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L’historien et commissaire d’exposition, Michel Poivert, est notre invité de la semaine

Temps de lecture : 2 minutes et 52 secondes

Cette semaine, nous accueillons Michel Poivert, historien de la photographie, critique et commissaire d’exposition. Il est également président du Collège international de photographie du Grand Paris, qui devrait voir le jour en 2026. Son dernier ouvrage consacré à la photographie française* a donné lieu en mars dernier à une exposition au Domaine national du Palais-Royal. Jusqu’à vendredi, Michel Poivert, va partager avec nous les projets suspendus par la crise sanitaire de Laura Henno, Constance Nouvel, Michèle Sylvander et Christophe Bourguedieu.

Michel Poivert est Professeur d’histoire de l’art à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, où il a fondé la chaire d’histoire de la photographie, il est également critique et commissaire d’exposition, et préside l’association de préfiguration du Collège international de photographie du Grand Paris.
Il a notamment publié L’image au service de la révolution (Le Point du Jour Éditeurs, 2006), Gilles Caron, le conflit intérieur (Photosynthèse, 2012), Brève histoire de la photographie, essai (Hazan, 2015), Les Peintres photographes (ed. Mazenod, 2017), et son classique La photographie contemporaine (Flammarion, dernière édition 2018) sans oublier le récent 50 ans de photographie française de 1970 à nos jours (Textuel, 2019).

Il a notamment organisé les expositions « La Région humaine », Musée d’art contemporain de Lyon (2006), « L’Événement, les images comme acteur de l’histoire », au Jeu de Paume à Paris, (2007), « Gilles Caron, le conflit intérieur » (Musée de l’Elysée, Lausanne, 2013), « Nadar, la Norme et le Caprice » (Multimedia Art Museum, Moscou, 2015), « Gilles Caron Paris 1968 » (Hôtel de Ville, Paris, 2018), « Philippe Chancel Datazone », Arles, 2019), “Laura Henno Outremonde” (Lyon, 2020).

Mais une part de son activité consiste à écrire pour les photographes, à pratiquer ce qu’il appelle “l’Écriture de photographie” dont il avait donné les principes dans un article parue en 2018 dans la revue artpress (n°456). Faisant le parallèle avec les musiques de film, l’écriture de photographie est une façon d’entrer en contact avec les œuvres photographiques en délaissant le commentaire au profit de la fiction, permettant de toucher plus précisément le contenu intime des travaux photographique, de les voir par le “dedans”.

Il a décidé de nous parler de projets suspendus par la crise sanitaire mais qui rouvrent actuellement ou sont prévus pour l’automne prochain, dans lesquels il est directement ou indirectement impliqué. C’est de sa proximité avec les artistes dont il tient à témoigner, de relations au long cours loin de la perception que l’on a parfois du commissaire d’exposition ou du critique. De même, il témoigne que faire de l’histoire des arts et des artistes consiste avant tout à partager la singularité de leurs vies et de leurs créations, de leur accorder l’importance capitale qu’ils ont dans notre société.

Il sera ainsi question de Laura Henno, Constance Nouvel, Michèle Sylvander et Christophe Bourguedieu.

*Exposition issue de l’ouvrage publié aux éditions Textuel 50 ans de photographie française de 1970 à nos jours.
https://www.editionstextuel.com/livre/50_ans_de_photographie_francaise_de_1970_a_nos_jours

Portrait chinois de Michel Poivert

Si j’étais une œuvre d’art : une toile abstraite, parce que tout est intérieur
Si j’étais un musée : la grotte Chauvet que je rêverais de visiter
Si j’étais un artiste (tous domaines confondus) : le facteur Cheval, pour dire que l’art est une activité avant d’être une marchandise
Si j’étais un livre : Clio de Charles Péguy (1917) pour penser l’histoire à partir de son existence
Si j’étais un film : Le trou (Jacques Becker, 1960) par goût des récits d’évasion
Si j’étais un morceau de musique : Le thème de Camille (Georges Delerue) dans Le Mépris de Godard, pour rappeler que la Nouvelle vague est mélancolique
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : celle de Walker Evans montrant les photos de famille des Tengle épinglées sur un mur (1936)…
Si j’étais une citation : « Les choses n’ont pas de signification : elles ont une existence » – Fernando Pessoa
Si j’étais un sentiment : la honte prométhéenne, définit par Gunther Anders comme le sentiment de l’homme dépassé par ses créations technologiques
Si j’étais un objet :  le couteau
Si j’étais une expo : Léonard au Louvre, pour le souvenir d’y voir l’être aimée émue devant tant de génie
Si j’étais un lieu d’inspiration : Kyu Asakura à Tokyo, maison traditionnelle et son jardin
Si j’étais un breuvage : un philtre
Si j’étais un héros: “Numéro 6” (The Prisoner) incarné par Patrick McGoohan
Si j’étais un vêtement : les chaussures

Retrouvez les cartes blanches de notre invité

Carte blanche à Michel Poivert : Laura Henno retour de Slabcity (le mardi 16 juin 2020)
Carte blanche à Michel Poivert : Constance Nouvel et les dimensions du monde (le mercredi 17 juin 2020)
Carte blanche à Michel Poivert : Michèle Sylvander prolonge ses rêves (le jeudi 18 juin 2020)
Carte blanche à Michel Poivert : Christophe Bourguedieu, back to Mulhouse (le vendredi 19 juin 2020)

A LIRE :
La Comète : Rencontre avec l’historien de la photographie, Michel Poivert
50 ans de photographie française, de 1970 à nos jours