule aujourd’hui – à ouvrir une galerie de photographie dans tout le Maghreb, et elle compte parmi les 3 de tout le continent africain. La photographie est peu développée au Maghreb parce qu’aucune structure n’existe, ne serait-ce que pour produire des tirages. Aujourd’hui, la directrice de la galerie 127 fait l’état des lieux du marché marocain. <span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span><span data-mce-type=”bookmark” style=”display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;” class=”mce_SELRES_start”></span> Tout commence en 1997, lorsque Nathalie Locatelli se rend au Maroc à l’occasion d’un voyage. Elle est alors frappée par l’absence de photographie sur le territoire. En 2005, elle quitte Paris et sa carrière pour s’installer à Marrakech, l’ouverture de la galerie se fait dans la foulée. Ses premières expositions sont consacrées à des photographes occidentaux : Toni Catany, Gérard Rondeau, Bernard Faucon ou encore Bernard Decamps… Très vite elle s’intéresse à la scène marocaine contemporaine et réalise qu’il y a des photographes, mais qu’on ne les voit pas faute de moyen de production suite à la disparition des laboratoires, et au numérique qui arrive sur la pointe des pieds. C’est ainsi que Nathalie Locatelli décide de présenter des œuvres de photographes marocains en produisant les tirages en France. Malgré la difficulté à délocaliser la production, et les coûts supplémentaires du transport, cela reste toujours le seul moyen pour réaliser les tirages. Douze ans après, la galerie a organisé plus de 70 expositions monographiques et expositions collectives. La photographie, une “mal-aimée” au Maroc “N’y a t-il pas à réinventer des modèles pour ces pays-là comme l’Algérie, la Tunisie et le Maroc ? L’achat en galerie est une culture. Il y a des musées qui ouvrent au Maroc et qui ne trouvent pas de public, et c’est normal parce que ce sont des modèles occidentaux qu’on veut transposer là bas. Nous sommes obligés de nous adapter, par exemple je fais de plus en plus d’expositions collectives avec des marocains, parce que je m’aperçois que mon public a envie de voir des choses sur le Maroc et sur l’Afrique. La monographie fonctionne très bien dans une galerie parisienne qui a un très beau fichier de collectionneurs, mais il n’y a pas de collectionneurs au Maroc, à part le roi ! Ceux qui achètent chez moi sont essentiellement étrangers.” Les collectionneurs ne sont pas sur place, ils sont tous à l’étranger. Les Musées marocains ne s’intéressent pas ou peu à la photographie. Au Maroc, il n’y a rien : pas de laboratoire, pas d’encadreur, pas de critique, et une seule galerie… tous les éléments sont réunis pour que la photographie ne puisse pas vivre. Les très jeunes photographes réussissent à exister grâce aux réseaux sociaux, et certains photographes participent à des résidences organisées par l’Institut français… Mais la seule chance pour la photographie d’exister, c’est de passer par le circuit des galeries, qui est quasi-inéxistant. Il y a un réel besoin que les commissaires occidentaux viennent d’intéresser à ce qu’il se passe au Maroc. Il y a eu un grand intérêt pour l’Afrique ces dernières années, mais très peu pour l’Afrique du Nord… Et les femmes photographes dans tout ça ? Alors qu’en France, les femmes photographes peinent à trouver leur place et souffrent d’une invisibilisation et d’une sous-représentation, au Maroc les femmes photographes ne semblent pas avoir cette problématique là. Elles sont plus audacieuses que les hommes photographes, et prennent largement leur place. Au sein de la galerie 127, la représentation des femmes photographes est même majoritaire ! INFORMATIONS PRATIQUES Galerie 127 127, Av. Mohamed V, Gueliz, Marrakech, Maroc Du mardi au samedi de 15h à 19h. Fermé le lundi https://www.galerie127.com Marque-page0
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