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Patrick Tourneboeuf, photographe, est notre invité

Temps de lecture : 2 minutes et 55 secondes

Cette semaine, nous accueillons le photographe membre co-fondateur du collectif Tendance Floue, Patrick Tourneboeuf dans le cadre d’une double actualité. Sa série « Berlin, beyond the Wall » est présentée dans le cadre du Festival photo Saint-Germain à la galerie Folia jusqu’au 21 décembre. Il expose également à l’Espace Croix Baragnon à Toulouse aux côtés de Cyrille Weiner et Eric Tabuchi au sein de « Architecture Exquise », dont une édition vient de paraître aux éditions Building Books.

Patrick Tourneboeuf, né en 1966 à Paris, travaille à l’observation méticuleuse du banal, de ses empreintes légères, pratiquement impalpables, gommées par le temps. Si ses sujets d ‘étude sont nombreux, tous se distinguent par leur perception fine et réfléchie des rapports qu’entretient l’homme avec son environnement.
On trouve dans ses images un regard sans aménagement, ni effet. Une photographie à la lisière du documentaire, qui donne à voir ce qui est, d’une observation identifiable par la distance et la rigueur des cadrages.
Il commence dès les années 1990, par une étude des lieux communs de l’espace urbain. En effet, avec la série « Périphérique », vision silencieuse du boulevard Parisien, se dessine les débuts d’une recherche sur la suspension du temps.
Il poursuit cette première observation dans la série « Nulle Part », pour laquelle il s’arrête dans les stations balnéaires des côtes européennes libérées des estivants. Le prétexte architectural sert d’invitation à regarder ce qui échappe, dans le flux du quotidien.
Plusieurs de ses séries s’interrogent ainsi sur nos lieux de mémoires et de fixation des stigmates du passé. Avec « La Cicatrice », sur les traces du mur de Berlin, « La Mémoire du jour J », sur les plages du débarquement, « Stèles », sur les monuments aux morts de la Grande Guerre, sa démarche photographique, résolument plastique, cherche à retracer la présence humaine sur des sites en lien avec l’histoire.
Une série de commandes d’institutions publiques dont le Grand Palais, le Château de Versailles ou les Archives nationales, déclenche le désir de rassembler, en une narration, son travail sur le patrimoine. Cette recherche de plus d’une décennie conduit au projet « Monumental »., écriture sans nostalgie, à mi-chemin entre le documentaire et un questionnement sur les ambiguïtés de la représentation du réel.
Ses photographies ont intégrées de multiples collections. Elles sont présentées dans différents manifestations et expositions nationales et internationales, dont un solo show en 2017 au MIT Muséum de Cambridge, USA. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages.

Web Site : http://www.tendancefloue.net
FaceBook & Instagram : Patrick Tourneboeuf Photography

Portrait chinois de Patrick Tourneboeuf

Si j’étais une œuvre d’art : L’homme qui marche II – Alberto Giacometti
Si j’étais un musée ou une galerie : Beaubourg, Centre Pompidou. Pour y avoir passé un temps de fou depuis des lustres. C’est un véritable lieu d’inspiration, de découverte, de curiosité et d’ouverture d’esprit
Si j’étais un livre : La maison en papier de Carlos Maria Dominguez / Quartier lointain, manga culte de Jirö Taniguchi
Si j’étais un film : Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati / Missippi Burning d’Alan Parker
Si j’étais un morceau de musique : Du jazz… Miles Davis… L’album de la bande originale du film de Louis Malle «  Ascenseur pour l’échafaud ». Mais aussi « The girl from Ipanema «  de Stan Getz – Joao Gilberto et Astrud Gilberto. Sans oublier Chet Baker interprétant fragilement « My funny valentine ». Et j’en oublie
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : Deux petites photographies couleurs de mes parents à Chamonix en 1966, le long de l’Arve sous la neige. Une image de ma mère prise par mon père et vice et versa. + une photo de ma famille
Si j’étais une citation : «  Qu’est-ce qui a à voir quand il n’y a plus rien à voir ? ». Georges Perrec
Si j’étais un sentiment : L’amour
Si j’étais un objet :  Les appareils photos de mes grands-parents. Un super-lynx et un sport-fex avec lequel j’ai fait mes premières photographies. Ces deux boitiers sont posés sur mon bureau
Si j’étais une expo : La nuit Américaine de Paul Graham, exposée en 2006 à l’église des Trinitaires aux Rencontres d’Arles
Si j’étais un lieu d’inspiration : Les bords de mer sauvages, particulièrement en Finistère
Si j’étais un breuvage : Un bon verre de vin ou de bière au bon moment
Si j’étais un héros/héroïne : Un juste
Si j’étais un vêtement : Le pull de ma femme.

Retrouvez les cartes blanches de notre invité

> Carte blanche à Patrick Tourneboeuf : Tendance Floue, douze pour un ! (le mardi 26 novembre 2019)
> Carte blanche à Patrick Tourneboeuf : Berlin, beyond the Wall (le mercredi 27 novembre 2019)
> Carte blanche à Patrick Tourneboeuf : Architecture Exquise, un livre, une expo (le jeudi 28 novembre 2019)
> Carte blanche à Patrick Tourneboeuf : CLAP de fin ! (le vendredi 29 novembre 2019)

A LIRE
Rencontre avec Patrick Tourneboeuf Dialogue avec l’invisible
Tourneboeuf au Château de Voltaire
Rencontre avec Stéphane Lavoué, Patrick Tournebœuf et Patrick Le Bescont sur la sortie du livre Tribu
Destination Europe : Bratislava par Patrick Tourneboeuf
Planche(s) Contact : Interview de Patrick Tourneboeuf

INFORMATIONS PRATIQUES

mer06nov(nov 6)13 h 00 minsam21déc(déc 21)19 h 00 minBerlin, Beyond The WallPatrick TourneboeufGalerie Folia, 13 rue de l'Abbaye 75006 ParisType d'événement:Exposition,Photographie