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Cette semaine, nous partageons avec vous le travail de Vincent Couderc. Avec sa série, « RER B », le photographe nous plonge dans la moiteur les souterrains parisiens. Le réseau ferré traverse la capitale du nord au sud pour se terminer dans les banlieues les plus lointaines de l’Île-de-France. Embarquement immédiat !

Pour me rendre sur mon lieu de travail, deux fois par semaine, j’empruntais le RER-B. Connue pour son affluence, cette ligne dessert en partie le nord de Paris avant de terminer son parcours à l’Aéroport Charles de Gaulle.

Après de nombreux trajets, le regard rivé sur l’écran de mon téléphone, j’ai levé les yeux. C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de photographier mon parcours.

Ici, cinq minutes de retard peuvent devenir source de crispation. Incidents, pannes et colis suspects cristallisent la frustration des passagers souvent usés.

Il y a les absents, les rêveurs, les fatigués et les stressés. Ces voyages accompagnent leur journée, matin et soir. Avec mon appareil, j’ai photographié ces moments du quotidien.

http://www.vincentcouderc.com

C’est par le dessin que Vincent Couderc débute sa démarche artistique. Il se dirige vers un lycée spécialisé dans les métiers d’arts à Aurillac et collabore notamment avec le groupe de rock alternatif Bérurier Noir en 2007. Il se tourne vers la photographie avant d’intégrer l’ETPA (école de photographie) à Toulouse. Dans cette école il approfondit sa connaissance des arts visuels, des techniques et y développe peu à peu un intérêt pour le travail du film argentique. Observateur curieux, il partage dans ses photographies une partie de ses expériences et de ses interrogations. Travaille comme photographe indépendant 

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