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L’ouvrage « Des jeunes, des cris » vient tout juste de paraître aux Editions Le Fennec. Dirigé par Ahmed Ghayet – acteur associatif et culturel qui œuvre pour la jeunesse au Maroc depuis plusieurs décennies – ce livre est accompagné des photographies de Karen Assayag. Il compile les témoignages d’une jeunesse Marocaine en effervescence, qui déborde d’ambition pour un Maroc meilleur.

Une jeunesse qui souffre cependant du leg de ses aînés : conservatisme, censure de l’expression personnelle, tabou des relations amoureuses, marché du travail sans perspectives, et tant d’obstacles encore… 

Depuis l’accession au trône de Mohamed VI en 2001, le Maroc a beaucoup progressé, économiquement et sur la scène internationale.
Paradoxalement, c’est sur le plan sociétal que le Maroc peine. Les mentalités n’évoluent pas. Pire, elles régressent. Les premières victimes sont les femmes, suivies de très près par les jeunes…
Face à la montée inquiétante de l’islamisme radical, et des conservatismes inhérents à cette idéologie, les jeunes perdent de leur insouciance. Leur joie de vivre est entachée et les plus fragilisés tombent dans le piège de la violence, de la drogue, de la radicalisation, du hooliganisme, de l’immigration clandestine.
J’ai commencé un travail documentaire sur l’immense majorité des jeunes : celle qui veut s’en sortir, se bat pour émerger, s’engage pour un Maroc meilleur, rêve d’une vie dont elle est l’héroïne, exprime son talent. Mais au Maroc, la jeunesse « libre » est mal vue, voire méprisée, victime de son désir d’épouser les valeurs de l’occident.
Portrait d’une jeunesse schizophrène, en lutte contre ses ainés et les conservatismes.

Ce livre est disponible à la librairie de l’Institut du Monde Arabe au prix de 14€.
http://hanslucas.com/kassayag/photo

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